‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 119 sur 289 · III. Pholidophorus macrocephalus Agass · texte numérisé non relu

III. Pholidophorus macrocephalus Agass

Vol. 2 , Tab. 40.

Le caractère distinctif de celte espèce réside, ainsi que l'indique son nom, dans les dimensions considérables de la tète. Elle est à la longueur totale du corps , en faisant abstraction de la caudale , comme un à trois , tandis que , dans la plupart des espèces , cette proportion est bien moindre. Les écailles sont très-régulières et de grandeur moyenne. Celles du milieu du

corps sont en forme de rhonibes réguliers ; celles de la région anlérienre sont au contraire beaucoup plus hautes que longues. En les examinant à la loupe , on trouve que le côté postérieur est orné de stries qui rayonnent du centre en arrière. Ces stries , quoi(|ue distinctes , ne sont cependant j)as très-nombreuses , car l'on n'en compte guère que huit ou dix sur une écaille ( lig 2 ). La face interne des écailles est lisse , mais munie d'une carène très-forte dont l'onglet articulaire est un prolongement ( (ig. 3). Dans les endroits où les écailles sont enlevées, on remarque de profonds rayons verticaux et obliques , qui indiquent la superposition des différentes séries dorso- ventrales. L'onglet est assez court ; le bord opposé est muni d'une cavité destinée à recevoir l'onglet de lécaille voisine (fig. 3). Le bord postérieur des écailles n'est dentelé sur aucune partie du corps.

Les rayons des nageoires sont très-gros et se divisent près de leur sommet en une infinité de petits filets. Cette particularité semble surtout être propre aux rayons moyens de la caudale, qui sont excessivement larges. En revanche , ils n'ont pas l'air d'être très-serrés. Il est à regretter que l'exemplaire figuré n'ait conservé aucune de ses nageoires intactes ; il n'en existe que des rayons épars. Cependant , d'après ce que Ion peut conclure de ce qu'il en reste, il paraîtrait que les ventrales sont plus rapprochées de la caudale que dans la plupart des autres espèces. La ceinture thoracique est large. Les os de la tête sont en partie conservés et l'on peut reconnaître le maxillaire inférieur, qui est grêle , l'appareil operculaire et quelques-uns des rayons branchiostègues. L'orbite est grande.

L'original de cette espèce se trouve au Musée de Munich , et provient du calcaire lithographique de Solenhpfen.

II en existe aussi un exemplaire dans la collection de M. le comte de Mimsler, sur lequel les nageoires sont en partie conservées. Les rayons de la dorsale sont très-grèles; mais portés par des osselets robustes. Les rayons antérieurs et les ventrales sont assez gros et portent de tout petits fulcres , ainsi que les rayons externes de la caudale.

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