III. OpHIOPSIS DORSAtlS Affass
, Vol. 2, Tab. 36, fig. d.
Cette espèce est beaucoup plus élancée que VOph. peniciUatm que nous venons de décrire. La tête surtout est bien moins prépondérante , car elle n'égale guère que la cinquième partie de la longueur totale du corps. Le tronc est presque tout d'une venue, jusqu'à l'origine de l'anale. La caudale est moins inéquilobe, cependant le lobe supérieur déborde encore sensiblement le lobe inférieur. Le premier rayon du lobe supérieur est garni de fulcres très-fins ; mais au lobe inférieur, on distingue seulement de petits rayons indivis en avant du rayon principal. L'anale et les ventrales sont moins rapprochées que dans l'espèce précédente ; elles sont petites et composées de rayons très-fins. Les pectorales ont des rayons un peu plus longs, mais non moins grêles. La dorsale est très-grande; ses rayons vont en décroissant insensiblement vers l'origine de la caudale ; ils sont distinctement dichotomés tout du long. Les écailles sont grandes et très-régulières; mais on ne les voit que parleur face interne, qui est relevée d'une quille obtuse, terminée par un onglet articulaire assez court. Les écailles de la queue présentent une fine granulation en relief. La ligne latérale s'étend en droite ligne , du milieu de la ceinture thoracique au milieu de la caudale.
L'exemplaire figuré est le seul que je connaisse jusqu'à présent. Il fait partie de la collection de sir Philipp Egerton, et provient de l'oolite inférieure de Northampton.
Je me réserve de décrire ultérieui-ement :
L'Ophiopsis Munsteri Agass., grande espèce du calcaire lithographique de Kehlheim. Elle est beaucoup plus grêle et plus allongée que VO. procerus; la tête est très-courte ; la caudale est étroite et distinctement bilobée. Les pectorales sont aussi longues que la tète. Les écailles sont grandes; on les voit en plusieurs endroits , par la face interne; ce qui m'a démontré que les séries dorso-ventrales sont articulées au moyen d'un onglet assez vigoureux , comme dans les Pholidophores.
11 faudra ranger à la suite du genre Ophiopsis, le nouveau type généri([ue que j'ai distingué sous le nom de Nothosomus , et qui est caractérisé par sa longue dorsale et ses écailles plus hautes que longues. J'en connais deux espèces , l'une du lias de Lyme-Regis, que je nomme ^V. oclostychius, l'autre de Solenhofen , que j'avais rangée, dans l'origine, dans le genre Pholidopfwrus, sous le nom de Ph. lœi-issiimts ^ et qui devra à l'avenir s'appeler Nothosotmia kevissiDiiis.