‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 13 sur 289 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DU GENRE ACANTIIODES:

Ce genre est peut-être le plus singulier de tous ceux qui ont disparu de la surface du globe. Il appartient à la famille des Lépidoïdes, et quoiqu'il ne nous en reste que des empreintes bien incomplètes, elles suffisent cependant pour reconstruire cet animal et rétablir ses formes et ses proportions. Comme cliezles Palaeoniscus et les Amblypterus, dont il se rapproche le plus , son corps est entièrement recouvert de plaques rliomboidales, mais qui sont si petites qu'on peut à peine les distinguer à l'œil nu 5 la peau présente alors tout au plus l'aspect d'un chagrin très-fm. Sa forme générale est à peu près celle d'un Palœoniscus, avec cette différence que la tête est plus grosse, qu'elle paraît dépi'imée, et que c'est la mâchoire inférieure qui est proéminente. L'abdomen est très-gros et pendant ; les plaques qui le recouvrent deviennent insensiblement plus petites vers le milieu du ventre et semblent enfin disparaître en dessous. La queue, relevée comme dans les Palaeoniscus et les Esturgeons, se termine également en un lobe supérieur allongé, recouvert d'écaillés dans son bord supérieur, et dont les rayons sont insérés sur ime série de petites vertèbres qui s'étendent jusqu'à l'extrémité de cette partie de la queue. Le lobe inférieur est plus large, mais plus court et plus petit.

Ce qui caractérise surtout ce genre , et ce qui , outre la petitesse des plaques , son gros ventre et la mâchoire inférieure proéminente, le distingue essentiellement des Palîeoniscus , c'est la nature et la disposition des nageoires, La caudale dont nous avons déjà parlé, est formée d'une série innombrable de rayons simples, très-grêles, dont les plus longs forment son lobe inférieur, et qui vont en diminuant vers l'extrémité du lobe supérieur. Les autres nageoires, c'est-à-dire, les pectorales, la dorsale et l'anale, ont cela de commun que leur bord antérieur est soutenu par un gros rayon simple qui s'étend jusqu'à l'extrémité de la nageoire et qui lui sert de point d'appui^ il est précédé d'un autre rayon simple plus petit et plus court. Les ventrales manquent entièrement. La dorsale est très-reculée et très-rapprochée de la caudale; l'anale est un peu plus en avant.. Ces deux nageoires paraissent avoir la même forme. Les pectorales sont les plus grandes de toutes les nageoires ; elles sont placées sur les côtés et vers le bas de la tête. Yoyez la Tab. A. du premier volume.

Je ne connais encore qu'une seule espèce de ce genre, que j'ai nommée Acanthodes Bronni.

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