‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 131 sur 289 · I. Notagogus Zietenii Agass · texte numérisé non relu

I. Notagogus Zietenii Agass

Vol. 2, ïab. 19, fig. 1.

L'espèce que je dé^e à M. de Zieten est de petite taille et cfe forme trapue. Les écailles sont assez grandes ; leur partie visible est plus haute que longue ; leur bord postérieur est plutôt arrondi que tronqué obliquement; et de là vient que les séries d'écaillés n'ont pas l'air de former des bandes obliques excessivement régulières. Il existe dans notre exemplaire des traces des deux dorsales; mais l'antérieure seule est bien conservée. Ses rayons sont assez nombreux ; son bord postérieur paraît tronqué à-peu-près verticalement. L'anale n'a laissé également que des traces imparfaites de sa présence. La caudale en revanche est très-bien conservée ; ses lobes sont à-peu-près égaux ; elle est en outre fortement écbancrée. La tête est assez grosse ; elle occupe plus du quart de la longueur totale du poisson , y compris la caudale. Les écailles sont grandes et de forme variable, suivant la région du corps;, celles qui sont situées immédiatement derrière la ceinture thoracique sont les plus développées ; elles sont plus hautes que longues, arrondies en arriére ou du moins émoussées à leurs angles. Le bord postérieur est uni.

L'espèce est propre au calcaire lithographique de Solenhofen, L'original de ma figure se trouve dans la collection de M, de Zieten , à Stuttijart,

H. NoTAGOGUs Pentlandi Agass.

Vol. 2, Tab. 49, fig. 2.

Il existe dans le calcaire de Torre d'Orlando , prés de Naples , une petite espèce de poisson qui, pour peu qu'elle soit conservée, se reconnaît facilement pour un Notagogus, en ce que sa dorsale est divisée en deux lobes très-distincts. Ces deux lobes occupent ensemble à-peuprés toute la longueur du dos ; le premier commence à une petite distance de la ceinture thoracique, et s'étend jusqu'en face de l'anale. Il est beaucoup plus long que le second lobe; mais, d'un autre côté, les rayons de ce dernier sont un peu plus allongés. La caudale est grêle et peu échancrée. L'anale est petite et très-reculée. Les écailles sont grandes relativement à la taille du poisson et plus hautes que longues ; leur bord postérieur est sensiblement arrondi. La ligne latérale s'étend en ligne droite depuis le milieu de la ceinture thoracique jusqu'au milieu de la caudale.

Cette espèce m'a été communiquée par M. Pentland, qui l'a recueillie à Torre d'Orlando , avec plusieurs exemplaires du Pycnodus rhombus , que nous décrirons plus bas. L'original de ma figure est maintenant déposé au Muséum d'histoire naturelle de Paris.

m. Notagogus latior Agass.

J'ai distingué cette espèce du N. Pentlandi , à cause de sa forme plus large. L'exemplaire (jui en est le type a en effet l'abdomen très-renflé , et contraste sous ce rapport d'une manière frappante avec l'espèce que nous venons de décrire. Sous tous les autres rapports , l'identité est complète ; ensorte qu'il se pourrait néanmoins que cette espèce ne fût qu'une variété du N. Pentlandi , d'autant plus qu'elle provient de la même couche , du calcaire de Torre d'Orlando. La présence de deux dorsales distinctes dans notre exemplaire ne permet pas de douter que nous n'ayons à faire à un véritable Notagogus.

Ce poisson m'a été communiqué par M. Pentland, ainsi que le précédent. Loriginal se trouve au Muséum de Paris.

Page 1