‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 132 sur 289 · IV. Notagogus denticulatus Agass · texte numérisé non relu

IV. Notagogus denticulatus Agass

Vol. 2,Tab. 50,fig. 1-S.

Dans la collection de M. le comte de Miinster, j'ai reconnu une petite espèce de Notagogus du calcaire de Solenhofen , qui est distincte du N. Zietenii , par sa forme moins trapue et par l)lusieurs détails de sa structure. La dorsale est sans doute double comme dans les espèces

— 29K — précédentes , mais les deux lobes sont plus rapprochés et séparés seulement par une échancrure du bord supérieur de la nageoire. Le lobe antérieur est plus considérable que le lobe postérieur. En revanche, ses rayons sont moins serrés; ils sont d'ailleurs distinctement bifurques dans les deux. La caudale se fait surtout remarquer par son échancrure trés-faible ; ses rayons sont peu nombreux ; je n'en compte que sept au lobe inférieur ; le lobe supérieur en a encore moins. Il existe aussi quelques rudimens des autres nageoires, mais ils sont très-incomplets. L'anale est opposée au milieu du second lobe de la dorsale. Les ventrales sont en face de l'extrémité du premier lobe. Les pectorales sont situées sous le bord de la branche horizontale de la ceinture thoracique. Le caractère le plus important que je puisse signaler, et qui a valu à l'espèce son nom spécifique, c'est que le bord postérieur des écailles, au lieu d'être lisse et arqué, comme dans les espèces précédentes, est au contraire distinctement dentelé. La figure 2 montre deux séries d'écaillés prises sur le milieu du corps. La i'ig. 3 représente ces mêmes écailles par la face interne. On reconnaît au milieu de chaque série une carène distincte, dont l'onglet articulaire, qui en est le prolongement, va se loger dans une échancrure de l'écaillé adjacente. La fig. h montre quelques écailles de la partie postérieure du corps ; elles sont moins hautes et plus fortement dentelées au bord postérieur que celles du milieu du corps. La fig. S, enfin, représente un rayon de la caudale, grossi pour faire voir la manière dont il se dichotome.

La tête est assez bien conservée ; elle se fait remarquer par sa forme pointue. Les mâchoires sont garnies de dents en brosse très-bien conservées. L'appareil operculaire est également très-reconnaissable , et l'on dislingue surtout bien l'opercule , qui est long et étroit ; l'orbite est de moyenne grandeur.

L'original de mes figures se trouve dans la collection de M. le comte de Miinster ; il pro- ^ ient du calcaire lithographique de Kehlheim.

2° Du GENRE Proptertjs Agass.

Ce genre a deux dorsales comme le genre Notagogus, dont il a le port et la forme générale ; mais ce qui le distingue, c'est que les rayons de la première dorsale, particulièrement les premiers, sont beaucoup plus longs que ceux de la seconde. La charpente osseuse est massive ; les vertèbres sont grosses et courtes, c'est-à-dire plus hautes que longues. Les osselets interapophysaires sont vigoureux. Les écailles sont façonnées comme dans la plupart desPholidophorus et des Notagogus, c'est-à-dire qu'elles sont rhomboïdales et finement dentelées au bord postérieur. L'anale est située un peu en arrière de la seconde dorsale, et les ventrales correspondent à l'extrémité de la première. La caudale est assez grêle.

.le ne connais encore que deux espèces de ce type ; l'une et l'autre proviennent du calcaire lithographique de Kehlheim.

Propterus microstomus Agass.

Vol. 2, Tab. SO, %. 6-8.

Cette espèce se distingue par sa forme courte et trapue. La plus grande hauteur est en avant de la première dorsale ; le profil du front est arrondi ; l'œil est très-haut ; la bouche est petite et garnie de fines dents en brosse. Les deux dorsales sont à-peu-près de même étendue, séparées seulement par un petit espace; mais la première a des rayons beaucoup plus longs que la suivante; le second rayon surtout dépasse de beaucoup les autres; il est indivis, ainsi que le premier, tandis que les suivans sont dichotomés. La caudale n'est conservée qu'en partie; mais l'on voit, d'après ce qu'il en reste, qu'elle a dû être grêle, courte et probablement peu échancrée ; le lobe inférieur se compose de huit rayons articulés et dichotomés , précédés de quelques petits rayons indivis. Le lobe supérieur est recouvert d'écailles rhomboïdales aussi loin qu'il est conservé. Il se pourrait, par conséquent , qu'il appartint à la division des Lépidoïdes hétérocerques. C'est ce qu'on ne pourra décider que lorsqu'on possédera des exemplaires dont la caudale sera entièrement conservée. L'anale est un peu plus reculée que la seconde dorsale. Les ventrales et les pectorales sont longues et grêles. Quant aux écailles du corps, elles ont en grande partie disparu, ensorte que je ne puis savoir si elles se distinguent par quelque caractère particulier. Le squelette est robuste ; les vertèbres, en particulier, sont grosses et courtes. Les osselets interapophysaires de la dorsale sont également vigoureux; il y en a un pour chaque rayon. La fig. 8 représente l'un des rayons de la première dorsale grossi , la fig. 9 montre les articles de deux rayons sous un grossissement plus fort, pour faire voir la forme exacte des articles.

Je ne connais encore qu'un exemplaire de cette espèce ; il fait partie de la collection de M. le comte de Munster, et provient du calcaii*e de Kehlheim.

Il existe au cabinet de Berlin une seconde espèce de ce genre, à laquelle M. le comte de Miinster a donné le nom de P. serratus, parce que ses écailles ont le bord postérieur finement dentelé; elle est plus grande que notre P. microstomus . et provient également du calcaire de Kehlheim. Je la décrirai dans mes Supplémens.

QUELQUES OBSERVATIOIVS

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