‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 168 sur 289 · II. Leptolepis VoiTHii Agass · texte numérisé non relu

II. Leptolepis VoiTHii Agass

Vol. 2,Tab. 61», «g. 2-4.

Celte espèce diffère plas(iu'on ne le pense au premier coup-d'œil , du Leptolepis spratliformis, décrit ci-dessus. Elle a sans doute la niêoie forme générale et la même disposition des nageoires, mais elle est bien moins élancée; et ce qui mérite surtout d'être remarqué, les vertèbres sont plus allongées , et par conséquent moins nombreuses. Je n'en compte que trentequatre dans les deux exemplaires de fig. 2 et 3 , dont dix-neuf caudales et quinze abdominales. Les apophyses sont très-grèles, surtout dans la région abdominale; et elles ne prennent un peu de développement que dans la région caudale en face de l'anale. Les côtes sont grêles et longues. Les écailles sont sensiblement plus grandes que celles du L. sprattiformis ; mais le plus souvent elles ne sont pas conservées, et il faut alors s'en rapporter au squelette. Parmi les exemplaires figurés , celui de fig. k est le seul dans lequel elles soient visibles , entre l'anale et la caudale. La tête est contenue environ quatre fois dans la longueur totale. La gueule n'est pas Irês-fendue. L'orbite est grande. Les rayons branchiostègues sont petits et nombreux. Les pectorales qui sont très-bien conservées dans l'exemplaire de fig. k, sont plus longues que les ventrales et composées de rayons très-grèles. L'anale est très-petite. La caudale est étroite ^ mais profondément échancrée. Les rayons principaux sont portés par la dernière vertèbre qui est très-dilatée ; il n'y a que les petits rayons indivis qui s'appuient sur les apophyses de l'avantdernière vertèbre (fig. 2).

Cette espèce provient du calcaire lithographique de Kehlheim. Les originaux de mes figures faisaient autrefois partie de la collection de M. Voith , qui maintenant est incorporée à celle de M. le comte de Munster.

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