‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 20 sur 289 · IV. Amblypterus lateralis Agass · texte numérisé non relu

IV. Amblypterus lateralis Agass

Vol. 2. Tab. 4. f. I. 7. 8 et 9.

Palœothrissum latérale Agass. Catalog. manuscr.

M. Yoltz m'a remis vine plaque de cette espèce, qui se trouve au Musée de Strasbourg , et que j'ai fait repi'ésenter fig. i . Elle a été trouvée dans le terrain bouiller des environs de Saarbriick. Au 3Iusée de Paris, il y en a deux paires, provenant des mines de bouille de Lebacb. Depuis que j'ai examiné ces exemplaires, M. Landau, élève des mines à Paris , m'a communiqué une paire de plaques de la même espèce , qui sont dans un état de conservation plus parfait à bien des égards, et qui complètent les caractères exprimés dans ma figure. Tous ces exemplaires se trouvent dans des boules de fer oxydé carbonate.

Cette espèce ressemble beaucoup à l' Amblypterus latus , par son aspect et par les dispositions générales de toutes ses parties ; elle en diffère seulement par des particularités de détail. Ainsi^ elle est également très-large, et recouverte de grosses écailles lisses ; ses nageoires occupent la même position relative ; leurs rayons sont également plus gros et plus distincts que ceux des Amblypterus macropterus et eupterygius 5 cependant ils sont plus rapprochés que dans le latus, et surtout ils sont fendus à leur extrémité à plusieurs reprises , ce qui les fait paraître beaucoup plus fins lorsqu'on ne voit que le bout des nageoires. Ce qui distingue essentiellement l' Amblypterus lateralis des autres espèces de ce genre , c'est la disposition de ses écailles , qui ont presque rigoureuseinent la même grandeur sur tout le corps ; car c'est à peine si celles de l'extrémité de la queue sont un peu plus petites que celles qui recouvrent la partie antérieure du tronc, et certainement, sur ks séries qui s'étendent du dos à l'abdomen , elles ne vont pas en grandissant rapidement comme dans TAmblypterus latus. La fig. 7. représente celles de la partie antérieure du tronc ; la fig. 8. celle du milieu ; la fig. 9. celles du lobe supérieur de la caudale. En général, elles sont aussi moins larges que celles de l'Amblypterus latus. En avant de la dorsale et de l'anale, il y a aussi de grosses écailles impaires, mais qui sont terminées en pointes arrondies; il y en a un plus grand nombre encore au bord du lobe supérieur de la caudale. La ligne latérale s'étend presque directement de l'angle de l'opercule au milieu de la queue, ce qui la rapproche un peu plus du dos que de l'abdomen. C'est à cause de cette particularité, que j'ai donné le nom d'Amblypterus lateralis à l'espèce dont il s'agit maintenant. Les petits layons en V qui lx>rdent les nageoires sont à peine visibles.

Tous les os du crâne sont parfaitement lisses; les pièces operculaires sont étroites; il en est de même des maxillaires inférieurs qui sont garnis de dents en brosse très-serrées, et que l'on voit surtout très-distinctement dans l'exemplaire de M. Landau. L'orbitaire est petite et placée en arrière et immédiatement au-dessus de l'articulation postérieure de la mâchoire inférieure.

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