‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 213 sur 289 · III. Microdon anaus Aarass · texte numérisé non relu

III. Microdon anaus Aarass

Vol. 2, Tab. 69 c, fig. 3.

Il se pourrait que cette espécej qui provient comme les précédentes des carrières de Solenhofen, ne fût qu'une variété du M. hexagonus. Cependant , elle présente quelques différences qui m'ont engagé à la décrire provisoirement comme une espèce à part. Ces différences consistent surtout dans la caudale qui , quoique profondément échancrée , a cependant des lobes plus larges et moins pointus. Les articulations de ses rayons paraissent aussi être plus distantes. Les vertèbres caudales, dont les apophyses servent de support à cette nageoire, sont moins nombreuses ; en tout cas leurs apojrtiyses sont moins serrées. Les premiers rayons de l'anale sont aussi, relativement à la taille du poisson, plus longs que dans le M. hexagonus. On remarque dans la partie supérieure et postérieure du corps, au-dessous des osselets de la dorsale, des losanges qui paraissent indiquer les empreintes des écailles. Ici il est évident que ces lignes

croisées n'appartiennent pas à la charpente osseuse, mais relèvent bien réellement du squelette extérieur. Quant aux lignes qui sont dans la direction des côtes, je suis à leur égard dans une complète incertitude. Cependant il me paraît naturel de les envisager comme de véritables côtes. Les larges osselets à-peu-près verticaux que l'on voit au-dessus des premières vertèbres abdominales , me paraissent être des apophyses épineuses munies de crêtes latérales.

Je connais deux plaques de cette espèce qui se trouvent toutes deux au Musée de Munich. Il en existe une troisième au Musée de Strasbourg.

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