‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 26 sur 289 · IV. Paleomscus Blainvillei Aoass · texte numérisé non relu

IV. Paleomscus Blainvillei Aoass

Yol. 2. Tab. 5. f. I. 2. 3. 4- 5. 6. et 7.

Palaeothrissum inœquilobum de Bl. Ichthyol. p. 17. — P. parvum de Bl. Id. p. 17.

Ce poisson n'a aucun rapport avec le Palœoniscus Freieslebeni , avec lequel il a cependant été confondu par plusieurs géologues, dans leurs catalogues des fossiles caractéristiques. Le Palœoniscus Blainvillei ne se trouve jamais dans le Zechstein du Mansfeld ,

mais il est très-coinmiin dans les environs d'Autun. J'en ai vu un très-grand nombre d'exemplaires aux Musées de Strasbourg et de Paris, dans les collections de MM. Brongniart et Régley, à Paris, et dans les cabinets d'histoire naturelle de Lausanne et de Neucliâtel. Les originaux de mes figurejs m'ont été communiqués par M. Voltz et se trouvent au Musée de Strasbourg ; les magasins du Muséum d'histoire naturelle de Paris contiennent un si grand nombre d'exemplaires de cette espèce, qui ont été donnés par M. de Bonnard, que l'on pourrait en orner toutes les collections géologiques.

La forme générale du corps de cette espèce est un ovale allongé et rétréci dans sa partie postérieure^ c'est le plus large Palœoniscus que je connaisse, et cependant c'est l'un de ceux qui ont l'aspect le plus élégant et la tournure la plus gracieuse. Sa petite tète , ses larges écailles qui , siu' le milieu du dos , s'élèvent insensiblement le long de la dorsale , sa queue doucement redressée , son anale et ses nageoires paires bien proportionnées à sa taille, et placées k égale distance les unes des autres, lui prêtent cet ensemble qui , sans avoir rien de frappant , fait le charme de toutes les formes régulières.

La tête égale environ la cinquième partie de la longueur totale du poisson ; l'opercule est petit et repose sur une large et grosse ceinture thoracique, qui présente un renflement considérable à l'angle où les pectorales sont insérées. La surface extéxieure de l'opercule est ornée d'une sculpture en sillons rayonnans qui semblent diverger dans tous les sens, du milieu de son bord antérieur. Pour les détails de la tête, voyez lesfîg. i. 2 et 3. Lorbite est grande, située droit au-dessus de l'articulation de la mâchoire inférieure , et entourée de sous-orbitaires dont la surface est aussi ornée de quelques saillies irrégulières. Le sommet de la tête est légèrement arqué et la nuque se continue avec le dos sur une ligne également voûtée; la surface extérieure des os du crâne présente aussi quelques traits saillans disposés en rayons, suivant les progrès de l'ossification de chaque os. La bouche paraît avoir été petite et la mâchoire supérieure étroite; mais le maxillaire inférieur est large, surtout en avant de son articulation, vers l'apophyse coronoïde; sa surface extérieure est sillonnée longitudinalement. Entre les deux branches de la mâchoire inférieure se trouvent fixés les rayons branchiostègues qui occupent tout l'espace de la gorge ; ce sont de larges plaques , presque aussi larges que longues, sur lesqifelles on A^oit distinctement des saillies qui paraissent quelquefois des rides concentriques : il y a, dans différens exemplaires, cinq ou six de ces rayons; mais il est possible que leur nombre soit plus considérable, puisque je n'ai encore jamais vu de plaque dans laquelle le poisson fût placé sur son dos , de manière à laisser voir distinctement la nature de sa surface ventrale , quoique j'aie examiné plus de cent exemplaires de cette espèce. Je crois quil est permis de

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conclure de ce fait que ce poisson était très-comprimé , et que c'est pour cela que, dans les couches qui le contiennent, il s'est toujours déposé sur son flanc. Il est une autre observation qui tend encore à confirmer cette supposition, c'est que presque tous les exemplaires que l'on trouve sont dans un état de conservation qui ne laisse rien à désirer sur la position relative de leurs parties; les parois écailleuses du flanc droit et du flanc gauche reposant immédiatement l'une sur l'autre par leur surface interne, Reparaissent cependant pas disloquées, et leurs bords supérieur et inférieur ont rarement glissé l'un sur l'autre , ce qui devrait nécessairement avoir lieu dans un poisson arrondi, chez lequel les nageoires verticales auraient conservé leur position; car l'insertion de leurs rayons indiquant le véritable contour, et leurs interapophysaires étant liés aux apophyses épineuses de la colonne vertébrale , il est impossible de supposer qu'en s'aplatissant, les côtés arrondis se soient étendus par le dos et le ventre. Cette dilatation aurait amené une autre pertuxbation dans la position des écailles , dont les séries dorso-ventrales auraient dû, dans plusieurs points, glisser les unes sur les autres et se recouvrir, ou, dans d'autres cas, se détacher et se séparer les unes des autres; ce qui n'a pas lieu : l'on voit, au contraire, qu'elles ont conservé une position bien régulière sur toute la surface du corps dans la plupart des exemplaires.

Ce qu'il y a cependant de bien surprenant dans l'état de conservation de tous les Paléonisques, mais surtout de ceux de Muse, c'est que les os de la tête, des mâchoires, de la ceinture thoracique, et les rayons branchiostègues étant ordinairement très-bien conservés et ayant laissé des traces indubitables de leur nature osseuse , il ne reste généralement aucune trace des os de la colonne vertébrale , quoique les parois écailleuses des deux côtés du poisson soient superposées l'une à l'autre dans une position qui paraît naturelle, et quoique l'on ne trouve auciuie trace d'une lésion par laquelle les vertèbres (que l'on pourrait supposer peu cohérentes entre elles) auraient pu sortir de dessous la peau. Cette obsei'vation n'est pas seulement applicable aux Pala3oniscus ; presque tous les Ganoïdes sont dans ce cas ; et cependant il est impossible d'admettre que , malgré la nature osseuse des os de la tête , la colonne vertébrale soit cartilagineuse; car dans quelques cas rares l'on trouve des traces de véritables os entre les deux plaques d'écaillés. J'en ai observé dans les Palœoniscus qui m'ont éclairé sur la véritable nature de leur squelette , dans les genres Platysomus, Tetragonolepis et Semionotus; ceux du genre Lepidotus, quoique très-rarement présens, dans les exemplaires en apparence les plus complets sont même trèsmassifs. On les trouve plus fréquemment dans les genres de la famille des Sauroïdes et des Pycnodontes que chez les Lépidoïdes ; mais ils manquent souvent aussi chez les premiers, et, dans tous les cas, leur disparition est aussi inexplicable que pour les

Palnconiscus. Le fait le plus surprenant est celui oîi les côtes et les apophyses épineuses existent clans leur position respective naturelle, mais où les corps des vertèbres ont entièrement disparu , sans aucune trace de lésion extérieure , comme on le A^oit souvent dans les Gaturus , et comme je l'ai aussi observé dans un Palaeoniscus de Muse. L'articulation des apophyses avec les corps de vertèbres, auxquels elles ne sont point soudées, rend la chose plus facile, mais n'explique pas, pour ce cas, la disparition des corps de vertèbres^ pas plus que, pour d'autres cas, la disparition complète des os du tronc. Il paraît donc qu'il y a eu quelque action physique encore inconnue qui les a détruits , puisque leur absence ne peut pas être expliquée mécaniquement.

Quant aux écailles de cette espèce , elles ont xm caractère qui leur est commun à toutes ; c'est d'être parfaitement lisses à leur suiface extérieure et recouvertes d'une couche d'émail si opaque et si homogène que l'on n'entrevoit pas même de traces des lignes concentriques d'accroissement, sans les briser. Les écailles qui recouvrent le tronc sont de moyenne grandeur, et plus hautes ou plus larges que longues (fig. 5.); les plus grandes occupent les côtés de la partie antérieure de l'abdomen; vers le rétrécissement de la queue elles deviennent insensiblement plus petites et en même temps plus longues que larges (fig. 6.); sur le prolongement du lobe supérieur de la caudale, elles changent de direction (fig. 'y.) et vont en diminuant encore jusqu'à son extrémité où elles deviennent imperceptibles (fig. 4-) Sous le ventre et vers son bord inférieur , les écailles sont aussi plus longues que hautes. La position des écailles et leur imbrication sont telles que l'on distingue seulement des séries dorso-ventrales continues, légèrement inclinées d'avant en arrière, et presque droites 5 au bord du dos seulement elles sont un peu arquées en avant, et, au bord du ventre, légèrement déviées en arrière; cette disposition est constante, même sur le rétrécissement de la queue, jusqu'aux séries qui finissent à Tinsertion des rayons du lobe inférieur de la caudale, et sur lesquels elles forment une saillie arrondie (fig. i.) ; plus loin elles se dirigent dans le sens du prolongement de la colonne vertébrale que forme le lobe supérieur de la caudale. Ce changement s'opère par l'intercalation de quelques écailles à l'extrémité inférieure des séries, qui se bifurquent même et qui, formées alors de plus d'écaillés dans leur partie inférieure, s'incUnent davantage en arrière; les bords des écailles, qui, dans la partie extérieure du corps , apparaissaient comme bord antérieur et postérieur, deviennent supérieur et inférieur; les supérieur et inférieur deviennent, par la même laison, antérieur et postérieur, et Fimbrication est telle alors que les séries formées par les bords supérieur et inférieur devenant plus visibles , les écailles semblent suivre une autre disposition , quoique l'on remarque encore un peu les séries qui correspondent à celles de la partie antérieure du corps ,

comme ici déjà l'on entrevoit celles qui prédominent sur le prolongement de la queue. Cette différence, dans l'aspect des écailles, résulte aussi de ce que, dans la partie antérieure du corps, les bords supérieur et inférieur d'une écaille ne sont pas directement placés à la suite des mêmes bords des écailles de la série voisine, mais qu'ils aboutissent à la partie supériem-e de leurs bords postérieurs (fig. 5.); tandis que, sur le prolongement de la queue , tous les bords des écailles sont plus directement continus.

La ligne latérale ne se distingue pas sensiblement; elle s'étend du bord supérieur de l'opercule au milieu de l'écbancrure de la caudale, légèrement arquée vers le ventre dans la partie antérieure du tronc; sur le prolongement de la queue , ce sont* les écailles de son bord inférieur qui portent les trous du canal muqueux ; ses écailles sont un peu plus liantes que celles des séries avoisinantes.

Excepté la caudale, les nageoires de ce poisson ont à peu près les mêmes dimensions; la dorsale, placée un peu plus en arrière que le milieu du dos, occupe exactement l'espace qu'il y a vis-à-vis l'intervalle qui sépare les ventrales et 'l'anale ; celle-ci a exactement la même forme que la dorsale ; les ventrales diffèrent des mêmes nageoires dans les poissons ordinaires, parce qu'elles sont insérées au corps par une large base, comme dans les Esturgeons, et en général dans les Ganoïdes; il en est de même des pectorales qui sont rarement conservées. La caudale est conformée comme dans tous les Ganoïdes hétérocerqUes ; la colonne vertébrale, se prolongeant considérablement au-delà des premiers rayons du lobe inférieur de la nageoire , donne naissance à un lobe supérieur asymétrique , dont les rayons vont en diminuant successivement de grandeur. Les nageoires ont quelque cliose de très-particulier dans leur aspect extérieur ; «lies sont toutes recouvertes d'écaillés qui ont la même structure que celles du corps, mais qui en diffèrent par leur forme et leur position. Elles sont très-petites, souvent beaucoup plus longues que larges, disposées le long des rayons des nageoires , mais fixées sur le milieu des rayons de manière à s'étendre sur le rayon voisin postérieur et à en recouvrir le bord antérieur ; du reste , leur forme est toujours rhomboïdale, et elles sont liées entre elles par leurs bords supérieur et inférieur ; sur les rayons antérieurs de cliaque nageoire , elles sont habituellement plus longues que sur les rayons postérieurs. On remarque encore cette particulai'ité dansées écailles, c'est que là oii les rayons se bifuiquent, les séries d'écaillés se doublent aussi de manière à suivre toujours la disposition des rayons, leurs divisions, et à les recouvrir sur toute leur étendue comme à leur base. Il résulte de là que les nageoires sont autant de rames cuirassées, dont les plaques ont dû être, mobiles les unes sur les autres dans leur imbrication antéro-postérieure , afin de permettre aux nageoires tous les mouvemens dont elles doivent être susceptibles

en général, et chaque rayon en particulier, pour soutenir le poisson dans ses mouvemens de progression et les modifier à l'infini. Enfin , en avant de chaque nageoire, l'on remarque de grosses écailles qui protègent le bord antérieur de l'insertion des rayons ; en avant de la dorsale , sur le milieu du dos , il y en a quatre impaires , imbriquées à la suite les unes des autres j elles deviennent de plus en plus pointues, et les deux dernières se relèvent même insensiblement et se dressent le long du bord antérieur de la nageoire^ il y «i même une série de ces écailles de plus en plus petites sur tout le bord antérieur des grands rayons, et c'est ici que l'on peut voir distinctement les rapports intimes et même les transitions insensibles qu'il y a entre ces écailles et les rayons des nageoires , car souvent l'on voit une de ces écailles prendre rang entre les rayons et s'articuler avec les interapophysaires comme les vrais rayons osseux, dont les antérieurs, du reste, dans toutes les nageoires de la plupart des poissons, sont fort semblables à des écailles allongées du milieu du dos. Comparez, pour plus de détails, la description des Semionotus, des Lepidotus, et surtout celle des Caturus. Il y a également quelques grosses écailles en arrière de la dorsale; mais c'est surtout le long du bord supérieur du prolongement de la queue qu'elles sont très-développées ; elles commencent au plus fort du rétrécissement de la qiieue, là où les séries transverses des écailles, changeant de direction, s'inclinent davantage en arrière; les premières sont plus arrondies, les suivantes deviennent de plus en plus pointues jusqu'à l'extrémité de la queue, où elles sont à peine perceptibles; elles correspondent à des écailles impaires , plus petites il est vrai , mais disposées d'une manière analogue le long du bord inférieur du lobe inférieur de la caudale. Cette nageoire a encore cela de particulier , que les écailles qui recouvrent les rayons de son lobe inférieur sont beaucoup plus longues que larges , et en même temps plus longues que celles qui sont attachées aux rayons du lobe supérieur et qui ont plutôt des dimensions inverses. En avant de l'anale, il y a seulement deux écailles plus grandes et qui sont arrondies , et une rangée de très-petites sur son bord antérieur ; celles qui , de chaque côté du poisson , sont placées à la base de l'insertion des ventrales , sont aussi plus grandes , étroites et arrondies à leur bord inférieur. Ces écailles des nageoires, celles du moins qui recouvrent la surface extérieure des rayons, sont, en général , trop petites pour que l'on ait pu représenter leur disposition dans les figures d'ensemble; cependant, il est facile de les reconnaître à la loupe, et l'on peut s'assurer de leurs rapports de position avec les rayons, en recherchant des empreintes oïl les écailles soient visibles par leur surface interne, sur laquelle on voit alors distinctement les traces de la position des rayons ; on les reconnaît aussi à la saillie qu'ils forment sur les écailles lorsqu'on examine celles-ci par leur surface extérieure. Le Palœoniscus Blainvillei est très-commun au Pont de Muse, à deux lieues au

N. 0. d' Autun , dans un schiste niarno-bitumineux , qui en contient un si grand nombre d'exemplaires qu'on en découvre toujours plusieurs entre les feuillets, même les plus minces, de ses couches. M. Boue croit que ce schiste est très-probablement identique avec la partie inférieure du Zechstein; tandis que M. de Bonnard croit qu'il appartient à un terrain houiller, quoiqu'on ne trouve dans cette localité ni psammite houil- 1er , ni schiste des houillères , mais seulement un schiste très-bitumineux avec de véritables fougères; cette opinion est aussi celle de M. Elie de Beaumont. C'est dans les notes de M. Cuvier que j'ai trouvé ces renseignemens sur le gisement des poissons d' Autun. On trouve encore, dans cette intéressante localité, deux autres espèces du même genre : les Palaeoniscus Yoltzii et angustus et le Pygopterus Bonnardi , dont on ti'ouvera la description plus loin.

La présence de plusieurs espèces, souvent très-semblables, quoique bien distinctes, dans une même localité, entremêlées dans les mêmes couches, mais limitées à des dépôts de peu d'étendue, est un fait géologique et de géographie des êtres organisés très-sui'prenant. Nous voyons, par exemple, dans certaines localités, deux ou trois espèces d'un même genre, que Ton a de la peine à distinguer, comme à Solenhofen, à Eichstœdt et à Daiting , plusieurs Leptolepis , à Muse trois Palaeoniscus , dans plusieurs de nos lacs quelques Leuciscus très-voisins, tandis que dans des localités correspondantes, soit à cause de leur position ou de l'âge des couches, on trouve un nombre moins considérable d'espèces plus différentes entr'elles , ou même d'un autre genre , mais dont l'ensemble rappelle involontairement dans notre esprit l'impression qu'y ont laissé les premières. En présence de pareilles circonstances, l'on est à se demander si ces espèces très -conformes ne sont pas dans leur ensemble l'analogue d'espèces plus différentes que l'on trouve dans d'autres localités; si la nature n'a pas formé dans certains cas sur un même moule de certain aspect, ce que dans d'autres cas elle a atteint par quelques modifications peu variées d'un autre moule analogue. Dès à présent il suffit de parcourir les catalogues des fossiles caractéristiques de différens dépôts contemporains pour trouver, dans les créations successives de nombreux exemples de cette analogie compensative, qui deviendra d'autant plus frappante , que dans nos registres les espèces seront mieux rangées d'après leurs aflînités naturelles.

En comparant ainsi les Palaeoniscus de Muse, qui n'ont encore été trouvés nulle part ailleurs, avec ceux de Munster-Appel, de Sunderland, de Silésie et du Mansfeld, on leur trouve en général plus de ressemblance dans l'aspect extérieur, et puis ensuite jusque dans les plus petits détails, avec les espèces des dépôts houillers qu'avec celles du Zechstein, dont les écailles sont ornées de différens dessins à leur surface extérieure. Quant aux poissons des environs de Saarbriïck , et que l'on trouve surtout

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près de Lébach, nous avons vu, au chapitre précédent, qu'ils appartiennent au genre Amblypterus; ils gisent dans les couches supérieures du terrain houiller, au milieu de minerais de fer : leurs empreintes sont pyriteuses , et on les trouve au milieu de rognons arrondis, se décomposant par couches concentriques. Quoique ressortissant d'un genre assez différent des Pah-eoniscus , il est certain, cependant, que les poissons de Lébach rappellent aussi ceux d'Autun. Par leur état de conservation, les poissons d'Autun ressemblent encore à ceux de Munster-Appel , qui ne sont jamais conteinis dans des masses sphéroïdales , mais qui sont déposés dans des schistes souvent aussi feuilletés que ceux du Pont de Muse ; ceux de Munster-Appel sont de plus pénétrés de mercure sulfuré. Les deux espèces de Palseoniscus que M. de Dechen vient de découvrir, entre la Bohême et la Silésie, dans des couches de calcaire subordonné au Rothes Todtliegendes , sont celles qui ressemblent le plus aux poissons de Muse, et en même temps k l'espèce de Sunderland. Mais, dans aucun de ces divers gisemens, je n'ai trouvé des espèces identiques.

M. de Blainville a décrit ce poisson sous le nom de Palœothrissum inœquilobum , dénomination qui convient également à toutes les espèces du genre; son Palœothrissum parvum est établi d'après de jeunes individus de la même espèce. 31. de Blainville n'a pas connu les P. Voltzii et angustus qui ne se trouvaient pas dans la collection de M. Brongniart.

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