‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 41 sur 289 · Amblypterus punctatus Ag · texte numérisé non relu

Amblypterus punctatus Ag

Vol. 2. Tab. 4 c, fig. 3, 4, 5, 6, 7 et 8.

Cette espèce a le corps considérablement plus large que VA. nemopterus ; du reste elle en diffère encore par tant de particularités de détail , qu'il serait difficile de les confondre. Cependant, et quelque commune que soit cette espèce à New-Haven, je n'en ai point encore vu d'exemplaire complètement entier •, les originaux de toutes mes figures 4 et 5, sont de la collection de lord Greenock, qui en possède encore plusieurs autres. La fig. 4 donne une idée des proportions de la tête, et de ses dimensions comparées à celles du tronc. La fig. 5 représente un très-beau fragment du tronc, avec la dorsale, l'anale, une portion de la caudale et les ventrales. Dans l'exemplaire de la fig. 3, les nageoires impaires sont encore mieux conservées.

La tête de VA. punctatus paraît proportionnellement encore plus petite que celle du nemopterus j à cause de la largeur considérable de la partie antérieure du tronc; sa hauteur, entre l'occiput et l'articulation de la mâchoire inférieure , est presque deux fois comprise dans la hauteur du corps en avant de la dorsale. La surface des os du crâne est sillonnée de rides confluentes, comme les pièces operculaires du Dapedium politum. Les os pariétaux sont quadrangulaires , tandis que les frontaux sont trèsallongés ; au milieu du bord intérieur de celui de droite , on remarque une saillie arrondie qui avance sur le bord avoisinant du frontal gauche. En dehors de celui-ci, et sur le côté du pariétal gauche, on voit un grand mastoïdien formant un triangle trèsallongé, dont la surface extérieure est couverte d'une grosse granulation. L'orbite est proportionnellement plus grande que dans le nemopterus y elle est placée immédiatement au-dessus du milieu de la mâchoire supérieure. La plaque cornée qui soutenait la sclérotique du bulbe de l'oeil a conservé sa forme arrondie dans la partie supérieure de l'orbite. La gueule est très-fendue, et la juâchoire inférieure surtout vigoureuse ; on remarque sur son bord et sur celui de la mâchoire* supérieure , une

série de petites dents en cônes oljtus , qui paraissent avoir été disposées siu" plusieurs ToM. II. 15

rangées, à en juger du moins d'après l'extrémité de cette mâchoire, qui est brisée obliquement, et sur la tranche de laquelle on distingue encore des traces de dents en arrière de celles que l'on voit sur son bord. Les pièces operculaires sont assez élevées, et paraissent plus hautes que longues ; leur surface extérieure est ornée de grosses rides qui s'étendent un peu obliquement du bord antérieur au bord postérieur. Les joues sont recouvertes, comme dans les Dapedium et les Tetragonolepis j de grosses plaques anguleuses et allongées, qui s'étendent au-dessous des sous-orbitaires jusqu'au préopercule. En dessous de la mâchoire inférieure on remarque des traces de sept ou huit rayons branchiostègues , dont le premier est le plus court et en même temps le plus large. Dans l'exemplaire de la fig. 4? on distingue l'insertion de la pectorale gauche, en dessous de l'angle saillant que forme l'humérus dans cette région. Les ventrales sont opposées au bord antérieur de la dorsale ; celle-ci et l'anale ont à peu près la même forme ; leurs rayons antérieurs sont beaucoup plus allongés que les postérieurs, et comme ils diminuent insensiblement de longueur, ces nageoires ont à peu près une forme triangulaire , l'étendue de leur base égalant presque la longueur de leurs rayons antérieurs. Tous les rayons sont bifurques à plusieurs reprises, à leur extrémité seulement 5 leurs divisions transversales ne sont pas très-rapprochées , en sorte que les articles paraissent encore plus longs que larges. La caudale a des rayons ulus grêles , et dont les bifurcations sont plus profondes 5 leurs articulations transversales sont aussi plus rapprochées. La forme des écailles varie suivant leur position : celles de la partie antérieure du corps sont plus grandes, et plus hautes que longues j leur bord supérieur est concave, et leur bord inférieur convexe. Celles de la région anale et des côtés de la queue ont leurs bords droits et à peu près égaux; elles sont aussi plus petites que celles de la région antérieure ; les plus petites de toutes sont celles qui recouvrent le prolongement de la queue ; elles ont la forme de losanges plus allongées. La surface de toutes ces écailles est ornée d'un dessin creux, qui varie un peu dans les différentes régions du corps : sur les écailles antérieures, fig. 6, ce sont des lignes ondulées obliques et plus serrées au bord antérieur de chaque écaille , entremêlées de quelques points plus nombreux au bord postérieur ; sur les écailles postérieures, fig. 7, ces lignes sont moins serrées, et les points plus nombreux ; enfin sur celles du pédicule de la caudale, les lignes disparaissent complètement, et l'on n'aperçoit que quelques points épars. La surface intérieure des écailles est lisse ; les onglets articulaires et les fossettes qui les reçoivent sont plus petits que dans le Pa~ lœonisciis carinaUis j que l'on trouve dans les mêmes localités. La quille transverse est moins marquée et moins rapprochée de la fossette articulaire.

Les exemplaires de mes fig. 4 et 5 sont de la collection de lord Greenock 5 celui de ma fig. 3, appartient à M. Buckland. Ils ont tous été trouvés dans des géodes de fer hydraté carbonate de New-llaven.

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