‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 52 sur 289 · I. Cephalaspis Lyellh Agass · texte numérisé non relu

I. Cephalaspis Lyellh Agass

Yol. ">-., Tab. X a, fig. i , 5, 3, 4 et 5; et Tab. i Z», (ig. i , 2, 3, 4 ^t 5.

Cette espèce étant celle dont je possède les exemplaires les plus complets, je crois devoir la décrire la première, afin d'avoir pour les autres un terme de comparaison plus sûr. Des têtes semblables à celles représentées dans les fig. 3 et 5 de la Tab i bj sont les parties de ce poisson que l'on trouve le plus communément. M. 3Iurchison en possède un assez grand nombre d'exemplaires , trouvés dans les Cornstones du vieux grès-rouge dans les comtés de Hereford et Brecknock , à Whitbach près de Ludlow , et dans les environs de Ridderminster. M. le Prof. Jameson m'en a communiqué une tête beaucoup mieux conservée , et dont la surface est couverte d'écaillés très-singulières *, cet exemplaire a été trouvé dans le vieux grès-rouge à Glammis en Ecosse ( Forfarshire ) . Les exemplaires les plus parfaits que j'aie vus sont ceux de la col-

lection de M. Lyell ; ils proviennent également de Glanimis. Celui de la fig. 2 , Tab. I Uj se présente par sa surface dorsale ; on y voit la tète par sa surface supérieure , avec ses prolongemens latéraux. Cet exemplaire est surtout instructif en ce que l'on y distingue la jonction de la tète et du tronc , la disposition des écailles sur la nuque et sur le milieu du dos, et les points d'insertion des deux dorsales. L'original de la fig. i, même planche, appartient aussi à M. Lyell : c'est un individu entier, divisé en deux plaques; l'une d'elles, en relief, fait voir la convexité du disque de la tête, dont la pointe latérale du côté gauche est restée sur la plaque creuse, qui est celle que j'ai fait représenter.

La tête de ce poisson a des dimensions considérables, proportionnellement à la petitesse du corps 5 elle forme environ le tiers de la longueur totale. Son pourtour est arrondi en forme d'un croissant dont les cornes latérales seraient rapprochées, et dont la partie antérieure et moyenne serait très-saillante. En effet , ses prolongemens latéraux sont moins éloignés l'un de l'autre, que leur extrémité ne l'est de la partie arrondie du museau. Le milieu de la tête, c'est-à-dire, la région où se trouvent les yeux , le crâne et surtout la crête occipitale , est relevé , comme on le voit en profil dans la fig. 4? Tab. \ h ; tandis que ses côtés et son bord antérieur sont considérablement dilatés et étalés horizontalement, de manière que le prolongement bicorne de la tête déborde les côtés du tronc et s'étend librement en arrière, comme on le voit fig. i, Tab. I a, où la tête ne paraît probablement s'étendre autant en dessous du tronc, que parce que l'aile gauche de son disque aura été refoulée dans une position plus verticale qu'elle ne l'était naturellement. Les yeux, très-rapprochés l'un de l'autre, sont placés vers le milieu de l'écusson que forme la tête, un peu plus près du bout du museau que de la crête occipitale; ils paraissent avoir été dirigés directement en haut, comme dans les Uranoscopes ; du moins c'est leur position dans les exemplaires les mieux conservés et qui sont complètement étalés dans leur état naturel, fig. i , Tab. I h. Dans la fig. 3, dont les côtés paraissent avoir été tant soit peu resserrés, (à en juger du moins par une fissure longitudinale sur le bord gauche de cette empreinte ), les yeux sont un peu inclinés sur les côtés. Entre eux, et en avant des orbites, il v a une dépression ti'iangulaire qui me paraît avoir été occupée par les fosses nasales. En arrière des orbites se trouve une autre dépression longitudinale, étroite, du double plus longue que large, et bordée par deux crêtes saillantes que je crois être les crêtes pariéto-frontales ; en sorte que cette dépression se trouverait à la jonction des frontaux. En arrière, ces crêtes se rapprochent l'une de l'autre , et s'élèvent pour former la crête occipitale, qui est très-saillante, comme on le voit surtout dans les fig. 3 et 4; tandis que dans la fig. i, elles sont en grande partie enlevées. La partie postérieure et moyenne de la tête est coupée presque carrément, et bordée par la pre-

niière série d'écaillés ^ tandis que les côtés sont fortement échancrés, et forment le bord intérieur du prolongement latéral du disque de la tête, fig. 3, Tab. i h^ et fig. i , Tab I a. Le pourtour de ce disque est entouré d'une lame osseuse, qui, réflécbie sur elle-même, forme en même temps dessous la tête son bord inférieur et latéral. Ne pouvant pas, à cause de l'état particulier de conservation de la tête ( qui résulte probablement de sa structure ) , déterminer la forme et les connexions des os du crâne , je vais du moins indiquer encore ce qu'il m'a été possible de recueillir dans différens exemplaires sur l'aspect de ces os. Dans la fig. i , Tab. i bj on voit en grande partie leur surface extérieure recouverte d'écaillés irrégulières, de forme plus ou moins arrondie, et dont les bords, qui sont cependant plus ou moins droits, se réunissent par juxta-position, de manière à former lui pavé d'écaillés tout-à-fait semblable à celui qui recouvre la tête des Ostracions. Chacune de ces écailles, fig. ij est convexe à son centre, et présente des sillons creux, divergens vers ses bords, où ils forment une dentelure qui s'engrène d'une écaille à l'autre. La forme de ces différentes écailles varie beaucoup; la plupart dentr'elles sont arrondies, il est vrai, mais il y en a aussi d'anguleuses, qui alors s'appliquent contre lur bord droit d'une écaille du reste arrondie ; et par-ci par-là il y en a de petites qui remplissent les intervalles entre les plus grandes. Du reste, ces écailles paraissent être osseuses, et leur surface extérieure émaillée. Au pourtour du disque elles se confondent davantage, et leur émail présente des rides parallèles à son bord. Cette disposition se voit assez bien dans un fragment, du reste très-imparfait, de la collection de 31. Murcbison, qui n'a pas été figuré 5 on en distingue aussi quelques traces dans l'exemplaire de M. Jaiueson, Tab. i h, fig. i , et dans un de ceux de M. Lyell, Tab. i a^ fig. 2. Les os même de la tête avaient une structure fibreuse , que l'on reconnaît encore dans tous les exemplaires où il en est resté quelques fragmens; on voit surtout bien cette structure fibreuse à la surface interne du disque, telle qu'elle se présente dans la fig. i , Tab i a. On la retrouve aussi Tab. i bj fig. i, là où les écailles sont enlevées, et même dans les exemplaires qui ne sont que de simples empreintes, comme dans la lig. 3, où elle se reconnaît encore au relief de la roche , sur lequel les sinuosités de la surface intérieure des os de la tête sont moulées. Dans la partie anléiùeure du disque, les fibres osseuses sont dirigées droit en avant; sur les côtés elles sont obliques, puis transverses, et enfin, dans les prolongemens latéraux du croissant de la tête, elles suivent la direction de ces parties proéminentes, et semblent en général aller en divergeant dans tous les sens, depuis les côtés du crâne. Les os du crâne eux-mêmes présentent une irradiation semblable entre les crêtes pariéto-frontales , comme on le voit dans la fig. i , Tab i b. Les prolongemens latéraux de la tête, sont du reste plus épais que ses parois osseuses, et se rétrécissent insensiblement jusqu'à former une pointe compacte et ai'rondie , qui s'étend plus en

arrière que la crête occipitale, fig. 3, et qui se détache d'autant mieux du tronc, que récliancrure du bord postérieur du disque est plus évasée en seloignant des flancs du poisson. La diflerence de forme que l'on peut remarquer entre les iîg. i, 3 et 5, Tab. I h, et les fig. i et 2, Tab. i a, me paraît provenir seulement de l'état de conservation des exemplaires, et surtout de ce que, dans les uns , fig. i , Tab. i a, et Tab. I h, les os de la tête étaient aussi complètement étalés que leurs articulations le permettaient, lorsqu'ils ont été entourés par la matière qui a formé la roche dans laquelle ils se ti'ouvent maintenant, tandis que dans les autres ils étaient plus resserrés; ce qui leur a donné une forme plus étroite et moins arrondie. L'exemplaire de la fig. 5 a un aspect très-particulier : sa surface est entièrement lisse ; mais cette différence se conçoit en voyant qu'ici la surface extérieure des os est complètement enlevée, et qu'il n'en est resté qu'une lame inférieure, sans que l'on aperçoive sa surface interne , que nous avons vue être cannelée dans les exemplaiies oîi elle est à découvert. Il me paraît très-probable que la cause pour laquelle on trouve le plus souvent ces têtes détachées du corps du poisson , doit être cherchée dans la grande différence qu'il y a entre leur structure et celle du tronc , et surtout dans la dispropoi'tion de leurs dimensions et de leurs formes, puisqu'ils ont dû résister différemment à différentes pressions et aux chocs auxquels ils ont pu être exposés. Si, d'un autre côté, toutes les têtes se présentent ordinairement par leur surface extérieure , c'est que leur surface inférieure, la cavité de la bouche , les arcs branchiaux et les sinuosités des os inférieurs du crâne, sont des points d'appui bien plus solides pour les matières qui s'y sont infiltrées , qu'une large surface légèrement convexe qui doit natui'ellement se détacher maintenant plus facilement de la roche, lorsqu'il s'y forme une fente.

Le tronc rappelle davantage celui des poissons qui constituent les genres déjà décrits de la famille des Lépidoïdes ; mais il en diffère surtout par ses deux dorsales , son anale très-reculée et les singulières écailles qui le recouvrent. Sa forme est celle d'un fuseau allongé, renflé à sa partie antérieure, et qui va en se rétrécissant insensiblement jusqu'au pédicule de la queue, qui est proportionnellement très-grèle, puisque son diamètre n'excède pas le quart de la hauteur du tronc vers la nuque.

La première dorsale est placée sur la partie la plus élevée du dos, immédiatement en arrière de la crête occipitale. Son existence est rappelée seulement par l'empreinte de la base des rayons dont elle était formée ; à son bord antérieur on remarque deux rainures un peu plus larges que les suivantes , qui sont certainement les empreintes de deux rayons plus gros, dont le premier peut avoir été court et accolé le long du second, qui s'étendait probablement jusqu'à l'extrémité de la nageoire. Il n'est pas possible de s'assurer s'il y avait de petits rayons imbriqués. Les autres rayons étaient très-minces , et n'ont laissé d'autres traces de leur présence que l'aspect strié du bord

de cette partie du dos; ils s'étendaient jusqu'à son milieu. La seconde dorsale est plus distincte; son bord antérieur est soutenu par un très-gros rayon , dont les articulations transversales sont assez rapprochées, et au bord duquel on remarque de trèspetits rayons imbriqués et très-serrés contre le plus gros. Le reste de la nageoire, qui paraît s'être étendue jusqu'à la partie la plus mince du pédicule de la queue, n'est rappelé que par une tache striée parallèlement au rayon antérieur, et dont les stries étaient les petits rayons mous du fort de la nageoire. La position relative des deux dorsales est indiquée exactement dans l'exemplaire de la fig. 2 , Tab. i a, où l'on voit qu'en arrière de la nuque et à la partie postérieure du dos, les écailles ne se joignaient pas et laissaient entr'elles un intervalle dans lequel les rayons de la nageoire étaient insérés. L'anale n'a pas même laissé une trace aussi distincte de sa présence ; on reconnaît seulement , en comparant les deux plaques de l'exemplaire représenté dans la fig. I, Tab. i a^ qu'elle était placée plus en arrière que la seconde dorsale, et que même son bord antérieur correspondait au milieu de cette dorsale. Sa position est aussi indiquée par l'interruption que l'on remarque dans les écailles du bord du ventre. La caudale n'avait point de gros rayon ; ses lobes ne sont indiqués que par la couleur particulière de la roche ; l'inférieur s'étend jusqu'au milieu du supérieur. Leur insertion est très-oblique ; en sorte que le prolongement du pédicule de la queue est proportionnellement très-long. Son bord supérieur porte une large lisière de rayons imbriqués, très-gros proportionnellement à la taille de ce poisson, qui vont en grandissant depuis le bord postérieur de la seconde dorsale jusqu'au milieu du pédicule, et qui diminuent de nouveau insensiblement jusqu'à son extrémité. Ces petits rayons sont fort épais , proportionnellement à leur longueur ; ils sont moins accolés contre le bord du pédicule , et moins inclinés vers son extrémité que dans la plupart des autres genres de cette famille.

Les écailles ont une conformation si particulière, qu'on ne retrouve rien de semblable dans aucun autre genre ; les Callichthjs seulement ont aussi sur les flancs des séries de lames écailleuses très-élevées ; mais dans le genre Cephalaspis il n'y a de chaque côté qu'un rangée de plaques hautes et étroites, insérées transversalement sur le milieu des flancs ; tandis que, au bord du dos et au bord du ventre, il y a des séries de petites écailles disposées obliquement aux extrémités de celles des flancs. Sur le pédicule de la queue et sur son prolongement, les écailles ont toutes la même forme; elles sont rhomboïdales et de plus en plus petites. Celles du milieu des flancs, Tab. i a^ fig., 3, sont si hautes, que leur largeur excède huit à dix fois leur longueur, et qu'elles occupent plus de la moitié de la hauteur totale du poisson, dans sa partie antérieure du moins. Yers le milieivdu tronc elles sont moins hautes , et en dessous de la seconde dorsale elles finissent par se confondre avec les petites écailles des bords du dos et du ventre;

en sorte que les côtés de la queue et de son prolongement ne présentent plus cette disproportion frappante qu'il y a en avant entre les écailles des flancs et celles du dos et du ventre. Le bord postérieur de ces liantes plaques est droit, perpendiculaire au diamètre longitudinal du poisson, tandis que le bord supérieur est taillé en biseau; son angle postérieur est beaucoup plus élevé que l'angle antérieur. Au bord inférieur, qui est parallèle au supérieur, l'obliquité des angles est inverse. La surface extérieure de ces écailles est ornée de rides ondulées et disposées dans le sens de leur plus grand diamètre. Il y a 26 à 3o de ces plaques sur les flancs. Les séries d'écaillés du bord du dos sont placées obliquement à l'extrémité des hautes écailles des flancs, et se dirigent du haut en bas et d'avant en arrière; en sorte que l'ouverture de l'angle obtus qu'elles forment ensemble est tournée vers la tête, et son sommet vers la queue. Dans la fig. 2, Tab. i «^ on voit d'en haut la disposition de ces séries et leur jonction avec les plaques des flancs; chacune d'elles se compose de plusieurs écailles, aussi longues, dans la partie antérieure du dos, que les lisières des flancs sont larges, mais qui deviennent plus petites à mesure que celles-ci, diminuant de hauteur, se confondent davantage avec les écailles des bords. Dans chacune de ces séries il paraît y avoir quatre à cinq écailles, lig. 4- Au bord du ventre, les écailles sont dirigées obliquement en arrière, à l'extrémité des grandes lames transversales. Ces séries sont beaucoup plus étroites que celles du dos, et ne paraissent formées que de deux écailles. Vers le milieu de la seconde dorsale, toutes les écailles ont à-peu-près la même grandeur; celles des flancs seulement sont encore un peu plus hautes que longues; mais vers l'extrémité de la queue , elles deviennent de plus en plus équilatérales , et finissent par être, sur le prolongement du pédicule, des losanges, fig. 5, dont les angles aigus sont dans le sens longitudinal du poisson. Toutes ces petites écailles paraissent lisses.

L'analogie qu'il y a dans la structure des écailles entre les Callichthys et les Céphalaspis, me paraît confirmer la position que j'ai assignée aux Goniodontes et aux Siluroïdes dans l'ordre des Ganoïdes, après les Acipenser,

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II, Cephalaspis rostratus Agass.

Vol. 2, Tab. I h j fig. 6 et 7.

Cette espèce appartient évidemment au genre Cephalaspisj tel qu'il a été caractérisé d'après la précédente, dont elle ne diffère essentiellement que par la forme de la tète , qui est étroite et beaucoup plus allongée. Je n'en ai encore vu qu'un seul bon exemplaire, dans la collection de M. 3Iui'cliison; il est représenté par sa surface supérieure dans la fig. 6, et en profil dans la fig. 7. C'est une tête, dans un état de conservation semblable à celle de la fig. 3 du C. Ljellii, et dont l'empreinte seulement rappelle les formes particulières, sans que les os aient été conservés. Cependant on y aperçoit quelques détails qui ont trait aux caractères génériques , et que je n'ai pas vus dans l'espèce précédente. J'ai appelé ce poisson Cephalaspis rostratus ^ parce que la partie antérieure de la tête se prolonge en un museau pointu. Les yeux sont placés beaucoup plus en arrière sur le disque de la tête, à-peu-près à son tiers postérieur, tournés directement en haut, et encore plus rapprochés l'un de l'autre que dans le C. Lyellii; ils paraissent aussi avoir eu une forme oblongue , à en juger du moins par la légère empreinte des orbites. En arrière de celles-ci se trouvent aussi les crêtes pariéto-frontales, qui sont très-rapprochées et moins saillantes que celles du C. Lyellii^ et entre lesquelles s'élève déjà la crête occipitale. Cette tête est beaucoup plus longue que large, et ses côtés se resserrant rapidement sont plus arqués que la ligne qui va de l'extrémité du museau à la nuque , et qui s'élève en crête médiane depuis le tiers antérieur de la tête jusques entre les orbites. A l'extiémité antérieure de cette crête il y a une dépression triangulaire, longitudinale, qui pourrait avoir été occupée par les narines, lesquelles seraient alors bien plus rapprochées du bout du museau, et trèséloignées des yeux. Sur les côtés de cette dépression l'on voit deux petits mamelons, fig. 6. cCj qui me font supposer que les os maxillaires supérievu's étaient détachés de la tête, comme dans le genre Hypoplithahnus et dans quelques autres de la famille des Silures, que peut-être même ils se prolongeaient en forme de barbillons sur les côtés de la tête, et qu'ils étaient insérés dans la cavité formée par ces mamelons. La pièce o me paraît être l'os ethmoïde, arrondi à son bord antérieur, et en avant duquel l'intermaxillaire formerait le bout du museau et le bord réfléchi des côtés de la tête. Dans cette partie de l'empreinte on voit quelques tiaces de cet os, dont la surface est striée longitudinalement, tandis que sa cassure présente une structure granuleuse. J'insiste sur cette particularité, et surtout sur ce que cette surface striée se voit distinctement, avec la structure granuleuse de l'os, dans un exemplaire qui appartient évidemment au genre Cephalaspis. Celte circonstance^ jointe à celle que

les bords latéraux de la tête sont repliés vers sa surface inférieure , rendra plus facile la détermination des antres espèces. Vers la région des yeux l'on voit encore, en a a, deux prolongcmcns latéraux, qui me paraissent être les équivalens des cornes du croissant du C. Lyellii. Sur le côté droit de la tête on voit évidemment que sa surface inférieure est striée longitudinalement; sur le côté gauche il y a une portion de l'os dont la surface extérieure est striée également; des deux côtés on voit la structure granuleuse de l'épaisseur de l'os. Enfin, au bord postérieur du côté gauche, il y a vuie portion des parois latérales de la tête intacte , sur la surface extérieure de laquelle on remarque encore de semblables stries longitudinales, comme sur l'empreinte de la surface inférieure au bord de sa cassure. Entre ces deux surfaces on retrouve la structure granuleuse de l'os, et l'on voit évidemment que les surfaces striées sont d'une substance différente 5 que c'est une couche d'émail qui recouvre les os de la tête.

Cette espèce n'a encore été trouvée qu'à Whitbach, dans le vieux grès-rouge. Tous les exemplaires que j'ai vus sont de la collection de M. Murchison.

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