‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 76 sur 289 · III. Tetragonolepis speciosus Agass · texte numérisé non relu

III. Tetragonolepis speciosus Agass

Yol. 2, Tab. 23 5.

L'original de cette planche est l'exemplaire le plus complet que j'aie vu du genre Tetragonolepis. Il provient du Lias de Lyme Régis, et se trouve dans la collection

de Lord Cole, Cette espèce a atteint à-peu-près les mêmes dimensions que le T. con- Jluens, auquel elle ressemble le plus. Malgré cette affinité, ses caractères sont trèstranchés et très-faciles à saisir. Tous les os du crâne, les pièces operculaires, les plaques buccales, les rayons branchiostègues et les mâclioires, sont recouverts d'une granulation squameuse presque uniforme : ce sont de petites saillies obtuses, distinctes, déprimées, et qui ont en quelque sorte l'apparence de petites écailles imbriquées; celles des os intermaxillaires et de l'etlimoïde seulement, sont un peu plus grosses. Sur les écailles de la nuque et du milieu du. dos, jusqu'en avant de la dorsale, il y a une semblable granulation, mais dont les saillies sont confluentes, et plutôt linéaires que squameuses au centre du dos. Du reste, la surface de toutes les écailles est parfaitement lisse; le bord postérieur seulement est orné d'une dentelure très-fine, qui devient pres'que imperceptible sur les écailles postérieures de la queue. Celles des flânes de l'abdomen sont beaucoup plus hautes que larges ; sur les côtés de la queue et au bord du dos, elles sont rhomboïdales et équilatérales. Les pectorales sont de moyenne grandeur; leurs rayons sont faibles, tandis que les osselets de leur bord extérieur sont plus forts, comme dans le T. confluens. Les rayons des ventrales sont beaucoup plus épais que ceux des pectorales, et plus souvent divisés; les onglets marginaux sont aussi plus gros. Il est assez singulier que les rayons de l'anale soient aussi plus épais que ceux de la dorsale ; leurs articulations sont très-rapprochées , depuis le quart inférieur de leur longueur, et les divisions premières aussi profondes que les articulations. On entrevoit une vingtaine de rayons. La partie antérieure de la dorsale est complètement enlevée. La caudale est très-vigoureuse, fort large et composée de gros rayons, qui sont proportionnellement beaucoup plus épais que longs ; toute la partie visible des rayons est articulée de très-près, mais leurs divisions longitudinales sont lyoins piofondes, surtout celles des rayons extérieurs, qui ne dépassent pas la moitié de leur longueur ; tandis que ceux du centre sont fendus jusqu'à leur tiers inférieur. Les osselets imbriqués du lobe supérieur sont un peu plus gros que ceux du lobe inférieur; ils deviennent de plus en plus petits, et sont en général plus inclinés que ceux des pectorales et des ventrales. Il y a ^3 rayons dans cette nageoire.

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