IV. Tetragonolepis pustulatus Agass
Vol. 2. Tab. 23 c.
Cette espèce est sans contredit la plus grande du genre j les exemplaires que j'en ai vus, quelque imparfaits qu'ils soient en général, indiquent un poisson très-grand, plus grand même que le T. angiilifer (Tab. 23 ) , auquel il ressemble par plusieurs caractères. Le meilleur fragment que j'en connaisse se trouve dans la collection de Lord Cole; il a environ un pied de longueur. C'est l'original de ma figure. On y voit clairement que tous les os des côtés de la tête sont couverts de saillies obtuses, déprimées, ressemblant à de gros grains de sable, de forme irrégulière, dont leur surface serait parsemée. Les écailles sont très-finement dentelées à leur bord postérieur; leur surface extérieure a un aspect très-particulier, en ce que son milieu, ainsi que la partie comprise entre deux lignes que l'on tirerait de ce milieu aux angles postérieurs, quoique lisse en apparence, offre, quand on l'examine de près, des stries peu profondes qui se dirigent irrégulièrement vers le bord postérieur de l'écaillé. Les angles antérieurs, supérieur et inférieur , sont couverts de saillies en forme de pustules , semblables à celles des os du crâne, mais plus grosses, plus irrégulières et plus déprimées encore; ensorte que les plus grandes ressemblent à de petites écailles coucliées svir les écailles. Celles du voisinage de la tête et celles de la nuque sont presque entièrement couvertes de ces pustules.
On ne voit dans cet exemplaire aucune trace des nageoires, non plus que des os du crâne ; on y distingue seulement les pièces operculaires , la mâchoire inférieure , les rayons branchiostègues et les pièces sous-orbitaires , avec une portion du tronc couvert de ses écailles. M. Jobnston, à Bristol, en possède un, de dimension à-peu-près double, mais qui n'est pas mieux conservé.
Ces fossiles ont été trouvés dans des rognons calcaréo-marneux du Lias de Lyme- Regis.