‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 83 sur 289 · X. Tetkagonolepis ovalis Agass · texte numérisé non relu

X. Tetkagonolepis ovalis Agass

Vol. 2. Tab. 21, fig. 3.

Cette espèce n'a encore été trouvée que dans le Lias des environs de BoU; tous les exemplaires que j'en ai vus sont de la collection de M. le D' Hartmann à Gœppingen , à qui la découverte en est due. Les différences qui la distinguent de la précédente sont plutôt des différences de forme générale que des caractères de détail particuliers. C'est la plus allongée de toutes les espèces du genre à moi connues ; elle forme un ovale qui se réti'écit insensiblement à sa partie postérieure. La tète est proportionnellement plus petite et surtout considérablement plus allongée que celle de ses congénères. Sa gueule est aussi un peu plus fendue; ses dents ont du être également plus longues, puisqu'elles le paraissent autant que celles de toutes les espèces connues, quoiqu'elles aient toutes la pointe brisée. Ce qu'il reste des os de la tête, dans l'exemplaire que j'ai fait graver, appartient au côté gaucbe et n'est visible que par sa face interne. Au bord inférieur de l'interopercule et du subopercule on voit 7 rayons brancbiostègues larges et aplatis. Ce qu'il y a de très-curieux dans cet exemplaire, c'est qu'une partie des arcs branchiaux et des peignes des branchies elles-mêmes est parfaitement bien conservée , et visible entre les rayons brancbiostègues et l'orbite. Il n'est pas possible de reconnaître dans la structure des branchies la moindre différence d'avec les branchies pectinées des poissons ordinaires de notre époque. L'orbite est entourée de sous-orbitaires étroits. Presque tous les os du crâne sont enlevés; cependant l'on remarque en avant un fragment de l'ethmoïde et du frontal antérieur, dont la surface porte de petits tubercules arrondis, et en arrière les plaques suroccipitales au nombre de [\ , qui permettent de reconnaître la forme et les dimensions de la tête. Dans d'autres exemplaires j'ai reconnu que tous les os du crâne et surtout les pièces operculaires portent une granulation tuberculeuse, très-peu serrée.

Tout le tronc présente à découvert sa face extérieure gauche ; vers la queue , seulement, et le long de la dorsale et de l'anale, on voit un petit espace où les pai'ties solides du corps ont entièrement disparu et n'ont laissé que leur empreinte. Les écailles sont très-petites le long du dos et sur les côtés de la queue; celles des flancs sont beaucoup plus grandes, et surtout beaucoup plus hautes que longues, excepté vers la gorge et en dessous des pectorales, où elles sont à-peu-près équilatérales. Leur surface à toutes est parsemée d'aspérités irrégulières, tantôt en forme de petits tubercules ar-

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rondis, tantôt en lignes sinueuses peu saillantes. Tous leurs bords sont droits, et leurs onglets articulaires assez gros. «

La dorsale commence bien en avant du milieu du dos , et se termine à ime distance de la caudale égalant la largeur du pédicule de la queue. L'anale est beaucoup plus comte, son étendue égale à peine la moitié de celle de la dorsale; mais ces deux nageoires se terminent vis-à-vis l'une de l'autre. Elles sont formées de rayons grêles, bifurques seulement à leur extrémité , et dont les articulations transversales sont trèsrapprocbées; à leur bord antérieur il y a une série de petits fulcres peu serrés. Les ventrales, qui sont très-petites, sont placées vis-à-vis du bord antérieur de la dorsale. Les pectorales, également petites, ont des rayons proportionnellement grêles. La caudale est passablement grande , pour la taille de ce poisson ; son insertion est légèrement oblique , parce que les rayons du lobe inférieur sont insérés à l'extrémité d'apophyses épineuses qui s'étendent moins en arrière que la base des rayons du lobe supérieur. Tous ces rayons sont proportionnellement plus grêles que dans la plupart des autres TetragOTiolepis ; ils sont bifurques à plusieurs reprises jusque vers le milieu de leur longueur, et articulés de très-près jusque vers leur insertion. Les fulcres qui bordent le lobe supérieur sont assez gros aux points d'insertion des rayons de la nageoire, mais ils vont en diminuant rapidement jusqu'à son extrémité; ceux qui s'étendent le long du lobe inférieur sont très-petits dès la base de la nageoire.

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