‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 85 sur 289 · XII. Tetragonolepis dorsalis Agass · texte numérisé non relu

XII. Tetragonolepis dorsalis Agass

Vol. 2. Tab. 21 , fig. I et 2 ; Tab. 21 a j fig. i.

L'original de la pi. 21 « se trouve dans la collection de M. Stockes; celui de la pi. 21 est au 31usée Britannique. Ils proviennent tous deux du Lias blanc de Byrford dans le Comté de Gloucester. Ce sont les seuls exemplaires de cette espèce que j'aie vus jusqu'ici ; elle est très-caractérisée par sa forme ovale oblongue , et par les rayons allongés du bord antérieur de la dorsale. La tête est courte, mais large; à la surface de ses os on remarque quelques rides et une granulation peu serrée , sur l'opercule surtout. La ceinture thoracique est également granulée, mais les écailles sont parfaitement lisses; l'émail qui les recouvre est assez mince pour que l'on aperçoive les bords de leurs lames d'accroissement. Elles sont passablement grandes, surtout sur les côtés des parois abdominales, mais beaucoup plus petites sur la queue et le long du dos. Leurs bords sont droits et entiers; il n'y a pas de dentelure à leur bord postérieur. La ligne latérale est très-visible; elle s'étend presque directement, avec une légère flexion vers le dos, de l'angle supérieur et postérieur de l'opercule jusqu'au milieu du pédicule de la queue. La dorsale commence un peu en avant du milieu du dos, et se termine vis-à-vis l'extrémité postérieure de l'anale, qui est presque de moitié plus courte. Le bord antérieur de ces deux nageoires est plus élevé que leur extrémité. Les rayons antérieurs de la dorsale, surtout, sont environ du double plus longs que les postérieurs; les plus grands sont cependant précédés de quelques autres petits qui s'allongent insensiblement. Les rayons de ces deux nageoires sont grêles, bifurques dans leur moitié supérieure, et ont des articulations transversales assez distantes. La caudale est proportionnellement grande; son insertion paraît oblique, et les rayons de sa partie supérieure paraissent sensiblement plus courts, leur base étant recouverte par les écailles du pédicule de la queue, qui s'étendent plus loin dans sa partie supérieure que dans sa partie inférieure. Les rayons de cette nageoire sont assez grêles, bifurques à plusieurs reprises depuis leur milieu, et divisés par des articulations transversales plus rapprochées que celles des rayons de la dorsale et de l'anale.

Le long de ses bords supérieur et inférieur l'on distingue une série de petits fulcres grêles; son bord postérieiu- est coupé presque carrément, et n'a qu'une légère échancrure. Les ventrales sont placées vis-à-vis le bord antérieur de la dorsale, et les pectorales assez bas en dessous du subopercule. Il n'est resté de ces nageoires que des traces peu distinctes.

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