XIII. Tetragonolepis monilifer Agass
Vol. 2. Tab. 21 a j fig. a, 3, 4? 5.
L'original de ma figure provient du Lias blanc de Banwell, et appartient à M. le D' Fox de Bristol. M. le Prof. Sedgwick a aussi recueilli plusieurs exemplaires de cette espèce dans le Lias de Barrow sur la Soar, où elle paraît n'être pas très-rare.
Sa forme est presque circulaire; c'est la plus large de toutes les espèces connues de ce genre. Le pédicule de la queue est très-court; la dorsale s'étend depuis le milieu du dos jusqu'à sa partie la plus étroite. L'anale, qui est de moitié plus courte, se termine à la même hauteur . La caudale est proportionnellement beaucoup plus grande, et coupée carrément. Les rayons de ces trois nageoires sont grêles; leurs articulations transversales ne sont pas très-rapprocliées ; cependant les articles ne sont guère plus longs que larges. Les rayons de la dorsale sont les plus courts; ceux de l'anale, surtout à son bord antérieur, sont plus allongés et moins serrés. Les plus longs et les plus distans sont ceux du milieu de la caudale; aux bords supérieur et inférieur de cette nageoire, il y a des fulcres allongés et peu serrés; on en voit de semblables en avant de la dorsale et de l'anale. Les ventrales sont très-petites, à rayons fort grêles, et opposées au bord antérieur de la dorsale. Les pectorales sont .entièrement enlevées.
Les écailles de la partie supérieure du corps sont beaucoup plus petites que celles des flancs; elles sont équilatéraleset romboïdales; il y en a de semblables sur le pédicule de la queue, qui sont ti'ès-uniformes. Celles qui bordent les nageoires, surtout le long de l'insertion de la caudale, sont les plus petites de toutes, et un peu plus allongées que celles qui sont plus avancées sur le tronc. Celles qui recouvrent les parois abdominales sont les plus grandes; elles sont plus hautes que longues. Les bords de toutes ces écailles sont droits, sans dentelure; leur onglet articulaire est allongé et pointu; leur surface extérieure est entièrement lisse, excepté vers la base de l'émail à son bord antérieur , où l'on remarque des points saillans disposés en séries comme les grains d'un chapelet (fig. 3 et 4) ? mais qui manquent aux écailles du pédicule de la queue (fig. 5.) Le centre des écailles est légèrement déprimé. La ligne latérale va directement de l'angle supérieur de l'opercule au milieu du pédicule de la queue.
On ne volt de la têle que la partie postérieure du crâne et une partie des pièces operculaireSj trop brisées pour que leur forme puisse être décrite.