‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 94 sur 289 · III. Semionotus LA.TUS Agass · texte numérisé non relu

III. Semionotus LA.TUS Agass

Vol. 2. Tab. 27.

Dapedius altivelis Agass. Tahl. syn. Vol. 2, p. 8.

En 1829, par conséquent long-temps avant d'avoir vu un seul Semionotus entier, j'avais inscrit dans mes notes, sou s le nom àe Dapedius altivelis j un poisson qui se trouve au Musée de Munich, et que j'ai fait représenter dans la fig. i de cette planche. Son gisement m'était inconnu; mais la ressemblance de ses écailles avec celles du Dapedius politus de la Bêche, me fit penser qu'il pourrait bien provenir de quelque couche jurassique. Après avoir établi le genre Semionotus, d'après l'exemplaire que j'ai décrit sous le nom de ^5". leptocepJialuSj et que M. le Prof. Jœger m'avait fait voir à Stuttgart, en i83i , je ne me doutai point encore que mon Dapedius altivelis pût appartenir à ce genre. Ce n'est qu'après en avoir vu des exemplaires plus complets , déposés dans la collection de la Société Géologique de France par M. Boue, et après avoir revu celui de 3Iunich en i833, que j'ai reconnu les vrais rapports génériques de ce poisson. La fig. 2 de ma planche représente un des exemplaires de la Société Géologique de France. J'ai appris en même temps de M. Boue, que ces exemplaires provenaient des schistes bitumineux de Seefeld, qui doivent être rapportés au Lias. La roche qui contient l'exemplaire de Munich ne diffère de celle des exemplaires de Paris que par une teinte un peu moins foncée. Depuis, j'en ai vu encore de tout semblables à Londres, dans la eoUection de M. Murchison.

Cette espèce est la plus large du genre ; la forme de son corps est trapue. Le dos est fortement voûté; mais le bord de l'abdomen est presque droit. La dorsale commence environ au milieu du dos , et s'étend jusque vis-à-vis de l'anale ; son bord antérieur est beaucoup

plus élevé que sa partie postérieure ; ses rayons sont fréquemment bifurques à leur extrémité , et articulés de très-près jusque vers leur base en lignes transversales brisées. Le long de son premier rayon il y a de gros fulcres. Les venti-ales avancent vm peu plus que le bord antérieur de la dorsale. Le pédicule de la queue n'a pas à beaucoup près la moitié de la largeur du tronc. La caudale est large, et son insertion oblique; ses rayons sont moins bifurques que ceux de la dorsale; elle est peu échancrée. Le long de son bord supérieur il y a des fulcres très-serrés. Les pectorales sont petites.

Les écailles sont proportionnellement assez grandes ; celles des séries antérieures , surtout sur les côtés de la cavité abdominale, sont un peu plus hautes que longues. En arrière et le long du dos , elles sont presque équilatérales, fig. 3. Celles de la partie supérieure du pédicule de la queue sont sensiblement plus petites et en forme de lozange allongée. Leurs bords supérieur et inférieur sont légèrement arqués ; le bord postérieur paraît avoir été partout parfaitement droit et lisse ; leur surface est pareillement lisse.

Page 1