II. Lebias PERPUSiLLUs Agass
Vol. 5, Tab. /.i, fig. 3. 4. 5.
Les individus de cette espèce, pas plus que ceux du Lebias cephalotes, ne montrent de traces distinctes des dents. Cependant la forme de la tête, la position de la dorsale, à-peu-près vis-à-vis de l'anale, celle des ventrales très en arrière ^ et les nombreux rayons branchiostègues, comme aussi la petitesse de la bouche j nous indiquent que c'est très-probablement un Lebias.
L'espèce est caractérisée par son dos relevé et arrondi. Les écailles paraissent avoir été fort grosses. Les nageoires étaient de taille moyenne. Je compte 12 osselets interapopbysaires à l'anale. Les rayons sont moins bien conservés; cependant on en compte au moins 12 sur l'original de fig. 4- La caudale est tout-à-fait arrondie, composée de 2. 19. 2 rayons; l'anale en a 9; les ventrales au moins 7; ceux des pectorales, dont le nombre est plus considérable, se font remarquer par leur extrême ténuité.
A la tête on reconnaît parfaitement bien la base du crâne, l'os hyoïde, les pièces operculaires et l'arcade palatine et temporale. La colonne vertébrale est composée de très-petites vertèbres fort rapprochées et pourvues d'apophyses épineuses très-longues. On compte 1 5 vertèbres abdominales, avec 12 paires de côtes et i5. I vertèbres caudales. Il n'est resté aucune trace des arêtes musculaires.
Les trois exemplaires figurés font partie de la collection de M. Lavater, et proviennent des schistes d'Oeningen. Il existe en outre au Musée de Carlsruhe une plaque portant trois exemplaires de cette espèce , très-rapprochés l'un de l'autre. Dans l'un on distingue surtout bien les os de la tête , l'opercule et les rayons branchiostègues , au nombre de 8. La mâchoire inférieure a conservé quelques traces des dents, sans qu'on puisse y découvrir le caractère distinctif du genre.