II. ISTIEUS MACROCEPHALUS AgasS
Vol. 5, Tab. 16.
Dans cette espèce , la longueur de la tête égale plus du quart de la longueur totale. Elle est en même temps fort haute, et parait l'emporter, à cet égard, sur le tronc. La colonne vertébrale, d'abord assez grosse, s'amincit considérablement vers la queue; mais les vertèbres n'en conservent pas moins leurs dimensions relatives , et sont toujours au moins du double plus hautes que longues. Leur nombre est de quatre-vingt dans un petit poisson de sept pouces de long (voyez la figure supérieure) . Dans cette espèce , comme dans la précédente, les osselets interapophysaires sont moins nombreux que les apophyses, mais ils sont bien moins vigoureux et surtout moins longs ; il y en a aussi ici un pour deux apophyses . mais ils sont en même nombre que les rayons de la dorsale. Les nageoires sont fort bien conservées et nous permettent par conséquent une étude détaillée de leur structure. La caudale . bien que divisée en deux lobes , se fait remarquer par sa forme arrondie ou subtronquée. Les rayons sont fort gros et divisés nombre de fois. Mais il y a à la base de chaque lobe une quantité considérable de petits rayons simples ; j'en compte au moins une douzaine au lobe supériem% qui passent insensiblement aux grands rayons branchus. La dernière vertèbre est divisée en un certain nombre d'apophyses disposées en éventail, et dont les quatre principales portent les grands rayons de la caudale, tandis que les autres, plus petites, portent les petits rayons simples des bords de la nageoire. La dorsale est très-uniforme, au moins dans le grand exemplaire de Tab. 1 6 ; elle commence à une petite distance de la nuque, et s'étend jusque près de l'origine de la caudale. Il y a à cet égard une différence assez marquée entre les deux exemplaires figurés. Dans le petit, les rayons diminuent beaucoup plus brusquement, et les ])remiers sont au moins du double plus longs que ceux qui sont en face des ventrales , ce qui n'a nullement lieu dans le grand exemplaire. Est-ce là une variété d'âge, ou bien cela tient-il à l'état de conservation de cette plaque? C'est ce qu'on ne pourra décider que lorsqu'on possédera un plus grand nombre d'exemplaires. L'anale est composée d'une douzaine de rayons assez gros et divisés nombre de fois. Les ventrales n'ont guère que sept rayons, qui sont àpeu-près de même longueur que ceux de l'anale, et comme eux fortement divisés. Les pectorales, qui ne sont conservées que dans le petit exemplaire, ressemblent fort aux ventrales. Quelques-uns des os de la tête sont aussi très-bien conservés, et entre autres les pièces opercùlaire»; la mâchoire inférieure se voit assez distinctement dans le grand exemplaire.
C'est une espèce de la craie. L'original de la grande figure de ma planche se trouve au muséum de Paris ; celui de la petite au musée de Bonn, Ils proviennent des Baumberge près de Munster.
Ton. V. 2' Part. 13