‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 123 sur 156 · III. ISTIEUS MICROCEPHAtUS ÂgaSS · texte numérisé non relu

III. ISTIEUS MICROCEPHAtUS ÂgaSS

Vol. S, Tab. 17.

C'est une espèce très - ramassée ; avec cela la tête est plus courte que chez les précédentes, car elle n'égale guère que le cinquième de la longueur. Mais comme elle est en même temps plus haute, elle n'en paraît que plus massive. En revanche , la colonne vertébrale est grêle, quoique composée d'un nombre de vertèbres qui se monte à plus de quatre-vingt. Les dernières sont au moins de moitié plus petites que les autres ; elles n'ont pas d'apophyses articulaires , mais leurs articulations sont indiquées par des étranglemens distincts ; tontes se distinguent par une apparence caverneuse très-marquée. Les côtes sont longues et très-serrées. Les apophyses épineuses sont plus grêles, surtout celles des vertèbres abdominales; celles des vertèbres caudales sont un peu plus robustes , mais en même temps plus courtes et plus arquées. Comme dans les espèces précédentes , les osselets interapophyses sont bien moins nombreux que les apophyses, et comme ils ne sont pas très-larges, ils n'en paraissent que plus espacés , excepté à l'origine de la dorsale , où ceux qui portent les rayons simples de la dorsale sont très-rapprochés. A part ces quelques rayons simples, la dorsale est très-uniforme ; elle commence au tiers de la longueur, par conséquent plus en arrière que dans aucune autre espèce, et s'étend jusque près de la queue. Les rayons de l'anale sont plus longs que ceux de la dorsale; leurs osselets, en revanche, sont plus courts. Les ventrales sont insérées au milieu du bord abdominal; elles comptent environ huit rayons, tous três-divisés. 11 existe en avant et au dessus des ventrales un grillage d'osselets particuliers qui s'entrecroisent avec les côtes, et qui paraissent être des arêtes musculaires costales abaissées sur les côtes. Parmi les os de la tête , on distingue les rayons branchiostègues qui sont robustes et fortement arqués en arrière. La gueule est peu fendue, et l'on remarque au bord de la mâchoire supérieure une rangée de dents crochues et très-acérées. Le museau est court et tronqué. Les écailles n'ont laissé que des traces très-frustes qui prouvent cependant qu'elles étaient grandes.

Cette espèce provient, comme les précédentes, du terrain crétacé des Baumberge. Les originaux se trouvent au musée de Bonn et dans la collection de M. le comte de Miinster.

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