‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 129 sur 156 · I. Osmeroides monasterii Âgass · texte numérisé non relu

I. Osmeroides monasterii Âgass

Voi. 5, Tab. 60 rf, fig. 3.

L'espèce que j'appelle ainsi est un poisson trapu. La tête est grosse et contenue au moins quatre fois dans la longueur totale. La plus grande hauteur du tronc est en avant des pecto-

. raies ; de là le corps se rétrécit insensiblement jusqu'au pédicule de la queue, qui est encore fort large. La charpente osseuse est composée de vertèbres assez grosses . très-uniformes, et en général aussi hautes que longues. Il y en a au moins vingt-six, dont quinze caudales et onze abdominales. Les nageoires sont toutes bien fournies de rayons. La dorsale a son insertion à la hauteur de la huitième vertèbre abdominale ; elle est par conséquent bien plus en avant

.que dans le genre Osmerus. Au devant des premiers rayons articulés se voient deux rayons simples qui sont probablement des épines. Les ventrales insérées un peu en arrière de la dor-

— iOk — sale, sont fort larges, composées de sepl gros rayons très-branchus. L'anale est un peu moins développée; néanmoins ses rayons sont gros et très-divisés. Les pectorales sont longues , étroites et composées de rayons plus grêles. La caudale a dû être très-vigoureuse à en juger d'après ce qu'il en reste. En avant des rayons branchus, il y a un nombre assez, considérable de petits rayons simples. La gueule est peu fendue ; mais l'on remarque à la mâchoire inférieure quelques traces de fines dents. L'orbite est petite.

Cette espèce m'a été communiquée par M. le comte de Munster ; elle provient de Ringerode près de Miinster d'une couche supérieure au grès vert.

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