‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 135 sur 156 · V. Clupea lata Agass · texte numérisé non relu

V. Clupea lata Agass

Vol. S, Tab. 61, fig. iO.

Il existe dans la collection de M. Alexandre Brongniart une plaque très-bien conservée d'une espèce qui m'a paru se distinguer de toutes les autres par la forme particulière du tronc, qui , au lieu d'être le plus large immédiatement devant la dorsale, l'est, au contraire, à la ceinture thoracique , d'où il se rétrécit insensiblement en arrière. La tète est très-grosse , et ,

(juoiqiie mutilée , on peut cependant conclure de la forme de ses os , qu'elle était à-peu-près aussi haute que longue. Le squelette du tronc est, en revanche, très-grèle, et quoique notre exemplaire ne soit pas plus grand que le C. macropoma décrit ci-dessus, il n'en a pas moins une dixaine de vertèbres de plus (au moins cinquante) ; les vertèbres sont toutes plus hautes que longues, ce qui fait paraître leurs apophyses très-rapprochées. Ces dernières sont en outre très-grèles et plus ou moins anjuées. Les côtes , au contraire , sont droites , et l'on distingue parfaitement les côtes sternales qui s'étendent jusqu'au bord ventral, et ont l'air de faire corps avec les vraies côtes. Un second caractère propre à l'espèce, c'est la position très-reculée de la dorsale, dont l'insertion est au-delà de la moitié de la longueur du corps. Elle ne paraît pas être très-fournie, et ses rayons sont fort grêles. La caudale ne présente rien de particulier, et l'inégalité des lobes dans notre exemplaire n'est certainement qu'accidentelle. Celte espèce provient du Liban.

VL Clupea brevis Agass.

Vol. 8, Tab. 62, fig. 1 et 2.

Syn. Clupea brevis De Blainv. — Inscrite à tort sur la planche sous le nom de M. De Blainville.

Cette espèce mérite à peine le nom de brevis , attendu qu'il y en a de beaucoup plus trapues. En effet, la plus grande largeur en avant de la dorsale n'égale pas même le cinquième de la longueur. La tête est contenue à-peu-près cinq fois dans la longueur du corps. La colonne vertébrale est fortement courbée en haut vers la nuque ; elle se compose d'à-peu-près quarante vertèbres , dont dix-huit abdominales et vingt et une ou vingt-deux caudales. La dorsale occupe le milieu du dos ; elle n'est pas bien développée et ne compte qu'une dizaine de rayons. Il en est de même de l'anale, qui n'occupe qu'une petite partie du bord ventral. Les pectorales et les ventrales sont également frustes , et l'on peut par conséquent citer comme un des caractères de l'espèce le petit nombre de rayons qui entrent dans la composition des nageoires. La caudale est d'une conformation toute particulière, du moins dans l'exemplaire de fig. i ; au lieu d'être échancrée, elle est arrondie. Reste à savoir si cette circonstance n'est pas due au hasard ; autrement il ne conviendrait pas sans doute de laisser cette espèce dans le genre des Clupes. Le nombre des rayons principaux est de douze ou treize, portés par six apophyses de la dernière vertèbre caudale.

C'est une espèce propre aux schistes de Glaris. Les originaux de mes figures font partie des collections de lord Enniskillen et de sir Philipp Egerton. Le musée de Neuchàtel en possède aussi des exemplaires , dans lesquels la caudale est mieux conservée et moins tronquée. .

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