‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 59 sur 156 · II. Sphyraena gracilis Agass · texte numérisé non relu

II. Sphyraena gracilis Agass

Vol. S, Tab. 10, %. I. ,

Quoique l'empreinte de cette espèce paraisse beaucoup plus large que celle de la précédente, cependant toute sa charpente osseuse est plus grêle. La colonne vertébrale en particulier est composée de vertèbres très-allongées et fort minces. La tête paraît aussi beaucoup plus large ; mais il faut considérer que presque tous les os du crâne et de l'opercule sont disjoints et déplacés; ce qui contribue en outre à faire paraître le tronc plus large qu'il n'est réellement, ce sont les écailles éparses qui débordent le squelette. Du reste, le poisson a subi une demi-torsion vers la nuque, ce qui nous explique la position en apparence extraordinaire des côtes qui sont tournées en haut. La tête est vue par le haut, tandis que le train postérieur est vertical. Le synciput est un peu à droite, il doit se trouver en entier dans la plaque opposée ; mais la pierre est trop dure pour qu'on puisse le mettre à découvert. Les pièces operculaires sont tombées de part et d'autre sur les côtés. Les côtes sont longues, mais grêles : les apophyses sont de moitié plus courtes. On compte vingt-quatre vertèbres dont quatorze caudales et dix abdominales. Les trois premières vertèbres portent la caudale qui est mutilée. Entre les neuvième et dix-septième vertèbres sont insérés les osselets qui portent la dorsale postérieure ; j'y compte dix rayons, dont le premier est le plus long et simple. Les deux osselets antérieurs n'ont pas de rayons.

L'anale est comprise entre les dixième et quatorzième vertèbres. Les ventrales ne sont visibles que sur la plaque opposée à celle que j'ai fait représenter ; elles sont situées un peu en avant de la dorsale antérieure et très-mutilées.

On voit à peine les dents de la mâchoire supérieure ; à l'inférieure, il y a six grosses dents coniques bien distinctes , entre lesquelles on en aperçoit de plus petites. Les orbites sont grandes, les mâchoires vigoureuses. Les écailles n'ont laissé que des traces imparfaites de leur présence. Il n'y en a qu'une seule qui soit bien conservée. Les lignes concentriques y

sont très-fines et très-rappi'ochées ; mais elles ne sont visibles que latéralement. Dans la partie antérieure, les rayons divergeas, qui sont très-accusés, les font disparaître. En arrière, le bord dentelé des lames forme de petites proéminences alignées qui donnent à cette partie de lécaille un aspect granuleux. La ligne latérale n'est visible que partiellement, à gauche, vers la queue, et à droite, vers la dorsale.

(^ette espèce existe en double plaque au nmsée de Munich. Elle est originaire de Monte- Bolca, et faisait autrefois parlie de la collection de Cobres. Il en existe de très-belles plaques dans les collections de lord Emiiskillen et de sir Philipp Egerton, provenant également de Monte-Bolca.

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