‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 63 sur 156 · II. SaUROCEPHALUS STRIATUS AgaSS · texte numérisé non relu

II. SaUROCEPHALUS STRIATUS AgaSS

Vol. 5, Tab. 2Sc, fig. 21-29.

Il existe dans la collection de M. Mantell plusieurs fragmens de mâchoires dont les dents , quoique plus petites que celles du 5. lanciformis Harl. , appartiennent cependant évidemment au même genre. Elles sont très-serrées , fortement comprimées latéralement et garnies de plis verticaux distincts, plus ou moins irréguliers et surtout accusés dans la partie inférieure. La pointe est à-peu-près lisse. On remarque en outre, à la base de la dent, une zone étroite de fines stries verticales qui contrastent avec les gros plis au dessus, et qui ne sont guère visibles qu'à la loupe (fig. 19 et 20).

Les deux exemplaires figurés proviennent l'un et l'autre de la craie d'Angleterre, des environs de Lewes.

k° Du GENRE Saurodon Hays.

Saurodôn leanus Hays.

Vol. S, Tab. 25c, fig. 30-31.

Syn. Sauiodon. leanus Hays Trans. of the Amer. Philos. Soc. Vol. 3, part. 2, p. Mi.

Ce type n'est connu, comme le précédent, que par quelques fragmens de mâchoires. L'auteur du genre, M le docteur Isaac Hays, trompé par la forme extérieure des dents, en a fait

un Saurien , tandis (|ue c'est à la classe des Poissons qu'il doit être rapporté , à raison de sa structure inlinie. Les dents sont d'assez grande taille ; mais au lieu d'être régulièrement coni- <|ues, comme les dents dn Sauroceplialus, que nous venons de décrire, elles sont arquées en arrière, et leur pointe est coupée obliquement avec un rebord renflé. La surface est finement vStriée depuis la base jusqu'au sommet, excepté sur la tranche du sommet. A la base de la dent est un renflement annulaire assez prononcé, au dessous duquel on remarcjue la racine . qui est réticulée. Or, ainsi (jue nous l'avons démontré ailleurs, il n'y a que les dents de poisson qui aient cette apparence particulière. Pour mieux faire ressortir tous ces détails, j'ai re- {>résenlé l'une des dents grossie (fig. .51 ). La racine elle-même parait faire corps avec l'os de la uïàchoire ; mais celui-ci n'est pas assez bien conservé dans notre exemplaire pour que j'aie pu en étudier la structure intime.

L'original se trouve dans la collection de M. Manlel! , et provient de la craie de Lewes.

A la suite de ces genres j'inscris provisoirement une coupe nouvelle dont je ne connais, il est vrai, que quelques écailles et une partie de la colonne vertébrale. Leur organisation me fait cependant penser que c'est dans le groupe des Sphyrènes qu'il faut les ranger. J'ai nommé ce nouveau genre Cladocyclus, à cause du tube des écailles de la ligne latérale qui est branchu, comme chez les Labres. J'en connais maintenant deux espèces, l'une provenant de la craie de Lewes, dont j'ai représenté deux écailles, Tab. 2.5 o, fig. 5 et 6 , comme des écailles du genre Hypsodon. J'ai dû depuis à l'obligeance de M. Elie de Beaumont un fragment d'une autre espèce provenant du Brésil, que je connaissais déjà antérieurement. J'ai trouvé sur ce fragment des écailles semblables à celles de Lewes, associées à un type de Vertèbre qui dilïère de celui du genre Hypsodon. Je me suis dès-lors convaincu que ces écailles appartiennent au genre Cladocyclus, et j'ai inscrit dans mes notes l'espèce de Lewes sous le nom de Cladocyclus lev\ esiensis , et nommé celle du Brésil Cladocyclus Gardneri , du nom du botaniste anglais à qui j'en ai dû la première connaissance. Je décrirai ces deux espèces lorsque je pourrai publier des dessins de tous les fragmens que j'ai examinés.

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