I. GoBio ArfALis Agass
Vol. 5, Tab. 54j fig- I, 2 et 3.
Cyprinus Gobio De Saussure Catal.
Quoique confondue par Saussure avec le goujon commun, cette espèce en est cependant très-distincte et très-facile à caractériser par la position respective des ventrales et de l'anale, qui sont plus rapprochées que dans l'espèce vivante. L'anale ellemême paraît plus allongée et ressemble davantage à celle du Gobio uranoscopus Ag. {Poissons (Veau douce, Cyprins^ ; la dorsale paraît être plus large; les ventrales en revanche étaient peut-être un peu plus courtes et les pectorales beaucoup plus petites (fig. I. 2. 3). Le tronc enfin est moins large et moins gros que dans le G.flm'iatilis,
surtout vers la dorsale , et tout le poisson par conséquent plus élancé. En comparant avec soin mes ti'ois figures on peut sans peine reconstruire cette espèce dans sa parfaite intégrité. Fig. 3 nous donne l'idée la plus juste de sa forme et des rapports de ses parties; mais comme l'original est fendu par le milieu du ventre et qu'on pourrait supposer la tête ne pas appartenir au même individu^ j'ai ajouté la fig. i oii le même poisson se voit sur ime plaque intacte, qui permet en outre de mieux étudier divers détails. Il en est de même de fig. 3, oii la raie qui traverse la tête ne pénètre pas la pierre de part en part ; c'est un coup de scie qu'on aura donné sans doute dans l'intention de réduire la pierre aux dimensions d'un squelette à^Aspius gracilis qui se voit sur le revers de la même plaque.
A l'aide de ces trois exemplaires, il est facile aussi de connaître la formule des nageoires. La caudale qui est grande, large et très-peu échancrée, a 1. 9. 8. I. rayons, tous ramifiés à leur extrémité , et une dixaine de petits de part et d'autre, qui se terminent en pointe. L'anale compte 9 osselets interapopliysaircs et L 8 rayons ( fig. 3 ); les ventrales 9; la dorsale 9 osselets interapophysaires et i. L 9 rayons. Il n'y a que les pectorales dont on ne puisse jusqu'ici indiquer la formule. Pour constater ces données, il importe de les comparer à la loupe. Souvent il ne reste d'un rayon que le vestige de son insertion ou un bovit de ses brandies, ou enfin simplement Tempreinte de l'espace qu'il occupait; mais cela suffit pour s'assurer de son existence.
Les vertèbres au nombre de 18 -|- 3 abdominales et de 16. I. caudales, sont assez grêles, fort rapprocbées et pourvues d'apophyses épineuses assez longues, sur lesquelles naissent les arêtes musculaires, qui sont très-bien conservées dans nos trois exemplaires. Les côtes sont grêles et allongées; on en compte 1 5 paires.
La tête est malheureusement fort endommagée; il n'y a guère que fig. 3 où le contour des parties soit un peu conservé; on y reconnaît le crâne et les mâchoires, surtout rinférieure, qui est portée en avant.
Les faibles traces d'écaillés que l'on rencontre par ci par là , font présumer qu'elles étaient beaucoup plus petites que dans le G.flnviatiUs.
M. Lavater de Zurich possède dans sa collection quatre exemplaires doubles de cette espèce, dont deux raccourcis et une douzaine d'exemplaires simples plus ou moins complets. Nos trois figures sont dessinées d'après ces originaux. Il en existe également plusieurs exemplaires au Musée de Carlsruhe , dans la collection de la Wasserkirche à Zuricli et dans celle de M. le Comte de Munster.