‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 85 sur 156 · IV. Leuciscus heterurus Agass · texte numérisé non relu

IV. Leuciscus heterurus Agass

Yol. 5, Tab. 57, fig. I.

Je ne connais qu'un seul exemplaire de ce joli petit poisson; il fait partie de la belle collection de 31. Lavater à Zurich et provient d'Oeningen comme les trois précédens. On ne saurait douter que ce ne soit un véritable Leucisque, quand on examine

la position de la dorsale un peu en avant des ventrales, l'étroitesse de l'anale, la tête obtuse, le tronc élancé, et les grosses écailles qui le recouvrent.

Ce qui distingue cette espèce de ses congénères, c'est la forme de la caudale dont le lobe supérieur est plus court, plus large et plus arrondi que l'inférieur. La formule des rayons de toute la nageoire est : 7. I. 9, 8.1. 5.

En général toutes les nageoires sont dans un état de conservation peu commun. La dorsale compte L 9 rayons auxquels correspond un nombre égal d'osselets interapopbysaires qui cependant sont moins distincts que les rayons. L'anale est étroite, échancrée à son bord postérieur; elle compte i. L 9 rayons. Les pectorales en ont quatorze j il ne m'a pas été possible de compter ceux des ventrales.

La tête a bien conservé sa forme générale et ses dimensions naturelles ; mais il est impossible,' vu la ténuité des pièces dont elle se compose, de déterminer s'ils présentent ou non quelques particularités spécifiques dans leur structure.

La colonne vertébrale est composée de petites vertèbres assez rapprocbées, pourvues d'apophyses épineuses assez longues-, il y en a 3. i5 abdominales et 16. i caudales. Les côtes aussi atteignent des dimensions considérables comparativement à la taille du poisson; elles sont au nombre de douze paires. Dans la région caudale on distingue en outre quelques arêtes musculaires très-grèles.

Les écailles sont fort grosses et pourvues de rayons divergens bien distincts, à-peuprès comme les écailles du Z. leptus.

Page 1