‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 3)Chapitre 88 sur 156 · VII. Leuciscus papyraceus Bronn · texte numérisé non relu

VII. Leuciscus papyraceus Bronn

Vol. 5, Tab. 56.

• Cette espèce paraît être très-fréquente dans les terrains a lignites de la formation tertiaire; notamment dans une coucbe à feuillets très-minces, que les Allemands, pour cette raison , appellent P aj)ierkolile\ on l'y a trouvée près de Bayreutb , près de Bonn et en plusieurs autres localités. Les originaux des fig. i. 2. 3. 4-j qui font partie de la collection de M. le professeur Bronn de Heidelberg, ne sont que des impressions du corps de l'animal sur la roche, et quoiqu'il ne reste aucune trace du squelette, on reconnaît cependant la forme et la structure des diverses parties du corps plus distinctement que dans beaucoup de squelettes. Fig. 5 , que je crois identique avec les précédens , provient d'une coucbe d'opale dans les lignites tertiaires des environs de Bilin. L'original m'a été communiqué par M. le comte de Sternberg.

En parcourant attentivement ces différentes figures, on y trouA^era des traces plus ou moins parfaites de toutes les parties solides de l'animal ; en particulier des os de la tête et de la ceinture thoracique, tels que des maxillaires et intermaxillaires, des frontaux, du sphénoïde (à travers l'oibite) , de l'opercule, des rayons branchiostègues, (au nombre de trois) , du mandibulaire, du scapulaire, de l'humérus, du styloïde, etc., le tout disposé comme dans les Leucisques. , -

Dans toutes les figures la colonne vertébrale est très-bien conservée. Les vertèbres sont subtétragones (fig. 5), comme dans les Cyprins; leur nombre est de 36. Les apophyses épineuses dorsales et caudales supérieures et les caudales inférieures sont de moyenne grandeur et toutes portent de fines arêtes musculaires. Outre les trois vertèbres nuquales, dont on voit en partie les larges apophyses , il y a quinze vertèbres abdominales avec quatorze paires de côtes bien proportionnées et dix-sept caudales, plus une rayonnante, qui porte les rayons de la caudale.

Parmi les nageoires, les pectorales sont surtout bien conservées; on y compte seize rayons. Les ventrales, qui sont aussi fort distinctes, ont i. L 8 rayons. L'anale a huit osselets interapophysaires , et i. L 8 rayons. Les os du bassin sont également conservés; l'on voit en avant , de part et d'autre , leur bifurcation et la suture entre les fourches moyennes. La dorsale a huit osselets interapophysaires dont le premier est large et bifurqué; c'est le second qui est le plus long; tous ensemble portent I . L 8 rayons , et sont fixés entre les 8° et 14" vertèbres. La caudale enfin compte neuf petits rayons entre les 16'' et 17" apophyses épineuses L et L sur la 17% et neuf et dix au milieu, articulés et fendus à diverses reprises; cette disposition et surtout le nombre des rayons de la caudale est un des caractères distinctifs de l'espèce. J'en ai vu de nombreux exemplaires dans les collections de M. le Professeur Bronn, de Leonhard, du Comte de Munster, de Lord Cole et de Sir Philippe Egerton et dans les 3Iusées de Strasbourg, de Prague, de Bonn, etc.. C'est à M. le Professeur Bronn que l'on doit la première description de ce poisson , qu'il a publiée dans le Zeitschrift fur Minéralogie de M. Leonhard, 1828, p. 38o.

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