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M. Partsch, à f'ienne, il y a beaucoup de restes de poissons d’une marne subapenuine de Nicoltschitz, en Moravie. M. Weltrich, à Culmbach, a des poissons du lias; il y en a aussi dans la collection de Banz, et de ceux de Solenhofen à Nuremberg, Würtzhourg et Mannheim. Le Musée de Berlin possède des poissons du Liban, rapportés par MM. Ehrenberg et Hemprich : la collection de Schlottheim, qui a été acquise à ce musée, renferme des poissons d’OEningen, de Solenhofen et du Mansfeld. À Munster, dans la collection du Lycée, on conserve quelques poissons de la craie. Le Musée de Halle en possède beaucoup et de fort beaux du Mansfeld ; il y en a aussi dans la collection du D Sack et dans celle de l'Ecole des mines d’Eisleben et de Freyberg. On en voit encore dans les collections publiques de Marbourg, de Giessen et de Dresde ; et dans celles de feu Link à Leipzic, et de M. Cotta à Tharand. Le D' Geinitz en possède aussi plusieurs de différentes formations. Il y a également des poissons fossiles à Halberstadt, à Hildesheim et à Minden. La collection du prince de Fürstenberg au château de Donau-Eschingen contient surtout des espèces d’OEningen. Au Musée de Pesth, lon conserve des ichthyolithes du calcaire jurassique du Platensee. M. François de Rosthorn , à #olfsberq, en Carinthie, en possède de Sagor sur la Save (Carniole), tirés d’une couche de lignite subapennine ; le schiste marneux jurassique inférieur de Raibel lui a aussi offert quelques poissons de médiocre grandeur. J'ai appris que M. Simon, de Francfort-sur-l'Oder, possède un poisson contenu dans un morceau d’ambre ; n'en ayant jamais vu de semblable, je signale ce fait à l'attention des naturalistes. Îl serait très-important de s'assurer dans quel état est ce poisson et de constater s’il n'appartient point à quelque espèce vivante.
En France, il existe aussi plusieurs collections dont l'examen fournira certainement encore quelques espèces nouvelles. À Mmes, M. Séguier a réuni un assez grand nombre d’ichthyolithes du Monte-Bolca, surtout intéressans parce que la plupart des plaques sont doubles et qu'elles n’ont pas été ressoudées lorsqu'elles étaient brisées. MM. Bertrand-Geslin , à Nantes : Lecocq, à Clermont ; Marcel de Serres, à Montpellier : Defrance, à Sceaux, et Walferdin, à Paris, possèdent aussi des poissons fossiles. M. Botta a envoyé à Paris une collection considérable d'’ichthyolithes du Liban, qu’il se propose de décrire à son retour. Les espèces que possédait M. de Drée ont passé en Angleterre, et en partie au Muséum d'histoire naturelle de Paris. Les journaux ont annoncé qu’en construisant la grande caserne de cavalerie de la rue de Lille à Falenciennes , une pierre blanche des carrières d’Hordain s’était tout-à-coup partagée en deux pendant qu’on la travaillait, et avait offert sur ses deux parois, d’un côté en creux et de l’autre en relief, un poisson parfaitement figuré , appartenant « au genre des poissons volans. » Si ce fossile a été conservé et déposé dans quelque Musée public ou dans quelque collection particulière, il serait très-intéressant d’en avoir une bonne figure.
Les collections se sont tellement multipliées que, même en Suisse , il y en a plusieurs que je n'ai pas encore pu examiner ; les plus intéressantes sont celles du couvent de St-Urbain , qui possède tous les fossiles figurés par Lang, dans son Historia lapidum figuratorum : Helve-
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RE tie ; celle du couvent de Rheinau, celle de la bibliothèque de St-Gull, celle de M. le pasteur Steinmüller à Rheineck, et celle du D° Schlæpfer, à Trogen.
On aurait lieu d’être surpris si, dans toutes ces collections , il ne se trouvait pas de nouveau un grand nombre d’espèces inédites. Jai d'autant plus lieu de le croire que linspection des collections que je ne connaissais pas encore lorsque j'ai publié ma première livraison . m'a conduit à tripler au moins le nombre des espèces que j'étais parvenu à déterminer rigoureusement à cette époque. On peut dès-lors s’attendre à voir la liste se grossir encore pendant long-temps ; et je ne serais pas surpris de la voir s'élever à quelques milliers lorsque lon aura eu , pendant quelques années, les yeux fixés plus attentivement sur cette partie de la paléontologie. Ce résultat serait d'autant moins surprenant que le nombre des espèces vivantes, réunies dans le seul Musée de Paris, dépasse déjà six mille. Dans les fouilles que lon fera dorénavant, il faudra non-seulement tàâcher de recueillir des exemplaires plus complets des espèces déjà connues, mais surtout avoir particulièrement égard au gisement des ichthyolithes, noter soigneusement les fossiles qui les entourent dans le banc où ils gisent, et même ceux que l'on trouve à certaine distance dans le voisinage ; enfin il faudra tenir compte de la position qu'occupe le poisson dans la roche. On sent qu’une juste appréciation de loutes ces circonstances peut nous conduire à des données plus ou moins positives sur les mœurs des poissons fossiles. Quant aux fragmens épars dans les couches, il importe peut-être davantage encore de les recueillir avec soin et de ne réunir que ceux d’une même localité, pour ne pas s’exposer à rapporter à une même espèce des parties différentes de plusieurs espèces distinctes, ou pour ne pas distinguer spécifiquement sur des différences peu importantes des parties dont on reconnaitrait l’analogie, si on les voyait dans une série plus complète. Cette observation s'applique surtout aux dents de Squales qui, dans plusieurs genres, varient de forme et de dimensions suivant la place qu’elles occupent dans la gueule. H serait aussi bien important de s’assurer par le gisement à quelle espèce se rapportent telles dents, telles vertèbres et tels rayons de nageoire que l’on trouve isolés ou mélangés avec ceux d’autres espèces. Les gros rayons , par exemple, que l’on a jusqu'ici attribués à des Silures ou à des Balistes, et que l’on désigne sous le nom d'Ichthyoderulites , proviennent de plusieurs genres de Placoïdes qui n'existent plus ; il importerait de pouvoir les rapporter tous aux différens types de dents que l’on trouve dans les mêmes couches, et je ne doute pas qu’on y parvienne en tenant compte du mode d'association de ces débris. Enfin, il est quelques formations dont les poissons paraissent être plus rares que d’autres et sur lesquels il faudra diriger plus particulièrement son attention dans des recherches ultérieures : tels sont en particulier les terrains de transition , la houille et la craie.