‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 4)Chapitre 18 sur 58 · NOTICE SUR LES COLLECTIONS QUE JE N'AI PAS VUES · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LES COLLECTIONS QUE JE N'AI PAS VUES

Ce qui m'a été dit de ces collections me fait penser qu’elles contiennent encore des espèces qui me sont inconnues. Si les personnes qui les possèdent voulaient bien me les communiquer , elles me rendraient un grand service, si, cependant, elles préfèrent les décrire et les faire figurer elles-mêmes , je m’empresserai de leur adresser tous les renseignemens qui pourraient contribuer à compléter leur travail. Ayant examiné des milliers de ces fossiles, j'ai acquis une très-grande facilité à les déterminer, et je pourrai aisément orienter ceux qui voudront se vouer aux recherches qui m'ont presque exclusivement occupé depuis plusieurs années. Comme je ne souhaite rien autant que l'avancement de cette partie de l’histoire naturelle , et que ce n’est pas l’avantage qu’il pourrait m'en revenir que je cherche dans ce travail, mais les progrès de la science, ce sera toujours avec empressement que je sacrifierai à ce but, même la petite ambition que peut avoir un auteur de nommer et de classer luimême les objets qu’il examine. Les personnes qui tiendraient simplement à avoir mes déterminations , pour leurs collections, voudront bien m'adresser leurs fossiles à Neuchâtel ; pour peu que les localités d’où proviennent ces objets soient indiquées exactement, je serai amplement dédommagé du temps que je consacrerai à les mettre en ordre, en apprenant à connaître de nouveaux gisemens. Au reste, je ne crois pas inutile de rappeler que les plus petites collections peuvent contenir des objets précieux , et qui ne restent ordinairement enfouis que parce que leurs propriétaires y attachent ou trop ou trop peu de valeur.

Malgré le grand nombre d’espèces d'Italie que l’on voit dans les Musées cités aux pages qui précèdent, il est très- probable que, dans les collections de ce pays on en trouvera encore beaucoup que je n’ai pas rencontrées jusqu’à présent ; je le crois d’autant plus que, dans les grandes collections on a seulement réuni de grands exemplaires marquans, tandis qu’il y à une foule de petites espèces que je n’ai ordinairement trouvées que dans les petites collections particulières. On peut donc croire qu’en faisant des recherches sur les lieux mêmes, on sera récompensé par une riche moisson.

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Les principales collections qu’il me reste à voir, sont : à Turin, le Musée publie et la collection de M. de la Marmora, qui possède des poissons fossiles provenant d’un calcaire marneux subapennin, semblables à ceux de Sinigaglia, dans la Romagne ; il en a aussi d’autres, trouvés dans le voisinage du lignite tertiaire subapennin. À Milan, la collection du Conseil des mines. M. le comte Borromeo en possède aussi une fort belle, et M. Cristofori a, dans la sienne, un assez grand poisson, dans un calcaire à aspect jurassique, des environs de Malaga, en Espagne. Le Musée de l’université de Padoue et celui de Pasie sont riches en poissons de Monte-Bolca. M. le professeur Catulo possède surtout des dents des terrains secondaires et tertiaires ; on peut s’en procurer chez Senonez, marchand à Venise. À Vicenza, il y a plusieurs collections d’Ichthyolithes du Monte-Bolca, entre autres celle de la Bibliothèque et celle de M. Marzari. La magnifique collection de Castellini à été réunie au Musée de Padoue: elle contient environ deux cent soixante-et-dix numéros de poissons seulement , la plupart ayant les deux plaques correspondantes ; il y a surtout une Raïe remarquable, dont on dit la charpente osseuse, et qui ne se trouve ni dans le Musée de Paris, ni dans la collection du comte Gazzola, à Vérone. Cette dernière est la plus riche en poissons de Monte- Bolca et la mieux conservée. Il y a encore, à Vérone, quelques autres petites collections. A Plaisance, dans la collection de M. Cortesi, il y a des os, des vertèbres détachées, des dents et une tête de poisson, trouvés dans les collines subapennines du Plaisantin et du Parmesan. A Parme , il y en a d’autres chez M. le professeur Guidotti, chez M. le comte Lenate, chez M. le professeur Jan, chez M. le comte Sanvitale, et dans la collection de l’université. Le cabinet d'histoire naturelle de Reggio et de Modène en contiennent aussi. À Lodi, il y a aussi une collection intéressante chez un employé de l'hôpital. Les plus beaux exemplaires des poissons de Sinigaglia se trouvent à Bologne, chez l'abbé Ranzani et dans le cabinet de l’université ; il y en a dans le cabinet de Pesaro, chez M. le professeur Canali de Perugia, et à Macerata, dans les Marches. Le cabinet de Florence possède beaucoup de poissons de Monte- Bolca , et des dents de Squales et de Raies des terrains tertiaires de l'Italie centrale. Le docteur Agostino Sassi, à Génes, a aussi une collection intéressante. Enfin, M. Monticelli, à /Vaples , possède des poissons fossiles de Pietra-Roja et de Castel-a-Mare.

Il existe encore en Angleterre quelques collections que je regrette beaucoup de n’avoir pas eu le temps de visiter et qui contiennent, dit-on, de fort beaux poissons fossiles. Tels sont le Musée de Bath, qui renferme essentiellement des fossiles de la formation oolitique, celui de Cantorberry où se trouve un grand nombre de fragmens de poissons fossiles de Sheppy , et les collections de Miss Bennett, de M. Pearse et de M. Meade.

En Allemagne , il y a quelques collections intéressantes que je n’ai pas encore examinées. Dans la collection du Conseil des mines de Klagenfurth, il y a un grand poisson bien conservé, dans un gisement tout semblable à celui de Sinigaglia et provenant de Radeboy (gite du soufre amorphe brunâtre). En Croatie, on a trouvé plusieurs autres espèces de poissons avec des insectes de différens genres , des Coléoptères, des Hyménoptères et des Diptères. Chez

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