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ment rondes, comme chez les Lobotes. Malgré leur grandeur, ces écailles sont assez minces et flexibles. Les lignes concentriques sont en général peu développées et font presque toujours le tour de l’écaille. Les aspérités, dont le champ postérieur est hérissé, sont rangées d’une manière très-élégante en quinconce ou en lignes droites rayonnant du centre d’accroissement. Les sillons qui parcourent la partie antérieure de l’écaille sont droits; ils rayonnent du centre d’accroissement et sont en général assez nombreux. Le centre d’accroissement lui-
même se trouve rarement au milieu, dans la plupart des cas, il est rapproché du bord postérieur.
De la famille des Sparoides.
Les Sparoides montrent, comme la famille précédente , une grande régularité dans la conformation de leurs écailles; elles sont grandes mais peu épaisses et, en général, plus larges que longues. Le centre d’accroissement est généralement rapproché du bord postérieur de l’écaille; souvent aussi une grande étendue de l’écaille autour du centre est occupée par des petites éminences contournées dans tous les sens et qui se transforment seulement sur le bord de l’écaille en lignes concentriques plus régulières. Les lignes concentriques elles-mêmes sont souvent parallèles au bord antérieur de l’écaille seulement, de manière que les champs latéraux de l’écaille en sont traversés verticalement, ce qui a surtout lieu dans les Spares proprement dits. Les sillons en éventail sont en général droits et varient dans leur nombre jusqu’à vingt. Quelquesfois ils présentent une courbe assez élégante dont la convexité est tournée vers la ligne médiane de l’écaille. Mais ce qui distingue surtout les écailles des Sparoides de celles des Sciènoides , c’est l’arrangement des aspérités dont le bord postérieur de l’écaille est hérissé. Ces dentelures sont petites et ne forment que cinq ou six rangées au plus, qui sont appliquées sur le bord postérieur comme une couronne. Elles ne présentent pas du tout cet arangement élégant et régulier en quinconce ou en lignes rayonnantes, que nous avons trouvé chez les Sciènoïides, et elles adhèrent si faiblement à l’écaille, que, dans les Sargues et les Dorades surtout, elles s’enlèvent très-facilement avec les feuillets de l’épiderme qui recouvre les écailles, ce qui pourrait induire en erreur et faire croire que ces poissons doivent prendre place parmi les Cycloides. Les Ménides que l’on a voulu ériger en famille à part, présentent absolument les mêmes caractères des écailles que le reste des Sparoides, et je ne crois pas que le seul caractère de la protractilité de la bouche puisse ètre envisagé comme assez important pour autoriser à en faire une famille à part. Les Chromis, que Cuvier avait rangés parmi les Labroides, doivent aussi prendre place parmi les Sparoides, puisque leurs écailles sont absolument semblables à celles des Pagels.
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De la famille des Squamipennes.
Les Squamipennes se rattachent assez intimément, quant à la structure de leurs écailles, aux Sciènoides. Comme chez celles-ci, la forme des écailles est en général trapézoide, à angles arrondis en arrière. Le centre d’accroissement est un peu reculé vers le bord postérieur. Les lignes concentriques sont assez serrées et n’occupent que la partie antérieure de l’écaille. Le champ postérieur est entièrement couvert par les nombreuses aspérités qui caractérisent les écailles des Cténoïdes en général. Les dentelures sont alignées en séries qui rayonnent du centre d’accroissement vers le bord postérieur, et cet alignement va même si loin chez quelques genres, les Holacanthes par exemple, que les dentelures ne forment que des carènes rayonnantes qui finissent en pointe assez effilée. On le voit, cette structure est assez semblable à celle des Holocentres, avec cette différence, que chez ces derniers, les pointes sont beaucoup plus fortes et les incisions qui les séparent plus profondes et plus larges. Les Zanelus et les Scatophages font seuls exception à cet arrangement régulier des dentelures. Chez les premiers, toute l’écaille ne forme qu’une petite esquille lisse, dépourvue de lignes concentriques et de sillons, mais hérissée en arrière de deux ou trois pointes isolées qui sont presque aussi longues que l’écaille elle-même. Les Scatophages dont nous avons donné la figure d’une écaille (Vol. 1. Tab. H. fig. 16 et 17.) ont une simple rangée de dentelures en arrière et plusieurs aspérités isolées, dispersées sans ordre apparent sur le champ postérieur de l'écaille. Les sillons en éventail sont en général au nombre de six à quinze, et les lignes concentriques très-serrées et en forme de rosaire.
De la famille des Joues-cuirassées.
Les formes si diverses et si bizarres qu’affectent les poissons de cette famille, paraissent se répéter dans la structure de leurs écailles; et, en effet, il faut des recherches minutieuses pour être sûr de ne pas se tromper sur leur véritable nature. Les Trigles et leurs congénères sont assez nettement caractérisées par des écailles de forme ovale, très-petites, dont le centre d’accroissement se trouve presque au milieu de l’écaille entouré de lignes concentriques qui en font le tour et qui sont entamées vers le bord antérieur par quelques sillons droits, mais peu marqués, dont le nombre s'élève tout au plus à huit. Sur le bord postérieur, On ne remarque que quelques rares dentelures qui souvent même sont restreintes à une seule, comme c’est le cas chez le Coucou {Trigla Cuculus). Les dentelures sont implantées sur le bord postérieur de l’écaille et y adhèrent quelquesfois si peu, chez plusieurs espèces, que la plupart des écailles en sont dépourvues. Les Dactyloptères font une exception assez remarquable à cette structure des écailles des Trigles, car quoique petites, leurs écailles forment cependant des losanges assez réguliers. Un examen approfondi de ces
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écailles et du genre lui-même nous apprendra un jour si la place la plus naturelle de ces poissons n’est pas dans l’ordre des Ganoïdes, place que parait leur assigner la structure de leurs écailles, dans lesquelles on distingue des couches d’émail assez épaisses et des canaux larges qui ressemblent assez à des canaux médullaires. Les Scorpènes présentent aussi des caractères assez variés, Tandis que le plus grand nombre des espèces se rapproche beaucoup des Trigles, par l’arrangement des dentelures, des lignes concentriques et des sillons, il y en a une, le Scorpæna porcus, où les dentelures sont rangées en files et soudées ensemble, de manière à former des carènes qui font à peine saillie sur le bord postérieur de lécaille. Il ne faut pas oublier qu'il y a des genres voisins des Scorpènes, comme les Pélor, et les Synanceia, qui sont entièrement nus.
De la famille des Teuthyes.
Cette petite famille, qui n’est composéee que de quelques genres, se distingue assez facilement par ses écailles, d’une petitesse extrème, répandues en très-grande quantité sur toute la peau. Il faut en éliminer le genre Amphacanthus, que ses grandes écailles cycloidiques et ses autres caractères zoologiques obligent à placer dans une autre famille. Chez le reste des Teuthyes, et notamment chez les Acanthures et les Naseus, les écailles forment de petites esquilles transparentes, lisses, dépourvues de tout ornement et hérissées, au bord postérieur , de quelques petites épines assez effilées, qui ressemblent un peu à celles que nous avons rencontrées chez les Zanclus de la famille des Squamipennes.
De la famille des Mugiloides.
Cette petite famille, composée seulement du genre Mugil de Linné, a de grandes écailles de forme plus ou moins trapézoide, dont le centre d’accroissement se trouve presque au milieu de l’écaille ou un peu en arrière. Les lignes concentriques sont assez régulières dans la partie antérieure de l’écaille. Sur le champ postérieur, depuis le centre d’accroissement, elles sont coupées, tortueuses et très-irrégulières. Les sillons droits qui rayonnent du centre d’accroissement, se trouvent jusqu’au nombre de vingt dans la partie antérieur de l’écaille. Le bord postérieur est hérissé de très-petites dentelures, placées sur plusieurs rangs et qui s’enlèvent très-facilement avec la poche épidermoidale, dans laquelle les écailles sont enchassées. Toute la conformation des écailles rappelle au reste la structure que nous avons trouvée chez les Mulles, avec lesquels il faudra probablement les réunir.
De la famille des Gobivides.
M. Cuvier a réuni bien à tort, à ce qu’il me semble, deux familles assez différentes sous le titre de Gobioides, celle des Blennioides, dont le plus grand nombre est nu et qui, malgré ses rayons épineux à la dorsale, pourrait appartenir à l’ordre des Cycloides et être placée dans le voisinage des Gadoïdes; et celle des Gobioides proprement dits qui sont de véritables Cténoïdes. Ces derniers ont en général des écailles grandes, trapézoides , dont le centre d’accroissement est extrêmement rapproché du bord postérieur. Les lignes concentriques y sont peu marquées et assez distantes les unes des autres. Les sillons que l’on trouve sur la partie antérieure des écailles sont au nombre de vingt et davantage. Les dentelures, dont le bord postérieur est hérissé sont petites et ne forment en général qu’une simple rangée. Elles sont posées sur la couche superficielle de l’écaille; mais celle-ci déborde souvent la base des dentelures au point que les pointes font à peine saillie sur le bord. Le genre Periophthalmus est un véritable Cycloide et ne saurait rester à la place que les auteurs lui ont assignée jusqu'ici.
De la famille des Pleuronectes.
L’asymétrie étonnante par laquelle les Pleuronectes diffèrent si fortement de tous les autres poissons connus est le caractère le plus saillant de cette famille. Des recherches plus étendues devront cependant encore faire connaître s’il n'y aurait pas lieu de les diviser en deux familles distinctes, comme le pense le prince de Canino, dont l’une comprendrait les genres Platessa et Rhombus, tandis que l’autre, réunirait les Soles et leurs congénères. En effet, il ne peut y avoir d’écailles qui montrent de plus belles dentelures au bord postérieur que celles des Soles, des Monochir et des Plagusia. Dans ces genres, les dents sont en effet rangées en lignes rayonnantes depuis le centre d’accroissement, comme chez les Squamipennes; mais elles sont beaucoup plus longues et plus éffilées que chez ces derniers ; tandis que chez les Rhombus et chez les genres voisins, il n’y à que de faibles indices de ces dentelures. Les autres détails des écailles se ressemblent assez; elles sont toujours petites, ornées de peu de lignes concentriques qui font le tour de toute l’écaille et qui sont coupées sur la partie postérieure par des sillons droits, peu nombreux et en éventails. Ces caractères me paraissent rapprocher les Pleuronectes des Chétondontes, auxquels ils ressemblent du reste par leur forme large et aplatie et même par la distribution bizarre des couleurs.
De la famille des Bouches-en-flüte.
Quoique composée d’un très-petit nombre de genres, la famille des Bouches-en-flûte a pour-
tant trois types différens d’écailles. Certains genres à corps cylindracé, tels que le genre Aulos-