‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 5)Chapitre 145 sur 284 · IV. Ptychodus polygyrus Agass · texte numérisé non relu

IV. Ptychodus polygyrus Agass

Vol. 3, Tab. 25 h , fig. 21, 22 et aS, et Tab. 25 fig. 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 et i i.

J'ai figuré sous le nom de Ptycli. polygyrus un nombre assez considérable de dénis qui diffèrent plus entr'elles que celles que j'ai léunies sous les noms de Pt. mammillaris et de Pt. decurrens. Il se pourrait donc que j'aie confondu plusieurs espèces sous cette dénomination : ce qu'il y a de certain c'est qu'on en trouve trois et même quatre variétés qui ne présentent pas de passages insensibles les unes aux autres et que l'on distinguera peut-être un jour comme autant d'espèces. Ces variétés sont: 1° Celle dont la fig. 22, Tab. 25 i, représente vmedent, delà collection de M. le comte de Munster, provenant de la craie de Quedlimbourg, que je désignais autrefois sous le nom de Pt. concentricus j mais que je serais plutôt disposé à envisager maintenant comme n'ayant pas atteint le terme de son développement. Elle se distingue par des plis transverses convergeant au point de former des anneaux concentriques sur la partie la plus bombée du milieu de la dent 5 son bord étalé est assez large proportionnellement à la taille du cône saillant et sa granulation est plutôt concentrique que décurrente. 2° La variété plissée, dont la fig. 21 de la Tab. 25 hj et la fig. 9 de la Tab. 25, donnent de exemples. Cette forme se distingue par xles plis très-nombreux, mais peu réguliers, s'étendant au milieu de la couronne jusque près de ses bords , qui sont ornés d'une granulation décurrente au bord arqué de la dent, etplutôt sableuse au bord écbancré et aux bords interne et externe. C'est cette variété qui se rapprocbe le plus du Ptychodus decurrens , surtout de ces grandes dents décrites comme appartenant encore au Pt. decurrens et représentées fig. 8 et 8', avec lesquelles on pourrait facilement la confondre, si tant est qu'elles soient réellement différentes et qu'il ne faille pas les réunir à celles de cette seconde variété pour en faire une espèce à part sous le nom de Ptych. sidcatus qui rappellerait l'apparence sillonnée que donnent à toute la dent les nombreux plis de sa couronne. L'original de la fig. 9 Tab. 25 est au Musée de Paris, celui de la fig. 21 de la Tab. 25 b, appartient à M. le comte de Miinster. 3° Le Ptychodus polygyrus proprement dit, provenant de la craie blanche d'Angleterre, se distingue par la forme aplatie de ses dents, par les plis très-nombreux de leur surface qui s'étendent jusqu'au bord , à leur côté interne et à leur côté externe , ensorte qu'il ne reste qu'un bord étroit en avant et en arrière de chacune d'elles qui ne soit pas occupé par les larges plis de la surface de la couronne. Ces plis sont très-marqués, tranchans et plus nombreux que dans les autres espèces du genre. Les originaux de mes fig. 10 et 11 Tab. 25 proviennent de la collection de M. Régley 5 la fig 23 de la Tab. 25 b est empruntée de la Géologie

— Idylle BiK-klaïul. Enlîn les originaux dos fig. 'l, 5, 6, 7 et 8 de Tah. 25, (|iii provienncnl du comté de Kciit, et se Irouvenl dans la coUeclion de M. G. Man(eli . à lîrigliton , ne peuvent se rapporter exaclenjout à aucune des variétés précédentes. Ce qui les dislingue surtout, ce sont les grosses granules du large bord de la base de la couronne. Si celte variété devait être considérée comme une espèce distincte, on pourrait l'appeler Pfycliodus muryinalis.

\. Ptychouiîs LATISSIMUS Aff.

Vol. 3, Tab 25 a et Tab. 25 b, fig. 2?t-26.

Calullo saggio di zoologia fossile Tab. III , B, C, D.

Je connais un assez grand nombre de dents de cette espèce , provenant toutes de l'étage de la craie blanche, et dont la plus belle série se trouve dans la collection de M. Mantell Tab. 25 «, fig. 1-7. Dans la collection de M. Buckland, j'en ai vu une de très-grande taille, Tab. 25 a , fig. 8 , qui paraît être une dent de la partie moyenne de la mâchoire , où se trouvent les plus grosses des mâchoires. Au musée britannique il y en a une plus large, mais moins élevée, qui est probablement de la série suivante , et plusieurs autres plus petites. Dans la collection de la Société géologique de Londres il s'en trouve également plusieurs. Enfin, M. le comte de Munster en possède plusieurs qui sont figurées Tab. 25 b, fig. 24-26 , et qui proviennent de la craie marneuse de Bockum et de Belluno , et le musée de Prague , d'autres provenant de Bennatek.

Les plis de la surface de ces dents sont très-larges , distants , à bords très-tranchans et peu nombreux ; entre les principaux il y a parfois des plis transverses , ou bien des séries de plis et de mamelons irréguliers alternant les unes avec les autres. Le sommet de ces dents est souvent poli par l'usure ; ce qui prouve que ces poissons broyaient leurs alimens ; les plis de la surface ont alors disparu, et l'on voit à leur place les petits tubes de la substance intérieure des dents. Les côtés de la dent sont ornés d'une grosse granulation , ou plutôt de mamelons irréguliers qui deviennent de plus en plus petits jusqu'au bord de la dent. Le diamètre transversal présente une coupe arrondie au milieu , à centre surbaissé avec deux fortes dépressions latérales ; les bords sont arrondis, se resserrent en dessous et entourent une racine beaucoup plus étroite que la surface extérieure de la dent. Les bords antérieur et postérieur sont plus ou moins tronqués; ils sont même perpendiculaires dans la grosse dent, fig. 8; le bord antérieur est convexe dans les grandes dents, un peu incliné, et sa surface irrégulièrement marquée de grosses rides interrompues ; le bord postérieur est concave, arqué et creux, et sa surface ornée de mamelons allongés , plus petits que ceux des côtés et disposés en séries perpendiculaires qui deviennent de plus en plus nombreuses et plus petites jusqu'au rebord convexe qui termine de ce côté la couronne. Le diamètre transversal est à-peu-près double du diamètre longitudinal. Dans les petites dents, fig. 7, les grains de la base de la couronne

ToM. m. 22

sont tous de même aspect, mais ils diminuent insensiblement.de grosseur à partir de l'extrémité et des bords des gros plis du centre jusqu'au bord de la dent. Les plus petites des dents de cette espèce sont à-peu-près carrées, fig. i-U.

Le petit nombre de gros plis tranchans sur le centre de ces dents est un caractère distinctif facile à saisir et qui les éloigne de celles du Pt. Polygyrus avec lesquelles elles ont du reste le plus de rapports.

VL Ptychodus Mortom Ag.

Vol. 3, Tab. 25, fig. 1 , 2 et 3.

J'ai \u dans la collection de M. Mantell une dent très-semblable , par sa forme , à celles des Ptychodus en général, mais qui en diffère par la disposition des plis de sa surface. Au lieu de grosses rides transversales simples , la couronne présente de gros plis ramifiés, naissant de la partie la plus saillante de la dent , fig. 3 , et s'atténuant insensiblement vers le bourrelet horizontal qui sépare la couronne de la racine, fig. d et 2. N'ayant xu jusqu'ici qu'une seule dent de cette espèce , je ne puis affirmer si la disposition de ses plis . la hauteur de sa couronne et la largeur de sa base sont des caractères spécifiques . ou si ces détails varient sur différons points de la gueule.

Cette dent provient du grès vert des Etats-Unis, et a été communiquée à M. Mantell par le docteur Morton.

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