III. Cladodus marginatus Agass
Vol. 3, Tab. 226, fig. 18—20.
Les dents que je range dans cette espèce frappent par leur forme ramassée et leur apparence massive ; et à moins qu'elles ne soient de vieilles dents usées du C. marginatus, je crois qu'on peut les envisager en toute sûreté comme formant une espèce à part. Les cônes secondaires, aussi bien que le cône principal, sont gros et obtus. Ce dernier surtout l'est à tel point que l'on serait tenté de croire qu'il est le résultat d'une longue usure, circonstance qu'il importe de remarquer , attendu que dans les Requins vivans , on rencontre rarement des dents usées d'une pareille manière. L'un des trois exemplaires figurés (fig. 19) a de chaque côté des cônes secondaires; le second (fig. 18) n'en a qu'un bien distinct; dans le troisième (fig. 20), on n'en voit que des rudimens. La surface entière de l'émail est couverte de plis distincts qui ne sont usés qu'au sommet du cône principal. La base de la couronne est concave, ainsi que la base de la racine.
Du même calcaire carbonifère des environs d'Armagh , où se trouvent aussi les C. mirabilis et striatus. Les exemplaires se trouvent dans la collection de M. le capitaine Jones.
C'est sur une dent de cette espèce qu'ont été faites les coupes transversales de Tab. N, fig. 6 et 7, qui représente la structure microscopique des Cladodes.
l\ . Cladodus Milleri Agass.
, Vol. 3, Tab. 22ft, fig. 22 et 23.
Celle espèce, que je dédie à la mémoire de M. Miller, l'auteur de l'histoire naturelle des Crinoïdes, a été recueillie par ce savant dans le calcaire carbonifère des environs de Bristol, et déposé par lui au musée de cette ville. Les dents ont une grande ressemblance extérieure avec celles du C. mirabilis; le cône principal en particulier a à-peu-près la même forme; il est cylindri(pie , très-élancé et paraît avoir été assez obtus à son sommet. Mais ce qui les distingue, ce sont les stries, qui sont beaucoup plus régulières et plus fines. Les cônes secondaires sont aussi plus élancés , et les postérieurs sont même recourbés en arrière , tandis que les antérieurs sont verticaux (fig. 23). La racine n'est pas bien conservée; la base de la couronne est ondulée dans nos deux exemplaires; la longueur de la dent égale et dépasse même la hauteur du cône principal.
Comme dans le principe je réunissais les genres que je distingue maintenant sous les noms de Cladodus et de Sphenonchus , l'espèce dont il s'agit ici est étiquetée dans quelques collections du nom de Sphenonchus subidatus.