V. Cladodus conicus Agass
Vol. 3, Tab. 22 6, fig. 24.
J'ai distingué au musée de Bristol une dent du calcaire carbonifère , sous le nom de Sphe. nonclius conicus , qui doit maintenant rentrer dans le genre Cladodus , et que je désignerai sous le nom de Cladodus conicus, (Tab. 226, fig. 21). Je ne puis cependant affirmer positivement que ce soit une espèce à part, car je n'en connais qu'un exemplaire. Le cône principal de cette dent se rétrécit insensiblement, et en cela elle diffère des dents du C. Milleri, avec [lesquelles on l'a trouvée. Les plis de l'émail sont aussi moins fins; la base de la dent est en outre moins large. Je n'ai pas vu de cônes secondaires. Une dent du Millstone grit de la carrière de Honeypen , près de Clifton , qui se trouve aussi au musée de Bristol , paraît appartenir également à cette espèce ; mais elle est trop imparfaite pour qu'on puisse l'identifier avec certitude.
VL Cladodus acutus Aga§s.
Vol. 3, Tab. 226, fig. 2i.
Je ne pense pas qu'il puisse exister des doutes sur la validité de cette espèce ; elle est du moins fort différente des quatre espèces que nous venons de décrire. Le cône principal est aigu et subulé, plutôt conique que cylindrique, et légèrement incliné en arrière ; sa base est
très-large et sa pointe très-acérée. Mais ce qui doit surtout être pris en considération , c'est qne les bords du cône sont tranchans comme dans certains Hybodes , et non pas arrondis comme dans les autres Cladodes. Les cônes secondaires sont de taille médiocre ; il y en a deux de chaque côté, lesquels sont striés comme le cône principal. La base de la couronne est échancrée au milieu ; la racine est étroite, au moins dans notre exemplaire , et parallèle à la base de la couronne.
Je ne connais encore que l'exemplaire figuré ; il fait partie de la collection de M. le capitaine Jones , et provient du calcaire carbonifère de Laughgal , dans le comté d'Armagh , en Irlande.
VIL Cladodus Hebberti Agass.
Vol. 3, Tab. 226,fig. 25.
Cette jolie petite espèce se rapproche par sa physionomie générale de la variété grêle du C. mirabilis ; mais comme elle a l'air d'être entièrement développée , je ne crois pas , à cause de sa petitesse, qu'on doive la confondre avec cette dernière, à moins qu'on n'admette qu'elle appartient à un jeune individu. Le cône principal est droit et orné de stries parallèles très-distinctes qui s'étendent jusqu'au sommet. Les cônes latéraux sont plutôt grêles que massifs ; on en compte deux de chaque côté , et l'externe est sensiblement plus grand que l'interne. La base de la couronne est étroite et légèrement ondulée ; sa longueur égale la moitié de la hauteur du cône principal.
Je ne connais encore qu'un exemplaire de cette espèce ; il provient du calcaire houiller de Burdie-House , et m'a été communiqué par M. le D"^ Hibbert.