‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 102 sur 121 · I. PnoLiDOPnonus Becbei ,\g · texte numérisé non relu

I. PnoLiDOPnonus Becbei ,\g

Vol. 2, Tab. 3il, fig. l-!i.

TransaclioDS ol'the Geolugical Society. 2* sèr. Tom. I, Tab. 7, fig. 1.

La connaissance de cette espèce est due à M. De I.Æ Bêche, qui le premier l'a décrite et figunie dans les Transactions de la Société géolr^que de laindres. Elle est de taille moyenne et moins élancée que la plupart des autres Pholidophores ; l’exemplaire de .M. De la Bêche en

particulier est très-trapu , et comme le corps est fortement courbé , et que les écailles sont pour la plupart dislotiuiics , il eu résulte que le jtoissoii parait plus lar^e qu’il n’est réellement. I^es «'cailles des flancs sont grandes , carrées et plus hautes «|ue longues , surtout dans U partie anU'rieure du corps; elles sont proportionuellement assez épaisses, et surtout plus massives que celles du Ph. onyehius. I.eur surface est lisse et unie ; aucun de leurs bords n’est dentelé. Chaipte écaill«« est munie à sa face inférieure d’une quille plate , qui s’étend d’un onglet à l’autre, ou plutiU du bord supérieur au bord inférieur. Los onglets eux-mémes qui en sont le prolongement sont gros et courts (lig. 2.) I.es écailles du dos et du ventre sont beaucoup plus petites «pie celles des flancs. On remarque entre autres sur le milieu du dos, en arriére de la dorsale , une série impaire d'écaillcs lanctsikes , dont le bord postérieur est arrondi. I.a ligne latérale est trés-diflicile à reconnaître , car les écailles de cette série n’oiil pas toutes des ouvertures muqueuses; il y en a ordinairement une iterforéc qui alterne avec une imperforée ; mais quek|uefois aussi il y en a deux ou trois non perforées, pour une perforée. L’ouverture mu(|ueusc est un tré.s-petit trou en forme de croissant, ouvert du «xilé postérieur du corps. J'ai indiqué dans ma ligure par des |H)ints blancs les écailles perforées. Les iîg. 2, .’> et V représentent des écailles grossies , dont plusieurs de la ligne latérale , sur lesquclk.-s on distingue l’ouverture muqueuse. Les os de la tête, et eu particulier tes frontaux, sont parsemés de fines granules qui partent du centre d’ossification et rayonnent vers le-s bortls. lai face supérieure du crâne est plate ; très-large eu arriére des orbites, elle se rétrécit rapidement vers le l)out du museau, ensorte que ses contours paraksent triangulaires dans les exemplaires où la tète s«î voit d’en haut. Le bord de l’orbite est à peine indiqué par une échancrure tr*k-fortement évasée.

Les nageoires ne sont qu'imparfaitement conservées dans tous les exemplaires connus. Leurs rayotut sont en général grêles ; toutefois le rayon externe des pectorales est un peu plus fort et porte de très-petits fulcrcs. La caudale est assez profondément écbancrée. Ses rayons extérieurs sont simples sur plus de la moitié de leur longueur, tandis que ceux du centre sont bifurqués jusque vers leur base. Leurs divisions transversales sont rapproché-cs , mais ce- |Hïndaut de manière que les articles sont encore un |ieu plus longs que larges. L'extrémité de tous ces rayons est finement bifurquée à plusieurs reprises. Les fulcres du lobe supérieur sont plus forts , plus gros et moins inclinés que ceux du lobe inférieur ; ils sont aussi plus intimement soudés aux éxxiillcs. Dans un exemplaire de la collection «le sir Phillip Egerton, dont tout le squelette est dLslo<)ué et décom|K>sé, j'ai pu m’assurer <|ue les corps des vertèbres ne sont pas complètement osseux ; la partie ossifi«ic est seidemeut à l’extérieur et foniic une sorte de gaine autour du centre des verUibriM , eitsorte que les fragmens des corps de vertèbres qui sont épars sur cette plaque apparaissent comme des seginens de cylindres.

Le PA. Bnhfi est une cs|)éce assez fréipiente dans le lias de Lym«;-ltegis ; jus<]u’ici elle n’a été trouvée que dans cette seule localité. L’exemplaire figuré par M. De la Bêche se trouve dans la collection de la Société géologique de Londres. L’original de ma ligure fait partie «le Tua. Il 36

la collection de miss Pliilpol !i Lyme-Kegis. Il y en a d’autres exemplaires tri's-bien conservés dans les collections de sir Pbilipp Egerton, de lord Enniskillen et de M. le D' Buckland. Ou trouve aussi dans les coprolitbcs de cette localité des écailles de ce poisson ; d’où nous concluons qu’il formait, avec les Phulidophuitta onyehiuê et limbatu», les Tetragonolepis et les Bapedius , la pâture ordinaire des grands Sauriens de cette époque.

Il s»! pourrait «pic j’eu-sse étiqueté dans quelques collections cette espèce du nom <ic Ph. l imtialiu. Dans ce cas, l'erreur pourra maintenant être facilement redressée.

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