XIII. Phuliuopiiühiis Flesherii Agass
Vol 2, Tab. 37, fig. 8.
Je désigne .sous ce nom un poisson très-allongé, et (]ui est presque tout d’une venue depuis la tète jusqu’à la queue. Il n’y a du moins aucune <;spèce dont la largeur soit si peu variable. La hauteur du corps , à l’endroit le plus large, en avant des ventrales , dé]>asse à peine celle delà tète; et la partie du corps qui est la plus rétrécie, à l’origine de la caudale, égale encore plus de la moitié de la plus grande hauteur. La dorsale est très-fournie ; .scs principaux rayons sont précédés d’un nombre considérable de plus petits rayons, qui vont en décroissant d’arrière en avant. L’insertion des ventrales n’est pas exactement opposée à celle de la dorsale ; elle est un peu plus reculée. Je ne compte <jue cinq rayons principaux , fourchus, précédés de cinq petits rayons simples. Les pectorales sont beaucoup plus fournies ; leurs rayons sont au.ssi plus longs et plus épais; il y en a au moins une douzaine. La caudale, enfin, mérite une attention toute particulière. Au premier coup d'(eil, ses deux lobes paraissent égaux, ou du moins le lobe supérieur ne déborde que trés-inscnsiblement le lobe inférieur; mais par le fait, ce dernier est cependant le plus long, attendu que la partie supérieure de la queue, à laquelle s’attache le loire supérieur, est beaucoup plus avancée. Ija formule de la caudale esti, 8, 7, L Les rayons du lobe inférieur sont non -seulement plus longs , mais aussi plus gros que ceux du lobe supérieur. I-es fulcres du lobe supérieur sont nombreux , ils commencent fort avant sur le dos et s’étendent presque tout le long du rayon principal. Tous les rayons sont .subdivisés nombre de fois ; mais les plus grands le sont proportionnellement moins que ceux du milieu de la nageoire. En revanche , leurs articulations transversales sont plus distinctes.
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J’ai représente sous chaeune des nageoires un de ses rayons isolés. C’est au fond le même type, soumis aux variations que coininande la position du rayon dans la nageoire. Il est à remarquer que les peetorales et la caudale ont les plus longs ; ceux de la dorsale et des ventrales sont sensiblement plus petits.
Les écailles sont toutes rhoinlioïdales , avec cette dilTérence, que celles de la partie postérieure du corps sont plus longues que liantes, tandis que celles de la partie antérieure sont sensiblement plus hautes (pie longues. On aper^xiit au milieu de la surface de chaque écaille un petit renflement tuberculeux, qui rappelle un peu les écailles des Acrolepis, de la famille des Sauroïdes. On ne saurait non plus mécoimaitre dans la physionomie générale de ce poisson une certaine ressemblance avec les Opliiopsis , et je ne serais pas étonné que l’on reconnut |)ar la suite qu'il appartient n’-cllement à ce genre et non pas au genre Plndidophorus ; d'ailliMirs les dents sont aussi un peu grosses pour un Pliolidophorus. Je regrette de n’avoir à ma disposition qu'un dessin de ce poisson ; je n’ai même jamais vu l'original , ensorte que je ne puis me prononcer d'une mauiéi'e catégorique sur les vraies affinités de ce fossile, lai ligne latérale se rccoiinait à une série d'écaillcs plus foncées , situées au milieu du corps. La tête est bien conservée; on y reconnaît distinctement plusieurs des pièces opcrculaircs, entre autres l'opercule , qui est grand et arqué, et la niAcJioire inférieure, sur laquelle sont jniplantécs les dents. L’o'il est petit. Le profil de la tête forme un angle d’environ 43" avec la verticale.
Je ne connais ce poisson que par un dessin que je dois à l’obligeance de M. le I)' Buckland. L’original se trouve dans la collection de M. Fleslier de Tmveester ; il a été trouvé dans une marne schisteuse jaune de l'oolite inférieure, loisique l'on creusa le tunnel de Blissworlti. prés de iNorthampton.