‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 110 sur 121 · XIV. PlIOUDUPHOBrS LIMBATUS Agass · texte numérisé non relu

XIV. PlIOUDUPHOBrS LIMBATUS Agass

Vol. 2, Tab. 37, flg. I-B.

(x'ile espèce, dont on trouve rarement des cxcm))laires entiers, mais plus communément des écailles détachées et des os démembrés, appartient .4 la section du genre dont le corps e.st élancii et étroit. Dans l’exemplaire de fig. I , le plus [larfait que je connaisse , la longueur du corps , depuis l’insertion des pectorales jusqu'il l’origine de la caudale , est plus ipie triple de la plus grande hauteur, sans compter la tète , ni la nageoire caudale. Les écailles sont de moyenne grandeur, et lisses à leur surface extérieure. Elles varient considérablement, suivant leur |K)sition : celles du milieu du corps sont plus hautes que longues cl finement dentelées à leur bord postérieur (fig. 4); celles de la région |>oslérieure du corjis sont au contraire pnifondémcnt frangées, et les extrémité-s des dentelures sont inclinées en bas ( fig. 3). Il n’est pas difficile de distinguer ce caractère des fractures accidentelles qui se rencontrent assex fri^ucniment dans des écailles isolées d'autres espèces du même terrain , telles qu’on les trouve,

par exemple, souvent péle-niAle, dans les coprolillics du Lias de lAme-Ret^is. Toutes les fois que le bord ixisiérieur de l’écaille est tKs-niince et qu'il présente une dentelure régulière , on |>eut être sûr que les écailles sont entières et qu'elles appartiennent au Ph. limhatiis; tandis que si le laird de l'écaille est tronqué ou présente une coupe épaisse, on devra le rapporter à une autre espèce. Les écailles de la partie antérieure du tronc sont les plus grandes; œlles du pédicule de la (|ueue, les plus petites; elles sont en outre équilatérales et à Iwrds droits, et ont le bord supérieur convexe, tandis que le bord inférieur cori-espondant est concave. L'onglet articulaire qui les unit est petit et pointu ; la partie de l'écaille recouverte par l'imbrication est peu considérable.

La ligne latérale est très-marquée ; le tube , <|ui traverse les écailles , est oblique , assez ample, et s’ouvre au bord postérieur de l’écaille entre les pointes inférieures. C'est à ce caractère en particulier qu’il m’a été possible de déterminer les écailles détachées d’un Pholidophnnu limbalm empâtées dans le coprolithe que M. le D’ Ruckland a représenté dans son Traité de minéralogie et de géologie , vol. Il , Tab. .\\ , lig. 3*. L'ne étude minutieuse de ces matières fécales deviendra de plus en plus intéressante, parce qu’elle nous fournira les moyens de détemiiner la nature- des aliinens dont se nourrissaient les grands Sauriens de l'époque jurassique. Nous pourrons aussi arriver par là à quelques données sur leur manière de vivre. Il est incontestable, par e.vemple , que pour pouvoir se nourrir de poissons dont on trouve de si fréquens débris dans leurs intestins, les Ichtliyosaures et les Plésiosaures devaient être plus agiles que si leur nourriture avait consisté uniipieuient en .Mollasqiies et en Crustacés qui sont généralement moins agiles.

Les rayons de toutes les nageoires sont grêles , fendus seulement une ou deux fois jusqu’à la moitié de leur longueur et articulés transversalement, de manière que les articles sont environ du double plus longs que larges. La caudale parait plus forte que les autres nagc-oires; son lobe supérieur a douze rayons; son lobe inférieur parait en avoir deux de plus ( lig. I ). Les premiers fulcres du lobe supérieur sont allongés et ont l'aspect de rayons ; mais insensiblement ils se raccourcissent et se relèvent de plus en plus sur le bord du rayon extérieur du lobe supérieur, ainsi que le montre la fig. S, qui repi-ésenle la partie externe du lobe supérieur de la caudale, grossi. L'insertion de la nageoire étant |iassablement oblique, les fulcres de La base du lobe inférieur se trouvent en avant de ceux du lobe supérieur. Les rayons de l'anale sont encore plus grêles que ceux de la caudale et moins profondément bifiirqués ; niais les fulcres extérieurs sont moins serrés et plus inclinés. Les rayons des ventrales sont un peu plus longs, mais dans un état de dégradation qui ne permet |>as de les étudier en détail. Je n’ai vu ni les. pectorales ni la tète.

C’est une espèce propre au lias de Lyme Regis. Il en existe des exemplaires dans plusieurs collections d’.Xngleterre , entre autres au Musée d'Oxford , dans les collections de lord Enniskillen et do sir Philipp Egerton. Les écailles sont fréquentes dans les coprolithes. M. Ruckland eu a recueilli un grand iiombre dans des coprolithes de Lyme-Regis.

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XV> Pholidophori’S Strickiandi Agass.

Vol. 2, Tab. AS a, fig. 3 et

Oltc [lelite espèce est plulèl trapue qu'èlancèe. Sa partie abdominale surtout est assez large, et le corps se rétrécit sensiblement en arriére, vers l’origine de la caudale, qui est assez étroite. Les écailles .sont en général plus hautes que longues , surtout celles des rangées médianes; mais ce qui les caractérise surtout, c'est leur forme arrondie; leur bord postérieur ne montre aucune trace d'entailles ni de plis sur quelque partie du corps qu’elles se trouvent; mais en les examinant à la loupe, on y reconnait des lignes concentriques distinctes, qui indiquent sans doute les termes d’accroissement de l’écaille. La forme particulière des écailles de cette espés-e avait fait. penser à M. Strickland que ce poisson était un Cyclo'idc, et (pie je m’étais trompé en afiirmant que les pois.sons de cet ordre n’apparaissent qu’avec la série des terrains cirtacés. l'ii examen attentif de ce fo.ssile m’a cependant prouvé que ses écailles .sont émaillées et qu’elles sont articulées entre elles comme chez les Ganoïdes en giWral. il ne ' saurait donc y avoir de doute sur la classification de ce poisson. I,;i ligne latérale se reconnait à un renflement médian de ces écailles (fig. !i n) , le tube muqueux s’ouvrant sous le bord postérieur. IjU caudale est la seule nageoire qui soit (xmiplétcment conservée dans les exemplaires connus jusqu’ici. Elle est courte et peu profondément entaillée. Ses rayons sont gKdes et dicholomés nombre de fois. La tète est assez bien conservée dans l’exemplaire de lig. 4. On y reconnait distinctement les inécboires, ainsi que l’appareil opcrculaire, entre autres l’o|>ercule et le présiperculc. Les rayons branebiostègues sont également visibles au-dessous des mAcboires. l>'orbite est de grandeur moyenne.

I^a connaissance de cette espèce est duc à M. Strickland, qui l’a recueillie dans les schistes du lias de Barrow. L’exemplaire de fig. h se trouve dans sa collection; celui de lig. 3 fait partie de la collection de lord Enniskillen.

.\VI. PaouDOPHORUs IIastixgsise .Agass.

Vol. 2, Tab. 42 a, lig. I.

Je désigne sous ce nom un petit poisson de la collection de lord Enniskillen , que je crois être une c$|)écc particulière. C’est de tous les Pboiidu|>hores connus jusqu’ici le plus élancé. Son corps est tout d’une venue et le tronc en arriére des ventrales est .4 peine plus large que le pédicule de la queue. La ligne latérale est remarquable , en ce qu’elle part de l’angle supérieur de la nuque et descend par une pente continue et régulière jusqu’au milieu de la cau-

dalc , laodis que dans la plupart des autres espères, elle part du milieu de la ceinture thoracique ut suit une direction à-peu-près horiraintalc. Les écailles n’ont laissé que leurs empreintes, qui sont en forme de losanges assez réguliers , du moins dans la partie antérieure du tronc . il’où sont prises les «'cailles gros.sies de fig. I n.

Il existe des rudimens de la caudale , de l'anale , des ventrales et des pectorales. TouU's ces nageoires sont coiii|)osées de rayons lins et grêles ; la caudale surtout frappe par le peu de développement «le ses lobes qui sont à peine plus larges que le pé«licule de la queue. La tète n'est pas consersée, mais le contour de la ceinture thoracique est nettement indiqué.

Cette espèce a été découverte par lady Ilastings, dans le lias de Barrow.

XVll. Phoi.iim)piiobi s anc.i'.stus Agass.

Vol. 2, Tab. à2«, fig. 2.

Cette espèce a dans sa forme extérieure la plus grande r«îs.semblance avec le Ph. Hasliiiyaùr que nous venons de décrire ; elle est même, si possible , encore plus grêle , car la largeur du coiqis n'excède nulle part celle de la tète. Quoique l'exemirlaireque nous avons pris pour le type de cette espèce , soit très-fruste , on y reconnait cependant quelques vestiges des nageoires paires , eu particulier les ventrales , d«>nt la position «»t tout-à-fait normale. Les écailles n’ont lais,sé que leurs empreintt^s, mais elles sont assez distinctes pour permettre d'en nxxtnnaitre les principaux caractères. Celles du milieu du corps sont sensiblement plus hautes que longues, mais du reste régulièrement carrt'es. la» ligne latérale <st très-distincte ; mais , au lieu de partir de l’angle supérieur de la nuque, comme dans le PhoUdophorua Ututingaim , elle prend son origine ù-peu-prés au milieu «lu corps , derrière la ceinture thoraciipie. les contours de la tète sont assez bien conservés ; on y dérouvre un caractère particulier, qui ne se retrouve pas dans d'autres «wp«k«s ; c’«Sit la présence d’une série de petites crénclures sur la nuque , qui rappellent un peu l«»s épines qu’on rencontre sur la tète de «certains Cyprins. Je suis cependant disposé à croire «|ue ces crénelurts ne proviennent ici que de l’empreinte d’écailles disjointe».

Je ne connais qu’un seul exemplaire de cette espèce, que je dois à l’obligeance de .M. le professeur Puscb, de Varsovie. L’original se trouve dans la collection de M. Pusch et provient du grès rouge jurassique de Pologne.

W’III. Pholidophoiics oh.vcilis Miinstr.

Vol. 2, Tab. l«2, fig. 2.

U. le comte de Munster désigne sous ce nom un petit poisson du calcaire de Kehlheiiii, qui fait partie de sa collection. Ce savant , qui a bien voulu m’en communiquer le dessin . observe positivenH'nt que les écailles , qui sont petite» et minces , ne montrent aucune trac«-

de dentelure. L’original est couché sur le dos, de mauière qu'on reconnait, près de la tète, les deux pectorales. Le tronc est d’égale largeur, et la colonne vertébrale est grêle cl composée d'un grand nombre de vertèbres. La tête a dù être assez large. Les Gg. a et 6 représentent des écailles gnts.si(S d'après le dessin que m’en a communiqué M. le comte de Munster, Il est probable que la Gg, b indique la face externe, la Gg, a, la face interne, La forme pentagonale de ces écailles est encore un problème pour moi,

XIX, PuoLinopiioHrs minob .\gass.

Vol, 3, Tab, Iiâ«, Gg, 8,

Il existe dans la collection de lord Enniskillcn une [Kirlion du crêiie d'un petit poisson, que je crois être un Pholidophore, On y reconnait distinctement les deux frontaux, qui, réunis , ont à-peu-prés la forme d’une courte massue, leur partie jxtslérieure étant élargie, la partie antérieure, au contraire, três-atlénuée. Ne connaissant pas d’cspêcc à laquelle on puisse rapporter ce fragment, je le désigne pi-ovisoircment sous le nom de Ph. mhior. Il provient de l’oolite de SloncsGeld,

-XX. Phol'dophobus fubcatus .\gass,

\'ol, 2, Tab, 36, Gg. I (sous le nom de Microps furcalua .■kgass.).

Dans l'origine, j’a>ais séparé ce poisson des autres Pholidopliores , |M>ur en faire un genre à part , sous le nom de Microps , dont j’ai même donné une ligure restaurée dans le Vol. I , Tab. C, Gg. 8, Je basais cette distinction sur le fait cpic la caudale est parfaitement symétrique, et que les écailles ne remontent pas plus loin sur le lobe supérieur que sur le lol>e inférieur. .Mais par la suite, je me suis convaincu que ce caractère n’a pas l’importance que je lui jtrêlais. Je supprime par conséquent le genre Microps, pour nünlégrcr notre |H)isson dans le genre Pholidophorns. Les écailles sont d’une grande régularité ; elles ont partout la même forme, sur quelque partie du tronc qn’on les prenne ; et celles de la région caudale en particulier ne difTèrent en rien de celles de la région antérieure. Toutes sont trèslisses à leur surface ; mais je n’ai pas pu m’assurer si le bord postérieur était dentelé ou non . I,a ligne latérale occupe à-|>eu-près le milieu des flancs. La dorsale n’est pas tout -à-fait médiane, mais plus rapprochée de la queue que de la tête ; elle est composée de rayons grêles, mais assez longs. Il en est de même de l’anale, qui est un peu plus reculée ijuc la dorsale. 1*1 caudale est grande et fortement échancrée; ses deux lobes sont d'égale longueur; mais le supérieur est un peu moins fourni que l'inférieur. Il existe aussi quelque traces des ventrales, dont les rayons sont aussi longs et très-Giis.

C’i>st une espèce linsique. I/original «le ma ligure provient de Secfeld en TyroJ ; il sc trouve dans la collfx'lion «le la SoeiéUî géologique de France. M. le comte de Münster en possède aussi des exemplaires qui proviennent de la même localité.

Oulrc les especes décrites dans ce chapitre , il en est encore plusieurs autres qui méritent également de li.\cr Fattention. N’avant pu les faire entrer dans mes planches, faute d’espace, j«! me b«)rTierai à en indiquer ici les principaux caractères, me réservant de les publier plus tard dans mes Supplémeiis. Ce sont les ;

I" PuoLiDopRoaits iKjHSAMS Agass. F.spr'-cc du lias de Secfeld. Elle a quelque ressemblance avec le Ph. Btchei, mais elle est plus |)elile et plus ti-apiie. La «lorsale est aussi plus reeul«k>; les écailles sont plus |>etites et plus rhomboïdales ; aussi forment-elles un bien plus grand iionibre de séries longitudinales sur les flancs.

2“ Piini.iDOPiu>RiT$ iATius«a;uis Agass, Du lias de Secfeld et de Lyme-Uegis. Espèce très-voisine de la précédente , mais plus petite , ayant la dorsale moins reculée ; elle n’a guère que deux à lr««s |)oiires de long.

5° PiioiiDopHORiis PUSiLLUS -Agass. Du lias «le Seefeld, où elle est asscx fréquente. C'est jusqu'ici lu plus |«etite espèc«« «lu genre ; elle est trés-élancée. I<a dorsale est au milieu du dos. Ia’s écaill(s> ont le bord postérieur liss««.

A” Piii>uiM)Pii(>Rus Taxis .Agass. Du calcaire litliographique «le Solenhofcn. Espèce très-voisine du Ph. siriolariii Mstr. , mais l)caucoup plus large ; peut-être n’en est-elle cependant «lu’unc variété.

S” PnouDt)PHi)Rus RvntAXs Agass. Du calcaire litliographi«|uc de Solenliofen , de Keblheiui, de Weltenbiirg et «le Langenalllieim. Grande i'sp«’!«x! v«>isine du Ph. macrocephalus, mais dont les écailles sont encore plus grandes et surtout plus hautes. Les rides de leur surface différent «'gaiement , en ce «pi’elles rayonnent dans tous les sens , tandis «|u'oll(» sont seulement dirigées en arrière dans le Ph. macroctphaliis. Je l'avais d'abord rang«'s! dans le genre Caturus.

6“ Pn«>i,m«>Pii()R« s («RAKomrs Agass. Du calcaire litliogrnpbi«|ue de Solenhofcn, d Eichstaedt. et de la carrière de Moritzbrunn. Espèce à tète large et courU'; scs écailles .sont minces, grand)«s et ornées de rayons divergens , avec onglets articulaires très-larg«!s et très-longs.

7" PiioLiDopHORiis BADi.ATO-pi’NCTAT(rs .Agass. Du cal«:airc lithographique de Solenhofcn. Gran«le «>spèce caracUirisée par ses «'cailles , dont la partie émailh-e , au lieu d'être lisse , est recouverte de tidtcrcules très-serrés.

8“ Pii«)i.inopii«)R«is MAXiMt's .Agass. Du calcaire litliographique de Solenhofcn. Tri's-grande «vspèce, dont les «'cailles sont également granuleus««s ; mais les granulf^ , au lieu d'être arrondies comme dans le Ph. ratlialo-punclaUiii , sont en forme de petits plis saillans, formant un iN'-seau irrégulier. IjB cjiudale «,'st très-gran«le et largement fourchue. Je l'avais d’abord rangée dans le genre Caturus , mais ayant reconnu plus tard que ses «'cailles sont beaucoup plus épai.sses que celles «le ce deruitr genre, je ne doute plus «pi’elle n’appartienne au genre Plioli-

dophorüs , si toutefois les espèces à écailles lisses et celles à écailles nigueuses n’offrent pas d'autres différences plus importantes dans les parties du corps qui ne sont pas encore complétenH?nt connues. Dans ce cas, il conviendrait de les séparer cl de faire un genre à part des deux cs|>éces que j’ai désignées sous les noms de Ph. radialo-punctaitu et tnaximus.

Il existe en outre dans le lias de Lyme-Regis une espèce très-voisine du Pli. iloraali», par la forme de ses écailles , mais qui en diffère par scs nageoires plus grandes, et en ce que sa dorsale est plus reculée. M. le professeur Walcimer a aussi trouvé des fragmeiis d'une espèce de l’holidophore dans le lias de l’Oberland badois.

Enfin, Sir Pliilipp Egerlon \ ienl de communi(|uer à la Société géologique de l^ndres la description de plusieurs espèces nouvelles de Pliolidopliores que je n’ai pas encore eu occasion de comparer, mais que je suis tout disposé à considérer comme des espèces particulières, d’après ce que mon .savant ami m’écrit de leurs caractères; tels sont en particulier son Ph. parhysomu» de Lyme-Regis, son Ph. erenulatiu de Lyme-Regis et son Ph. Harlmaimi d’Otimdeii. J'ai également distingué deux autres espèces de la collection de sir Philipp Egerton, que je décrirai aussi dates mes Supplémcns avec les précétlenlcs ; ce sont les Ph . fiai forints de Castellamare et le Ph. leptocephiilus du lias de Street.

la; poisson que j’ai désigné sous le nom de Pholiduphorus lasvissimns dans la collection de M. le comte de Munster, fait partie du genre que j’ai distingué récemment sous le nom de \nlhosomus.

r.HAlMTUE XV.

or GE.XnE OPHIOPSIS kc.ui.

Ce genre est voisin, à bien des égards, des fholidophores que nous venons de décrire; niais il s’en éloigne d’un autre cdlé par plusieurs parlicnlarilés de structure, dont riniportnnre ne saurait être contestée. Au premier abord , on est tenté de le ranger dans la division des Hétérocerques , parce que les lobes de la caudale sont elTectii euient inégaux; niais cetm inégalité n’a pas la même valeur; car, en réalité, la eolonne lertébrale ne se prolonge pas comnio dans les lléléroeen|ues, dans le lobe supérieur ; ce dernier est seulement placé un pmi plus en arriére et déborde par conséquent le lobe inférieur. Ia.‘ principal caractère réside ilans la dorsale, qui est très-longue et continue; elle n’occupe pas moins de la moitié de la longueur du dos; ce qui ii'a lien dans aucun autre genre de ce grniqie de la fainille des Lépidoîdrs; ses rayons n’ont rien de particulier; ils sont assez grêles, articulés et dichotomés, comme ceux de tous les la^pidoïdes. I>es écailles sont rliomboïdales et tcra-réguliêres sur tout le corps ; leur surface est lisse et leur bord postérieur uni. la; squelette est assez robuste. Les vertèbres surtout sont fortes , jiliis longues t|uc liu'ges et à articulations três-saillantes. lai gueule est armée de petites dents coniques , qui sont proportionnellement plus développées que ccdles des Pholidopliores.

Les c'spêces connues jusqu’à présent sont toutes de ré|ioquc jurassique.

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