‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 36 sur 121 · AmBJ.YPTE«CS KEMOPIERCS Ag · texte numérisé non relu

AmBJ.YPTE«CS KEMOPIERCS Ag

Vol. 2 . Tab. 4 l>> fig- I et 2-

Cette espèce ressemble beaucoup àl’.(îf. macropterus deSaarbrück; et sijc n’en avais pas vu des exemplaires très-complets , je n’aurais pas osé me prononcer sur la dilTérence spécifique bien caractérisée qui les distingue. La forme générale àeV Amblypterus nemoptenis est la môme que celle du macropterus : la partie antérieure du trône est environ du double plus large que le pédicule de la queue, et le dos est uniformément arqué. Les rayons des nageoires sont grêles, et ceux du bord antérieur de la dorsale et de l'anale considérablement plus allongés que ceux du bord postérieur de ces nageoires. Les pectorales et les ventrales sont également acuminées. Ce sont ces caractères surtout qui distinguent l’espèce de New-Haven d’avec celle de Saarhrück , dont les larges pectorales et les ventrales sont très-arrondies, et dont la dorsale et l’anale n’ont pas de rayons très-allongés à leur bord antérieur.

IjU tête de cette e.spèce est petite , égalant environ un cinquième de la longueur totale du corps; l'œil, également petit, est placé tout-à-fait au bout du museau. Les mâchoires sont assez bien conservées pour que l’on puisse reconnaître qu’elles sont fortes, garnies à leur bord de très-petites dents coniques, peut-être en liros.se. La

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gueule est trc9-fendue. Du reste, les os de la tête sont trop mal conservés pour qu'il soit jiossible de décrire leur forme. Les pièces ojierculaircs paraissent avoir été trèsétroites; et à en juger d’après l’empreinte de quelques fragmens, leur surface extérieure était striée. Les os de la ceinture thoracique l’étaient certainement, dans leur sens longitudinal. Les l'ayons de toutes les nageoires .sont grêles, et ont des articulations assez distantes. La dorsale n’occupe pas exactement le milieu du dos ; elle est un peu plus rapprochée de la caudale que de la tète; sa base est large, ses rarons antérieurs très-développés et au moins six fois plus longs que ses ravons postérieurs ; ils sont tous hifiirqués à plusieurs reprises jusque vers leur milieu ; leurs articulations transver.scs sont au moins du double plus longues que les rayons ne sont larges. En avant de la dorsale, les écailles du dos s’élèvent insensiblement le long de son bord antérieur, et finissent par former de petits rayons qui s'étendent jusqu'à l’extrémité des jdus grands. L’anale a sa base encore plus large , et à-peu-près de la même forme que la dorsale ; les rayons de son bord antérieur sont également très-allongés , tous bifurques à plusieurs reprises ; mais les articulations transversales sont un pou plus rapprochées. La caudale n’est entière dans aucun des exemplaires que j’ai vus ; cependant l’on peut s’assurer sur celui que j’ai liguré, que son lobe inférieur est plus allongé qu’il ne l’est en gi'néral dans les .fmblypterus. Tous les rayons de cette nageoire sont grêles , profondément bifurqués ; leurs articulations transversales , quoique plus longues que larges, sont cependant plus rapprochées que dans les autres nageoires. Le long du prolongement de la queue, les écailles impaires qui le bordent ne sont pas beaucoup plus grandes que celles de scs côtés. Les pectorales et les ventrales sont plus petites , c’est-à-dire, plus étroites que dans VA. macroplerus ; mais les rayons de leur bord antérieur sont beaucoup plus allongés ; ce qui donne à ces nageoires une forme très-dilTérente , plutôt setnblabic à une faucille qu’à une large rame. Les éraillés sont généralement de grandeur médiocre , plutôt petites , proportionnellement à la taille du poisson; elles sont presque de même forme et de même grandeur sur tout le corj>s ; celles de la partie antérieure des flancs sont seulement un peu plus hautes et plus grandes que celles des côtés de la queue ; sur le prolongement de celles-ci elles sont un peu plus longues que larges. ].>eur surface extérieure est ornée de petites rides saillantes , disposées , à-peu-près comme les lignes d'accroissement , en losanges concentriques plus ou moins régulières et un peu obliques , de telle sorte que leurs angles aigus sont tournés vers les angles sujx'ricur-antérieur et inférieur-postérieur de chaque écaille. 11 faut être sur ses gardes j)our ne pas confondre ces rides de l’émail qui orne la surface des écailles, avec les stries d’accroissement que l’on voit en dessous dans les écailles brisées. La ligne latérale s’étend directement de l’angle supérieur de l’opercule au milieu de la queue ; on distingue à

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travers ses écailles de petits tubes obliques, qui forment , à raison de leur direction inclinée, une série comparable à des hâchures obliques , parallèles entre elles à la partie antérieure du corps , mais qui sont placées de plus en plus bout à bout vers son extrémité postérieure.

Celte espèce et la suivante paraissent être très-fréquentes à New-llaven ; la moitié des poissons que l’on trouve dans cette localité appartiennent à l’une ou à l’autre. Lord Greenock et M. Trevelyan possèdent plusieurs exemplaires de MA. nemoptenis ; l’original de ma figure appartient à M. Trevelyan.

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