‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 56 sur 121 · Pl.itïso.hl'S stbiatus Agass · texte numérisé non relu

Pl.itïso.hl'S stbiatus Agass

Vol. 2 , Tab. 17 , fig. 1 , 2 , 3 et 4-

Lroptery* slriatus Ag. Cat. msc. — AVaklmcr Geol. p.ig. 720 . Scdgwick, Ged. Trans. a' série,

vol. 3, Tab. 12 , fig. 5 et 4-

Je n’ai encore vu que deux petits exemplaires de cette espèce, dont l’un se trouve au 3Iusée de New-Castle sur Tyne , et provient du (ktiraire magnésien de Whitley, près de Shields, et dont l’autre, qui appartient à 31. le Prof. Johnston, a été trouvé dans les environs de Durham. Celui-ci est l’original de ma lig. i. La fig. 2 est une copie de celle que 31. Scdgwick a publiée dans les Transactions de la Soc. Géol. de Londres, et dont il m’a été jusqu’ici impossible de retrouver l’original.

Cette espèce est très-bien caractérisée par sa forme et {wr quelques particularités de détail. La partie la plus élevée du tronc se trouve en arrière du milieu de la longueur totale du poisson ; ce qui fait que ses bords sc rapprochent plus rapidement vers le pédicule de la queue que vers le museau. Le profil de la partie antérieure et supérieure du corps s’élève insensiblement en forme d’are peu courbé , depuis le bout du museau jusqu’au bord antérieur de la dorsale , qui est la partie la plus saillante du corps ; le boni inférieur est moins anguleux, l’arc que forme l’abdomen étant plus ouvert et passant Insensiblement au bord inférieur de la queue. La tète est proportionnellement plus grande que dans le P. gibbosus, avec lequel cette espèce a le plus de ressemblance. L’ossature de la tète présente exactement les mêmes caractères de détail ; avec cette seule différence, que la surface extérieure, même celle des os du crâne, est plus régulièrement striée. Les apophyses épineuses des vertèbres abdominales antérieures sont moins inclinées que dans le gibbosus, comme la fig. i le fait très-bien voir. On voit également bien les osselets interapophysaires supérieurs et inférieurs dans la partie du tronc qui correspond aux nageoires dorsale et anale. La (rectorale gauche est très-bien conservée dans l’exemplaire de cette figure ; tous ses rayons sont également grêles’, mais a(>latis , et ont cette apparence cornée cpie l’on observe dans les na-

gcoircs de beaucoup de poissons de Solenbofen , et qui rend les articulations transversales des rayons imj)erceptibles ; ceux-ci sont Iiifurqucs à leur extrémité seulement. La manière dont les écailles sont disloquées au Lord inférieur de l’abdomen, ne permet pas de douter qu’il n’y- ait eu des ventrales. La dorsale et l’anale sont composées de rayons semblables, sensiblement plus grêles que ceux des autres nageoires, simplement bifurqués à leur extrémité, et divisés transversalement de manière que les articles de chaque rayon sont du double plus longs que larges, ceux du bord antérieur de ces deux nageoires sont un peu plus allongés que les suivans. L’anale est un peu moins étendue que la dorsale, elle se prolonge aussi loin sur le pédicule de la queue, qui est très-rétréci , mais son bord antérieur n'avance pas autant que celui de la dorsale. La caudale est proportionnellement moins grande que celle de l’espèce suivante ; cependant son lobe inférieur est plus large que dans les Platysomus de Mansfeld, tandis que son lobe supérieur est plus étroit. Les rayons antérieurs du lobe inférieur sont les plus gros; les articulations de leur base, ainsi que celles des rayons suivans, sont plus rapprochées qu’à leur extrémité, qui seule est bifurquée. Les écailles caractérisent très-nettement cette esjièce ; par leur forme elles se rapprochent le plus de celles du P. ^îMosus. Celles des flancs de la partie antérieure du tronc sont beaucoup plus hautes que longues ; mais sur la queue elles deviennent insensiblement plus équilatérales, et vers les bords du dos et du ventre de plus en jdus petites; celles qui recouvrent l’insertion de la dorsale et de l’anale et le |Midicule de la queue, sont les plus petites. Toute leur surface extérieure est striée, mais en dilférciites directions. Sur les écailles les plus hautes et les plus étroites, ces stries sont parallèles à leurs bords antérieur et postérieur, fig. 3; vers le milieu des flancs et au bord du ventre, elles s'inclinent vers le bord postérieur , tandis que vers le bord du dos et sur les edtés de la queue elles se dirigent en sens inverse et se perdent le long du bord antérieur, fig. 4- Les onglets articulaires (pù unissent toutes ces écailles sont longs et minces. Les écailles qui bordent le prolongement du pédicule de la queue, sont plus petites que dans les autres espèces. I-a ligne latérale s’étend directement de l’angle supérieur de l’opcrcide à la base du pédicule de la queue. La fig. 4 desTrans. de la Soc. Géol. pourrait faire supposer qu’il y a une dilTércnce énorme dans la forme des écailles de cette espèce et de celles du P. macrunis s mais les différences qu’on remarque proviennent de ce que, dans cette fig. 4 , on les voit par leur surface extérieure , et que les onglets articulaires y sont cachés, tandis que, dans la fig. a de 31. Scdgwick, les écailles du P. macrunis sont représentées par leur surface intérieure , avec les onglets articulaires qui y sont très-distincts.

Cette espèce n’a encore été trouvée que dans le Calcaire magnésien d’Angleterre. ,

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