Pl.itysohcs Hhombus Agass
Vol. 2 , Tab. i6.
Siromaleus major de Ul.alnv. Iclu. p. i8. — Riiunibus dilurianus major Molfarl, ïab. i3.
Cette espèce paraît être beaucoup plus rare que la précédente; je n’en ai vu moimême que les exemplaires donnés au Musée de Paris par M. de Humboldt, et dont le plus beau est l’original de ma ligure. M. le comte de 3Iunster m’écrit qu’il en a reçu récemment d’EisIcben un très-grand exemplaire, et qu’il en a vu d'autres au Musée de Halle. Ce poisson parait atteindre des dimensions Is'aucoup plus considérables que le précédent, dont il difierc surtout par sa fonne arrondie, par la plus gi-ande uniformité de scs écailles, par le rétrécissement rapide du prolongement de sa queue, qui rend les lobes de la caudale. presque égaux , et enfin par une tête plus grosse. Le profil du crâne est rectiligne, comme dans le P. ^ibhoms ; mais depuis la nuque le dos est fortement arqué, et sa partie moyenne, entièrement arrondie, ne forme point d’angle au bord antérieur de la dorsale. Il en est de même du bord inférieur du ventre, qui est arqué, et sur lequel le bord antérieur de l’anale n’est pas saillant. Dans la partie antérieure de la tête on voit le maxillaire supérieur gauebe qui est déplacé, et dont l’extrémité postérieure est dilatée en forme de spatule. L’orbite paraît être moins grande que dans le P. gibbosiis; on voit en dessous une partie des arcs branchiaux. Les pièces operculaires étaient aussi moins élevées, et l'angle inférieur de l'humérus descend moins bas sur le côté de la tête. Toutes les écailles qui recouvrent le tronc sont plus nniformes ; celles de la partie antérieure sont moins hautes et moins étroites, et diminuent plusinsensiblement de taille vers les bords du dos et du ventre et sur le pédicule de la queue. Cependant sur son prolongement elles ont la forme de losanges, mais elles sont moins allongées que dans l’espèce précédente. Leur surface extérieure est striée verticalement. Le long du bord supérieur du pédicule, il y a de petites écailles imbriquées qui se continuent jusqncs à son extrémité. Les nageoires dorsale et anale ne sont pas assez bien conservées pour pouvoir être décrites en détail ; on voit seulement que leurs rayons sont aussi grêles que dans le P. gibbosus. Les osselets surapophysaires sur lesquels ils sont insérés, sont plus courts; en revanche les apophyses épineuses sont plus allongées. La caudale est très-bien conservée; scs rayons sont
bifurques à plusieurs reprises, mais à leur extrémité seulement. Les antérieurs du lobe inférieur sont tellement allongés, que leur extrémité atteint presque celle du lobe supérieur; ce qui rend cette nageoire fourchue, sans que pour cela elle en ait moins les caractères des Hétéroccrques.
Les teintes variées de cet exemplaire proviennent, comme dans toutes les espèces du Zechsteiii d’Allemagne, de la grande quantité de cuivre pyriteux hépatique qu’il contient. Cette espèce ii’a encore été trouvée que dans le Mansfeld.