C. Lewisü Ag
G. Lloydii Ag.
DiPTEais Sedgw. et Murcli.
D. macrolepidotus Sedgw. et Murch.
OsTEOi-EPia Val. cl Pcntl.
O. macrolepidotus Y. et 1’.
O. mîcrolepidotus V. et P.
O. arenatus Ag.
pi à écailles granulées :
Acarthodes Agass.
A. Bronnü Ag.
A. tulcatus Ag.
Cbeiiacantrus Agass.
Cil. Mnrehisoni A g.
Ch. minor Ag.
Cheirolepis Aga&s.
Ch. Traillii Ag.
Ch. liragus Ag.
y, à une dorsale :
A. macropterus Ag.
A. eupterygius Ag.
A. la tus Ag.
A. lateralis Ag.
A. Olfersii Ag.
G. giganteus Ag G. Albertii Ag.
.Viiblvfterus Agass.
A. Agassizii de Munst.
A. nemopterus Ag.
A. puDctatus Ag.
A. striatus Ag.
(WROC.RPI8 Agass.
G. tenuistriatus Ag.
G. maximus Ag.
Digilized by Gôogle
1’al«omi9ccs Aga».
n écailles lisses : 2” à écailUs striées :
P. vratislavicnsis Ag.
P. Robisoni Hibbert.
P. lepidurus Ag.
P. striolatus Ag.
P. Duvernoy Ag.
P. omatissimus Ag.
P. minutus Ag.
P. elegans Ag.
P. Blainvilici Ag.
P. comtus Ag.
P. Voltiii Ag.
P. macrophthalmus Ag.
P. angustus Ag.
P. longissimus Ag.
P. fultus Ag.
P. macropomus Ag.
P, carinatus Ag.
P. magnus Ag.
P. glaphyrus Ag.
P. Freieslebeni Ag.
II"* Groupe : Plats et laroes.
Platïboiios Agass. Eurynotiis Agass.
P. gibbosus Ag.
E. crenatus Ag.
P. Rhombus Ag.
£. fimbriatus Ag.
P. striatus Ag.
E. tenuiceps Ag.
P. macruriis Ag.
P. parvus Ag.
Il est un fait bien remarquable dans les rapports de ces genres avec les formations géologiques qu'ils caractérisent : c’est que toutes les espèces connues, sans exception, ont été découvertes dans des terrains antérieurs à la formation du Lias. Cette circonstance n’est point accidentelle j elle se reproduit encore, dans les mêmes limites et sur un nombre d’espèces presque aussi considérable, dans la famille des Sauroïdes, en même temps que tous les poissons de l’ordre des Placoïdes qui les accompagnent dans les mêmes terrains avaient aussi une structure semblable de la queue. Quelque condition inconnue d’existence a donc agi dans ces temps reculés sur le développement de la vie organique, et déterminé une conformation aussi singulière et aussi générale ; car il ne nous serait pas permis d’envisager des phénomènes aussi constans comme de simples exceptions, que la nature, dans ses productions, n’admet nulle part sur une échelle aussi étendue. On ne peut considérer ces formes que comme des antécé-
dons nécessaires de celles qui ont suivi, et les traits qui les caractérisent et les distinguent, que comme des dilïérences dans un développement progressif. Ces dilTérenccs consistent surtout en une transition d’une structure asymétrique à une structure d’une symétrie de plus en plus parfaite, qui a prévalu dans les époques subséquentes, dans lesquelles les formes asymétriques ont successivement disparu. Chercher à indiquer les causes d’un pareil état de choses, ce serait prétendre pénétrer les motifs du Créateur j cependant il nous sera permis de présenter quelques conjectures sur les relations de forme de ces poissons avec le monde extérieur dans lequel ils étaient appelés à vivre.
Si nous jetons un coiip-d’œil sur l’ensemble des êtres organisés qui ont vécu simultanément avec les I.iépidoïdes llétérocerques, nous remarquerons qu’ils étaient pour la plupart fixés au fond des eaux , ou que du moins ils y rampaient sans pouvoir s’élever librement et à leur gré vers la surface et se mouvoir au loin. A l’exception de quelques reptiles, dont l'apparition sur la terre est de beaucoup postérieure à celle des poissons, tous ces animaux étaient aquatiques , et le sol ne portait eneore que des plantes analogues à celles des grands archipels ou des plaines basses. Les poissons sont donc les premiers animaux auxquels il ait été donné de franchir spontanément l’espace entre deux eaux dans toutes les directions ; tandis que les mouvemens des Crustacés ne sont que des mouvemens irréguliers et peu soutenus. Parmi les Mollusques, les Céphalopodes, qui sont les plus mobiles, voguent à la surface des eaux, et restent le jouet des vents dans leurs ascensions aquatiques; les Gastéropodes sont déjà plus liés au sol, et les Acéphales et Brachiopodes y sont fréquemment fixés. Tous les Poly|>es et les Crinoïdes de ces temps-là sont attachés par leur base à düFérens corps solides. Cependant les poissons, ax'ec leur caudale asymétrique, ne pouvaient exécuter des mouvemens aussi précis que les poissons symétriques de l’époque suivante ; et leurs mouvemens progressifs devaient encore être vacillons. Tous ces animaux, respirant par des branchies, ne pouvaient encore proférer aucun cri, et vivaient dans le silence le plus absolu. Il y a certes loin de là aux temps où la surface de la terre s’est peuplée d’oiseaux et de mammifères, et où l’homme a pu réfléchir sur les événemens qui ont amené ces cbangemens dans la vie organique. L’on conçoit à peine qu’en présence de pareils faits il soit possible de méconnaître un ordre de succession régulier, une progression constante dans la création.