‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 70 sur 121 · II. Tethàcoxolepis co.'O'lueks Aga&s · texte numérisé non relu

II. Tethàcoxolepis co.'O'lueks Aga&s

Vol. 2, Tab. ï3 Oj fig. 1.

Cette espèce est une de celles qui atteint les plus grandes dimensions. Je n’en connais cependant encore qu’un exemplaire incomplet, qui se trouve dans la collection de Lord Cole , et qui provient du Lias de Lyme Regis : c’est une tête complète , avec la partie antérieure du tronc, où l’on voit aussi les pectorales; mais les ventrales et le commencement de la dorsale manquent, ainsi que toute la partie postérieure du tronc. La tète est parfaitement bien conservée , et se distingue de celle de toutes les autres especes du genre par les grosses granelures qui hérissent ses os. Ce sont des saillies de forme trcs-irrégulicre, plus ou moins larges, souvent interrompues ou formant entr 'elles des anastomoses ondulées. C’e.st surtout sur les pièces operculaires , sur les os de la joue et sur les mâchoires, que ces dessins sont les plus variés ; sur le cniiic les saillies sont moins allongées, et ressemblent plutôt à des pustules confluentes, divergeant irrégulièrement vers les bords des os. En arrière du frontal principal , il y a une espèce de ligne de démarcation transversale au bord postérieur de l’os, résultant' d’une saillie continue de ces crêtes. Cette granulation des os s’étend sur les écailles de la nuque ; mais là elle devient de plus en pins fine et rare , et a plutôt l’apparence de petits piquans émoussés, épars sur les écailles. Sur les rayons branchiostègues et sur les écailles inférieures aux pectorales , ce sont plutôt des arêtes confluentes. Du reste, la surface de toutes les écailles visibles est parfaitement lisse. On n’aperçoit aucune trace de ces points creux qui distinguent le Telragonoleph Leachii. Le bord postérieur des écailles est finement dentelé. Quelques écailles de la nuque, qui sont déplacées, montrent un onglet articulaire étroit, mais pointu et fort; elles ont près d’une ligne d’éj>aisseur. On voit distinctement sept rayons branchiostègues, et en avant du premier l’empreinte du plus large qui a disparu. La nageoire pectorale est de moyenne grandeur ; ses rayons sont faibles , articulés seulement depuis leur milieu , et peu divisés à leur extrémité ; le long de son bord extérieur il y a de petits osselets imbriqués, courts et proportionnellement plus massifs que les rayons de la nageoire même. Les écailles des flancs sont beaucoup plus étroites que hautes.

ni. Tetiuconolefis speciosvs Agass.

Vol. 2, Tab. 23 b.

L’original de cette planche est l’exemplaire le plus complet que j’aie vu du genre Tetragonolepis. Il provient du Lias de Lyme Regis, et se trouve dans la collection

de Lord Gole. Cette espèce a atteint à-peu-prcs les mêmes dimensions que le T. con- JluenSj auquel elle ressemble le plus. Malgré cette affinité, ses caractères sont trèstranchés et très-faciles à saisir. Tous les os du crâne , les pièces operculaires , les plaques buccales, les rayons branchiostègues et les mâchoires, sont recouverts d’une granulation squameuse presque uniforme : ce sont de petites saillies obtuses, distinctes, déprimées, et qui ont en quelque sorte l’apparence de petites écailles imbriquées ; celles des os iutermaxillaires et de l'ethmoide seulement, sont un peu plus grosses. Sur les écailles de la nuque et du milieu du dos, jusqu’en avant de la dorsale, il y a une semblable granulation, mais dont les saillies sont confluentes, et plutôt linéaires que squameuses au centre du dos. Du reste, la surface de tontes les écailles est parfaitement bsse; le bord postérieur seulement est orné d’une dentelure très-fine, qui devient presque imperceptible sur les écailles postérieures de la queue. Celles des flancs de l’abdomen sont beaucoup plus hautes que larges; sur les côtés de la queue et au bord du dos, elles sont rhomboïdales et équilatérales. Les pectorales sont de moyenne grandeur; leurs rayons sont faibles, tandis que les osselets de leur bord extérieur sont plus forts, comme dans le T. conjlttens. Les rayons des ventrales sont beaucoup plus épais que ceux des pectorales, et plus souvent divisés; les onglets marginaux sont aussi plus gros. Il est assez singulier que les rayons de l’anale soient aussi plus épais que ceux de la dorsale ; leurs articulations sont très-rapprochées , depuis le quart inférieur de leur longueur , et les divisions premières aussi profondes que les articulations. On entrevoit une vingtaine de rayons. La partie antérieure de la dorsale est complètement enlevée. La caudale est très-vigoureuse, fort large et composée de gros rayons, qui sont proportionnellement beaucoup plus épais que longs ; toute la partie visible des rayons est articulée de très-près, mais leurs divisions longitudinales sont moins profondes, surtout celles des rayons extérieurs, qui ne dépassent pas la moitié de leur longueur ; tandis que ceux du centre sont fendus jusqu’à leur tiers inférieur. Les osselets imbriqués du lobe supérieur sont un peu |dus gros que ceux du lobe inférieur; ils deviennent de plus en plus petits, et sont en général pins inclinés que ceux des pectorales et des ventrales. Il y a i3 rayons dans cette nageoire.

IV, TETtÀCONOUVlS FUiTVLÀTCS Agass.

Vol. 2. Tab. 23 c.

Cette espèce est sans contredit la plus grande du genre ; les exemplaires quej’en ai vus, quelque imparfaits qu’ils soient en général , indiquent un poisson très-grand, plus grand même que le T. angidifer (Tab. i 3 ) , auquel il ressemble par plusieurs caractères. Le meilleur fragment quej’en connaisse se trouve dans la collection de Lord Cole; il a environ un pied de longueur. C’est l’original de ma figure. On y voit clairement que tous les os des côtés de la tête sont couverts de saillies obtuses, déprimées, ressemblant à de gros grains de sable, de forme irrégulière, dont leur surface serait parsemée. Les écailles sont très-finement dentelées à leur bord postérieur ; leur surface extérieure a un aspect très-particulier, en ce que son milieu, ainsi que la partie comprise entre deux lignes que l’on tirerait de ce milieu aux angles postérieurs, quoique lisse en apparence , offre , quand on l’examine de près , des stries peu profondes qui se dirigent irrégulièrement vers le bord postérieur de l’écaille. Les angles antérieurs, supérieur et inférieur , sont couverts de saillies en forme de pustules , semblables h celles des os du crftne,-mais plus grosses, plus irrégulières et plus déprimées encore; ensorte que les plus grandes ressemblent à de petites écailles couchées sur les écailles. Celles du voisinage de la tète et celles de la nuque sont presque entièrement couvertes de ces pustules.

On ne voit dans cet exemplaire aucune trace des nageoires, non plus què des os du crâne ; on y distingue seulement les pièces operculaires , la mâchoire inférieure , les rayons branchiostègues et les pièces sous-orbitaires, avec une portion du tronc couvert de ses écailles. M. Johnston , à Bristol , en possède un , de dimension à-peu-près double, mais qui n’est pas mieux conservé.

Ces fossiles ont été trouvés dans des rognons calcaréo-marneux du Lias de Lyme- Regis.

V, Tetsàcosolepis udutvs Agass.

Yol. 2. Tab. 23 n, fig. 2.

Je ne connais que la moitié antérieure du corps de ce poisson ; la queue et les nageoires manquent entièrement dans le seul exemplaire que j’en ai vu, et qui est de la collection de Sir Phil. Egerton.

La granulation de la tète est très-distincte; elle est arrondie sur le crâne et sur les écailles antérieures de la nuque , écailleuse , plate et plus grosse sur les sous-orbitaires , sur les plaques buccales , sur les rayons branchiostègues , mais surtout sur l’opercule.

Ton. II. w

Les écailles sont complètement lisses, c’est-à-dire, sans granulation, à l’exception de quelques-unes de celles de la nuque; n\ais elles sont ornées de plis qui forment une dentelure à leur bord postérieur, et qui s’étendent en forme d’éventail peu convergent sur plus de la moitié de leur surface dans celles du milieu du corps, mais qui sont moins développés sur celles du dos et de ta partie inférieure de l’abdomen. Toutes les écailles ont cependant la dentelure marginale. Leurs bords supérieur et inférieur sont fortement arqués; celles des rangées inférieures de l’abdomen seulement, et celles qui avoisinent le milieu du dos, ont ces bords plus droits. Ces dernières, et en général celles qui sont au dessus de la ligne latérale , sont beaucoup plus petites que celles des flancs et des parois abdominales inférieures, qui sont aussi les plus lisses. 11 y a deux lignes latérales: l’une droite, sur le milieu du corps, partant de l’angle supérieur de l’opercule et sautant d’écaillc en écaillç, ouverte en croissans tournés en arrière; l’autre parallèle au dos, dont elle est très-rapprochée , et ouverte longitudinalement.

Les rayons des nageoires paraissent avoir été très-fins, à en juger par les fragmens que l’on en voit au bord du corps du poisson, et qui sont extrêmement grêles, peu fendus, et à articulations distantes.

Ce poisson a été trouvé tout récemment dans le Lias de Lyme Regis; c’est une des nouvelles acquisitions dues au zèle avec lequel Lord Cole et Sir Ph. Egerton poursuivent maintenant leurs fouilles géologiques, dans l’intérêt de l’étude des Ichthyolitbes.

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