‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 74 sur 121 · XI. Tetbacosolepis Bouei Agass · texte numérisé non relu

XI. Tetbacosolepis Bouei Agass

Vol. a. Tab. aa, fig. i.

Cette espèce n’est point encore sudisamment connue; le meilleur exemplab'c que j’en aie vu, et qui est l’original de ma figure, se trouvait, il y a quelques années, dans la collection de la Société Géologique de France, où je l’ai décrit et fait dcs.siner en i83a. Ayant dès lors découvert plusieurs csj>èces de Tetragonulcpis , avec lesquelles il devenait nécessaire de le comparer, j’ai cherché à le retrouver lors de mon dernier séjour à Taris en i833; mais c’est en vain que j’ai parcouru pour cela toute la collée- ' tion , aidé de M. Dry-Dupré , agent de la Société. Je suis donc obligé maintenant de me borner à signaler cette espece à l’attention des naturalistes, en ajoutant que le caractère le plus frappant que j’y ai remarqué consiste dans l’uniformité de grandeur des écailles depuis le dos jusqu’au ventre; d’ailleurs, ces écailles sont visibles par leur lace interne, et l'on remarque à leur bord Supérieur un large onglet articulaire.

Cet exemplaire provient des Schistes bitumineux de Scefeld en Tyrol , que je crois pouvoir rapporter au Lias, à cause de la grande analogie de tous les poissons qui s’y trouvent avec ceux du Lias d’autres contrées, et à cause de l’identité de l’un d’en-

tr’eux avec une espèce de Lyme Regis qui sera décrite dans un des chapitres suivans, et que j’ai nommée Pholidophorus latiitsculiu,

Âu 31 usée de Carlsruhe il y a aussi un fragment de Tetragonolepis de Seefeld qui parait appartenir à l’espèce dont il s’agit, mais qui est trop incomplet ]>our offrir des détails plus précis.

Cette espèce n’est point signalée parmi celles que M. Murcliison indique dans sa notice sur les schistes de Seefeld.

\H. TsTRAGOSOlEra DOSSAI.IS Agass.

Vol. 3 . Tah. 31 , fig. I et 3 ; Tab. 31 fl, fig. i.

L’original de la pl. 3 1 a se trouve dans la collection de M. Stockes; celui de la pl. 31 est au Musée Britannique. Ils proviennent tous deux du l.ias blanc de Byrford dans le Comté de Cloucester. Ce sont les seuls exemplaires de cette espèce que j’aie vus jusqu’ici; elle est très-caractérisée par sa forme ovale oblongue, et parles rayons allonges du bord antérieur de la dorsale. La tète est courte, mais large; à la surface de ses os on remarque quelques rides et une granulation peu serrée, sur l’opercule surtout. La ceinture thoracique est egalement granulée, mais les écailles sont parfaitement lisses; l’émail qui les recouvre est assez mince pour que l’on aperçoive les bords de leurs lames d’accroissement. Elles sont passablement grandes, surtout sur les côtés des parois abdominales , mais beaucoup plus petites sur la queue et le long du dos. Leurs bords sont droits et entiers; il n’y a pas de dentelure à leur bord postérieur. La ligne latérale est très-visible; elle s’étend presque directement, avec une légère flexion vers le dos, de l’angle supérieur et postérieur de l’opercule jusqu’au milieu du pédicule de la queue. La dorsale commence un peu en avant du milieu du dos, et se termine vis-k-vis l’extrémité postérieure de l’anale, qui est presque de moitié plus courte. Le bord antérieur de ces deux nageoires est plus élevé que leur extrémité. Les rayons antérieurs de la dorsale, surtout, sont environ du double plus longs que les postérieurs; les plus grands sont cependant précédés de quelques autres petits qui s’allongent insensiblement. Les rayons de ces deux nageoires sont grêles, bifurqués dans leur moitié supérieure, et ont des articulations transversales assez distantes. La caudale est proportionnellement grande ; son insertion parait oblique , et les rayons de sa partie supérieure paraissent sensiblement pins courts, leur base étant recouverte par les écailles du pédicule de la queue, qui s’étendent plus loin dans sa partie snpéricure que dans sa partie inférieure. Les rayons de cette nageoire sont assez grêles, bifurqués k plusieurs reprises depuis leur milieu, et divisés par des articulations transversales plus rapprochées que celles des rayons de la dorsale et de l’anale.

Le long (le ses bords supérieur et inférieur l’on distingue une série de petits fulcres grêles; son bord postérieur est coupé presque carrément, et n’a qu’une légère échancrure. Les ventrales sont placées vis-à-vis le bord antérieur de la dorsale, et les pectorales assez bas en dessous du subopercule. 11 n’est resté de ces nageoires que des traces peu distinctes.

XUI. TeTSAGOI«OI.EPIS MOSILIFEK Agass.

Yol. a. Tab. aiflj fig. a, 3, 4> 5,

L’original de ma figure provient du Lias blanc de Sanwell, et appartient àM. le D' Fox de Bristol. M. le Prof. Sedgwick a aussi recueilli plusieurs exemplaires de celte espèce dans le Lias de Barrow sur la Soar, où elle paraît n’étre pas très-rare.

Sa forme est presque circulaire; c’est la plus large de toutes les espèces connues de ce genre. Le pédicule de la queue est très-court; la dorsale s’étend depuis le milieu du dos jusqu'à sa partie la plus étroite. L’anale, qui est de moitié plus courte, .se termine à la même hauteur. La caudale est proportionnellement beaucoup plus grande, et coupée carrément. Les rayons de ces trois nageoires sont grêles; leurs articulations transversales ne sont pas très-rapprochées; cependant les articles ne sont guère plus longs que larges. Les rayons de la dorsale sont les plus courts; ceux de l'anale, surtout à sou bord antérieur, sont plus allongés et moins serrés. Les plus longs et les plus distans sont ceux du milieu de la caudale; aux bords supérieur et inférieur de cette nageoire, il y a des fulcres allongés et peu serrés; on en voit de semblables en avant de la dorsale et de l’anale. Les ventrales sont très-petites, à rayons fort grêles, et opposées au bord antérieur de la dorsale. Les pectorales sont entièrement enlevées.

Les écailles de la partie supérieure du corps sont beaucoup plus petites que celles des flancs; elles sont équilatérales et rombo'idalcs ; il y en a de semblables sur le jtédicule de la queue, qui sont très-uniformes. Celles qui bordent les nageoires, surtout le long de l’insertion de la caudale, sont les plus petites de toutes, et un peu plus allongées que celles qui sont plus avancées sur le tronc. Celles qui recouvrent les parois abdominales sont les plus grandes; elles sont plus hautes que longues. Les bords de touters ces écailles sont droits, sans dentelure; leur onglet articulaire est allongé et pointu; leur surface extérieure est entièrement lisse, excepté vers la base de l’émail à son bord antérieur , où l’on ren>ar(pie des points saillans disposés en séries comme les grains d’un chapelet (flg. 3 et 4) , mais qui manquent aux écailles du pédicule de la' queue (flg. 5.) Le centre des écailles est légèrement déprimé. I^a ligne latérale va directement de l’angle supérieur de l’opercule au milieu du pédicule de la queue.

On ne voit de la tôte que la partie postérieure du crâne et une partie des pièces operculaires , trop brisées pour que leur forme puisse être décrite.

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