‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 80 sur 121 · I. SesiiosoTxs LEPTor.EPiiALcs Agass · texte numérisé non relu

I. SesiiosoTxs LEPTor.EPiiALcs Agass

\ol. 2. Tab. aC, fig. i.

Je ne connais encore qu’un seul exemplaire de ce joli poisson ; il se trouve dans la collection de la Société d’ Agriculture du VV urtemberg à Stuttgart , et provient du Lias de Boll.

Cette espèee est très-bien caractérisée par la forme allongée de sa tête , qui diminue insensiblement de largeur jusqn’à son extrémité qui est pointue. L’orbite est grande, placée tout-h-fait au bord du crâne. La gueule est petite, et parait avoir été protractile. Les os des mâchoires sont grêles j en arrière de la mâchoire inférieure on voit 8 rayons branchiostègucs grêles et allongés. Les pièces opeixulaires sont petites ; l’opercule surtout est étroit. Les sous-orbitaires sont passablement grands. Les os de la ceinture thoracique sont larges, surtout l'humérus au-dessus de l’in.scrtion des pectorales ; celles-ci se composent d'un assez grand nombre de fins rayons ; j’en compte ig h la pectorale gauche. L’on ne voit que l’insertion de 17 rayons h celle du côté droit. Les ventrales paraissent avoir été très-petites; leurs rayons sont en grande partie détruits. La dorsale est très-élevée à son bord antérieur , qui semble avancer au-delà de l’insertion des ventrales, parce que, en avant de scs plus grands rayons , il y en a encore 5 ou 6 petits qui finissent par se confondre avec les grosses écailles impaires du milieu du dos, accolées à la base de la nageoire. Le nombre des rayons bifurqiiés est de 28; ils sont grêles, fendus à plusieurs reprises à leur extrémité, et articulés de très-près jusque vers leur base. L’anale commence par 5 petits rayons qui s’allongent insensiblement et qui se continuent en fulcres le long du plus grand ; les suivons vont en diminuant successivement de longueur ; ils sont au nombre de 12, assez grêles et fréquemment bifurqués à leur extrémité. Lorsque celte nageoire est fléchie en arrière, son extrémité atteint et dépasse même l’insertion des rayohs du lobe inférieur de la caudale. Le tronc est passablement large dans sa partie moyenne ; le dos et le ventre sont légèrement arqués, ce qui lui donne .la forme d’un fuseau rétréci vers la tête et surtout vers le pédicule de la queue, dont la largeur égale à peine la moitié de celle du milieu du corps. La caudale n’est pas très-grande , mais son lobe supérieur est beaucoup plus développé que l’inférieur, dont les rayons rc])endanl sont un peu pins gros. Tout le long de son bord supérieur les fulcres sont grêles et longs.

Les écailles sont toutes parfaitement lisses, et leurs bords droits. Celles de la partie antérieure des flancs sont un peu plus liantes que longues ; celles des côtés du dos sont équilatérales ; sur le pédicule de la queue elles sont un peu plus allongées ; à son bord supérieur elles prennent la forme de lozanges très-allongées, qui s’étendent obliquement jusqu’à la moitié de la longueur de la caudale, en recouvrant la base des rayons de son lobe supérieur.

Par sa forme cette espèce ressemble un peu au Lepidolus minor.

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