‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 97 sur 121 · XV. Lepidotls mixor Ag · texte numérisé non relu

XV. Lepidotls mixor Ag

Vol. 2 . Tab. 34 .

Ce poisson est très-commun à Swanage dans l’ile de Purbeck, dans les couches qui portent le nom (le caleaire de Purbeck. Tout récemment M. Rcemer en a découvert des fragmens dans les environs d’Ilildesheim. J’en ai vu un très-grand nombre d'exemplaires presque parfaits, au Musée Britannique, dans la collection de la Société Géologique de Londres, au Musée d'Uxford, et dans la collection de M. Strickland. L’exemplaire que j’ai fait dessiner avant mon premier voyage en Angleterre, et epri est représenté tab. 34, se trouve dans la collection de l’Ecole des Mines à Paris; il ne donne pas une idée complète de cette espèce;. la dislocation des écailles le fait paraître plus large qu’il n’est réellement. Les os de la tête et les écailles qu’on y voit ne SC montrent que par leur face interne; et la plupart des écailles n'ont laissé que leur empreinte. La plupart des exemplaires que j’ai vus ont environ un pied à quinze pouces de long.

Sa forme est celle de la plupart des Lepidotus; il est oblong et presque fusiforme à cause du rétrécissement du pédicule de la queue et parce que la tête est moins grosse que le tronc n’est large dans sa partie la plus élevée. G'est des espèces sveltes du genre qu’il se rapproche plutôt que des trapues. La tête a quelque ehosc de particulier dans sou aspect; elle paraît moins obtuse que celle des grands Lepidotus du Lias, parce que les mâchoires sont moins arrondies ; la mâchoire inférieure surtout dont l’apophyse coronale tsst très-élevée, se rétrécit considérablement vers la symphyse mentale. Les dents que l’on remarcpie à son bord sont allongées, cylindracées et obtuses. L’orbite est de moyenne grandeur, entourée de sous-orbitaires plus petits que les plaques qui recouvrent les joues. Le front est très-voôté, surtout au-dessus de

l'orbite. Le préopercule est étroit, l’opercule très-élevé, le sul>opercule est beaucoup plus petit, surtout plus étroit proportionnellement, et olTre une longue branche montante fort étroite entre le préopercule et l’opercule; l’interopercule est aussi petit. La surface de tous ces os, ainsi que celle des plaques buccales, des sous-orbitaires et des os du crâne est ornée de petits tubercules arrondis et très-peu rapprochés les uns des autres; c’est plutôt une granulation clairsemée. Comme on ne voit que la surface interne des os de la tète dans l’exemplaire de ma planche, ils y ])araissent naturellement tous parfaitement lisses. La ceinture thoracique est très-vigoureuse , l’humérus surtout qui forme une large saillie au-dessus de l’insertion des pectorales; sa surface est complètement lisse.

Toutes les écailles sont lisses, elles sont toutes à-peu-près aussi hautes que longues; celles du pédicule de la queue seulement sont un pen plus longues qnc hautes, fig. 3, et en forme de losanges; leurs bords sont tous entiers, il n’y pas môme d’onglets ni de fosSbItes articulaires, elles se tiennent seulement par des bords obliques les unes aux autres ; celles des côtés au dessous de la dorsale sont équilatérales, leur bord antérieur caché par l’imbrication est légèrement échancré et les bords supérieurs et inférieurs ont de petits onglets articulaires correspondant à des fossettes aussi peu marquées; mais celles de la partie antérieure du tronc et surtout des côtés du ventre fig a et 4 sont très-échancrces à leur bord antérieur, de manière à former denx cornes obliques, et leurs onglets et fossettes articulaires sont très-dévcloppés ; leur partie émaillée et visible est plus haute que longue; mais mises entièrement à découvert, toutes ces écailles sont cependant plus longues que hautes. Le long du milieu du dos on remarque une série d’écailles impaires oblongucs, arrondies à leur bord postérieur et plus ou moins échancrées à leur bord antérieur. Sous les écailles des flancs on aperçoit souvent des traces de côtes qui sont assez grêles , mais longues.

Les nageoires sont proportionnellement très-grandes, les ventrales excepté qui sont très-petites ; la dorsale surtout est très-développée , les rayons sont môme plus gros que ceux des autres nageoires; h son bord antérieur il y adesfulcres immenses, dont les premiers passent en écailles impaires du milieu du dus et dont les suivons sont insérés le long du plus grand des rayons bifurqués. Ces fulcres sont plus grands qu'aucun des rayons proprement dits de la nageoire; ceux-ci, au nombre de lo à ta, sont profondément bifurqués et se subdivisent à leur extrémité. Je n’ai vu dans aucun exemplaire la caudale bien développée. L’anale a la même structure que la dorsale, seulement elle est plus petite; ces deux nageoires ont une position très-reculée, cependant Vanalc est plus en arrière que la dorsale , c’est-à-dire qu’elle commence environ vis-à-vis de son milieu. Les pectorales sont très-grandes, leurs rayons sont longtemps simples et ont des articulations transversales très-rapj)rochées ; les fulcres de

leur bord sont Irès-développés , cependant ils sont beaucoup plus petits que ceux des nageoires impaires.

J'ai vu à l’école des mines de Paris et chez M. Vollz des écailles détachées provenant de Stonestield qui ne m’ont paru différer en rien de celles du Lepidotiis minor de Purbeck. J’ai egalement vu dans les collections du P. Buckland et de M. Strickland des mâchoires inférieures provenant du calcaire de l’îlc de Portiand qui ressemblent beaucoup à celles du Lepidotus minor; mais comme elles sont de dimensions assez considérables et que je n’ai pu y découvrir de dents , j’hésite à les rapporter â cette espèce. J'en ai fait représenter un exemplaire, celui deM. Strickland, Tab. a^, fig. 8 . L’ajiopbyse coronale est arrondie et fait saillie en arrière ; mais on voit mieux cette partie dans l’c-xemplairc deM. Buckland; sur le milieu du c 6 té de l’os dentaire il y a une saillie arrondie et longitudinale qui se rétrécit vers la symphyse mentale qui se perd du côté de l’os articulaire qui n’existe pas dans l’exemplaire figuré ; enfin vers le bord inférieur on remarque une série de trous obliques dont les antérieurs sont les plus petits et les plus courts et dont les suivans sont plus longs et plus étroits, qui servaient d’issue t> la branche mandibulaire du canal muqueux.

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