‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 96 sur 121 · XIV. Lepidotüs obiæxcus Ag · texte numérisé non relu

XIV. Lepidotüs obiæxcus Ag

Vol. 2 . Tab. 3.^ a , i'Cah. siippl.)

Il existe au Musée de Munich plusieurs grands fragmens d’un Lepîdolus provenant de Solenbofen, et qui diffère beaucoup du L. notoplenis de la même localité. Mais comme aucun de ces exemplaires n’est assez bien conservé pour donner une juste idée de ses formes, je me suis borné pour le moment à en faire représenter quelques parties, dans l’espoir que les recherches assidues de 31. le comte de Munster me fourniront plus tard les moyens d’en publier une bonne figure dans un de mes Cahiers supplémentaires.

Cette espèce atteignait des dimensions considérables, comme le prouvent deux plaques correspondantes du Musée de 31unich, où le tronc , depuis la tête jusqu’à l’insertion de la caudale, mesure plus de deux pieds. On y distingue les deux ventrales, qui sont très-grandes; le long de leur bord extérieur se voient de gros fulcres; les os du bassin auxquels elles s’attachent, ont 1a forme d’un triangle très-allongé. On y voit aussi quelques traces de l’anale. D’autres fragmens montrent que la dorsale était formée de gros rajmns , de même que les pectorales , dont les fulcres sont gros et courts. Les os de la ceinture thoracique sont fortement striés longitudinalement. La caudale (fig. 3) est large et fourchue; son lobe inférieur est très-dévelo]>pé, il est même plus grand que le supérieur; scs rayons sont de moyenne gi-andeur, trèsbifurqués jusque vers le milieu de leur longueur; il y en a au lobe inférieur, et i5 au lobe supérieur. Les fulcres des bords de cette nageoire sont très-serrés, assez gros à sa hase, mais très-fins à l’extrémité de ses rayons extérieurs. Cette queue est très-intéressante, en ce qu’elle fait voir comment les apophyses épineuses inférieures sont développées dans les Ganoïdes homocerqnes, chez lesquels la colonne vertébrale SC prolonge dans le lobe supérieur de la caudale. On remarque en effet, que les apophyses épineuses inférieures d’une dizaine des dernières vertèbres caudales sont tellement allongées, que leurs extrémités forment un arc vertical auquel s’attachent tous les ra)’ons du lobe inférieur de la nageoire; tandis que les rayons du lobe supérieur sont articulés sur des apophyses épineuses de plus en plus courtes. L’extrémité de toutes ces apophyses est aplatie et dilatée en forme de spatule. Ce n’est cependant qu’avec doute que je rapporte cette caudale au oblongits, n’avant trouvé

sur ce fragment aucune écaille, ni aucune autre pièce qui ait pu me donner la certitude qu’elle appartient à la même espèce que les autres fragmens susmentionnés. Il serait donc encore possible qu’elle appartînt à une autre espèee de ce genre.

Les écailles du L. oblojigus sont petites, proportionnellement à sa taille; j’en ai compté 35 dans une série dorso-ventrale du grand exemplaire de Munich. Elles sont généralement plus longues que hautes; leuis bords supérieur et inférieur sont droits, ainsi que le bord postérieur qui est linement dentelé. La fig. i en représente plusieurs de grandeur naturelle, et la lig. 3 une grossie.

L’opercule est grand , à-peu-près carré. Le subo|>crculc a aussi des dimensions considérables. Il m’a été impossible d'étudier les autres os de la tête.

Cette es{>èce est déjà mentionnée au Ecuillcton, page (O.

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