‹ Recherches sur les propriétés électriques des alliages d'aluminiumChapitre 4 sur 34 · D— MN · texte numérisé non relu

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ou que le nombre de phases dans un alliage solide en équilibre ne peut pas dépasser le nombre de métaux qui le composent.

Dans un alliage binaire peuvent donc être représentés dans le même échantillon au plus deux composés définis

voisins ou les solutions solides auxquelles ces composés définis donnent naissance.

Mérnopes p’Érupes. — Les méthodes qui permettent l'étude de la structure des alliages se divisent en méthodes directes, dont la micrographie et la méthode chimique et en méthodes indirectes basées sur la variation d’une propriété physique quelconque avec la composition de l’alliage et sur Pétude de la relation qui existe entre la forme de la courbe ainsi obtenue et la structure de l’alhage.

Micrographie. — La micrographie permet l'étude directe au nucroscope de la structure d’un alliage poli et traité par un réactif qui attaque imégalement les divers constituants. Indispensable comme méthode auxiliaire pour l’étude des alliages, la micrographie n’est pas suffisante pour déterminer toute seule avec précision leur structure, ne permettent le plus souvent pas de distinguer les composés définis des solutions solides qui les entourent.

Méthode chimique. — La méthode chimique est basée sur le principe que les composés définis d’un alliage peuvent avoir des propriétés chimiques différentes, ce qui permettrait de les séparer par des réactifs n’attaquant qu’un des constituants. C’est la “plus ancienne des méthodes, qui ont servi à l’étude des alliages; appliquée souvent sans contrôle et sans réserve suflisante, elle a conduit à de nombreux résultats erronés, qui dérivent principalement de deux causes.

L'attaque du éomposé délini isolé par le réactif est la première. Il est rare, en effet, surtout pour les alliages purement métalliques, que le réactif n’attaque qu’un seul constituant, en laissant l’autre parfaitement intact. Ordinairement les deux constituants sont attaqués en même temps et ce n’est que le degré de leur attaque qui diffère.

L’impossibilité d'isoler par la méthode chimique les

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composés définis entourés de solutions solides constitue la deuxième cause d'erreurs. La solution solide limite isolée à la place du composé défini est constituée par une seule phase et ne peut pas être différenciée davantage.

‘Vu ces inconvénients la méthode chimique a été appliquée dans les derniers temps surtout aux alliages demimétalliques composés par un métal et un métalloïde (borures, siliciures, phosphures), où les composés définis ont un caractère plus net que dans les alliages purement métalliques et sont plus rarement entourés de solutions solides.

Fusibilité. — Entre les méthodes indirectes étude de la fusibilité a le plus contribué à établir la structure des alliages. Les mélanges y sont caractérisés par des minima de la courbe de fusibilité et des arrêts eutectiques; les solutions solides par le rapprochement des courbes du commencement et de la fin de la sohidification. Les composés définis séparés par des mélanges sont caractérisés par des maxima de la courbe et une solidification à température constante. Les composés définis englobés dans des solutions solides ne se manifestent que par la solidification à température constante difficile à distinguer de la solidification des solutions solides qui se fait souvent dans un intervalle de température très restreint.

Cette difliculté de fixer avec précision la position des composés définis entourés de solutions solides est un des inconvénients de la méthode de fusibilité. Un autre inconvénient consiste en ce que la méthode de fusibilité nous indique la structure des alliages à la température de fusion et non pas à la température ordinaire, qui nous importe surtout. Ces deux structures peuvent différer surtout par la présence à la température ordinaire de composés définis instables à chaud et par l'absence de solutions solides instables à froid,

L'étude de la densité et de sa variation avec la température (coefficient de dilatation) a une importance moindre que l’étude de la fusibilité, car la relation qui existe entre les courbes représentatives de ces propriétés et la structure des alliages n’a pas encore été nettement établie.

La dureté des alliages varie aussi très sensiblement avec la structure, mais les diagrammes concernant cette propriété, si importante en pratique, n’ont jusqu’à présent été établis que pour les alliages à structure relativement très simple.

Propriétés électriques. — Nous voyons done que les trois méthodes principales qui ont jusqu’à présent servi à établir la structure des alliages : la micrographie, la méthode chimique et la fusibilité éprouvent la même difficulté pour indiquer la position des composés définis entourés de solutions solides. Pour préciser la position de ces composés définis nous devons nous adresser aux propriétés électriques des alliages. Elles sont au nombre de cinq : la résistance électrique ou son inverse la conductivité, le coefficient de température de la résistance, le pouvoir thermo-électrique, sa variation avec les températures et la force électromotrice de dissolution. [ndirectement on pourrait considérer comme propriétés électriques le magnétisme et la radioactivité, mais ces propriétés ne se manifestent que dans certains alliages

et ne peuvent pas servir de base à- des méthodes

générales.

PLAN pu TRAVAIL. — Dans cette étude j'ai essayé de

préciser les conditions dans lesquelles les différentes méthodes électriques peuvent donner des indications concordantes sur la stracture des alliages.

Les alliages d'aluminium mont paru convenir surtout à cette étude à cause de la grande diversité dans leur siructure et de la contradiction fréquente sur la posilion de

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leurs composés définis, entourés le plus souvent de solutions solides. |

Ce Mémoire comprend l’étude des propriétés électriques des alliages de l’aluminium avec le zine, l’étain, le bismuth, le magnésium, l'argent, le cuivre, le fer, le manganèse et le nickel, en fonction de leur composition et du traitement thermique.

Dans la première Partie de ce Mémoire, j'expose en résumé lhistorique des recherches sur les propriétés électriques des alliages, ainsi que les relations trouvées entre la forme des courbes exprimant ces propriétés et la constitution des alliages. La deuxième Partie est consacrée à mon travail expérimental. Dans le supplément, je donne la bibliographie de la question.

Ce travail a été fait au Laboratoire de Chimie générale de la Sorbonne.

Qu'il me soit permis de remercier ici bien sincèrement mon Maître, M. Henry Le Chatelier, pour la bonne hospitalité que j'ai reçue pendant ces trois années dans son laboratoire, pour l’intérêt constant qu'il a porté à mon travail et pour ses conseils dont j’ai si souvent profité.

Je tiens aussi à témoigner ma vive gratitude à M. A. Guntz, Directeur de l’Institut chimique de Naney, qui m'a initié aux recherches expérimentales avec sa haute compétence et sa bienveillance coutumière dont J'ai toujours gardé le meilleur souvenir.

PROPRIÉTÉS ÉLECTRIQUES DES ALLIAGES D'ALUMINIUM. (e)

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