‹ Recherches sur les propriétés physiques, chimiques et médicinales, des eaux minérales de Bagnères de BigorreChapitre 17 sur 103 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Histoire des Eaux thermales de Baçnères.

Conjectures sur leur découverte, antérieure à la fondation de Rome. Diverses inscriptions romaines trouvées, et relatives à des guérisons. Médailles de plusieurs empereurs romains. Anciens thermes nouvellement décombres. Descriptions de plusieurs piscines romaines découvertes dans ces derniers temps à Bagnères. Conjectures sur les causes de leur destruction.

Vouloir donner une idée de la haute antiquité des eaux de Bagnères serait prétendre pénétrer dans l'époque inconnue de la formation des montagnes primitives , époque qui se perd dans

la nuit des temps : cette connaissance, de pure curiosité, n'intéresse pas plus relativement à l'objet principal qui nous occupe , que celle qui nous apprendrait le nom de la personne qui, pour se guérir, fit, la première, usage des eaux thermales et en constata les heureux effets.

Leurs vertus, aujourd'hui bien analysées, n'étant point en raison de l'antiquité de leur emploi, et encore moins en raison de la date qu'on peut avoir de leur existence , il suffît pour notre but de prouver , comme nous l'avons déjà annoncé dans notre Introduction , que la ville de Bagnères était bâtie lorsque les Romains firent la conquête des Gaules ; ce qui dépose suffisamment sans doute en faveur de la découverte qu'on avait faite de sources d'eaux thermales. A cette époque si reculée , on sait que l'Aquitaine, comme la Cisalpine, n'était habitée que par des peuplades peu civilisées, qui n'ont laissé aucun monument de leur passage. S'il est permis de s'en rapporter au père Laspales , qui a publié un Essai historique sur la ville de Bagnères et ses eaux minérales, son existence daterait de l'an 696 avant la fondation de Rome. Ce fait paraît prouvé par plusieurs monumens qu'on voit encore dans cette ville.

Le premier, ou le plus aneien , est un autel votif dédié aux Nymphes de Bagnères : il était autrefois incrusté dans le mur de l'habitation de M. Adorret. M. Jallon l'a restauré depuis et l'a plus convenablement placé sur le fronton de sa maison ; en voici la forme et l'inscription :

RYMPHIS

PRO SALV

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