CHAPITRE III
Des À uteurs qui ont écrit sur les Eaux de Bagneres.
Du bon Usage des Eaux de Bagneres ; par La Guthère. Toulouse, 1659, m'4°-? Pag- 24- L'auteur traite , en sept chapitres , de la diversité des eaux de Bagneres , de la saison où il faut les employer , des précautions qui doivent pré-
céder et accompagner l'usage des bains , de l'usage intérieur de ces eaux , et des erreurs populaires accréditées à leur sujet. Il ne s'est occupé ni des principes qu'elles contiennent, ni de leurs propriétés , ni de leurs effets.
Observations particulières des sels et des terres des Eaux minérales 3 qui ont été examinées en l'Académie royale des Sciences les années 1 670 et 1671. Tom. IV. L'article Bagnères se trouve à la 69e page ; par Duclos.
Les Vertus des Eaux minérales de Bagnères et de Barèges , leur degré de chaleur, leur composition et leur véritable usage ; par Jean Moulans. Toulouse 3 i685.
Traité de la propriété et des effets des Eaux , bains doux et chauds de Bagnères et de Barèges ; par Pierre Descaunets , 1718. La quatrième édition contient encore les écrits suivans : i°. Addition contenant quelques Maladies raisonnées guéries par ces Eaux. C'est un recueil d'observations relatives à plusieurs maladies , surtout de la tête , guéries par les eaux de Bagnères. 2°. La découverte des Minéraux ^raisonnes par la mécanique, etc. Il y a joint un grand nombre d'observations pratiques sur les effets de chacune de ses sources , soit intérieurement , soit extérieurement : ces observations ne sont pas sans quelque intérêt et méritent d'être consul-
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lécs. L'auteur a donné le premier l'exemple de la médecine d'observation dans les établissemens thermaux.
Lettres contenant des Essais sur les Eaux minérales du Bèarn, etc.; par Théophile Bordeu , 1 746. Les dix-septième et dix-huitième lettres concernent les eaux de Bagnères. La première de ces deux lettres ne contient qu'un dénombrement des sources minérales et la description particulière de chacune d'elles : la seconde présente toutes les sources comme étant de la même nature , à la seule différence du plus ou moins de force , et comme ferrugineuses , spiritueuses , quelques-unes alcalines et la plupart purgatives. L'auteur attribue cette dernière propriété à un sel qu'elles contiennent , et qu'il croit être semblable au sel d'Epsom. 11 les dit pénétrantes , actives et toniques, et il indique les cas où il faut les employer ou les éviter , et la manière d'en faire usage.
Mémoire sur la nature et les propriétés des Eaux minérales de Bagnères ; par M. Labaig, )75o. L'auteur, après avoir décrit les phénomènes que l'action des réactifs et la distillation ont produits sur les eaux de Bagnères , en conclut que ces eaux contiennent différens sels. 11 décrit ensuite leur action dans les premières voies et dans les routes de la circulation ; il les dit
purgatives , apéritives et diurétiques. Jl les considère successivement sous chacune de ces trois qualités particulières avec des détails assez étendus ; après quoi , il indique les maladies internes où elles conviennent. Il détermine les différens degrés de chacune d'elles ; il expose leur utilité dans l'usage extérieur. Il termine son Mémoire par la manière de les employer , soit intérieurement , soit extérieurement
Observations de physique et d'histoire naturelle sur les Eaux minérales de Dax 3 de Bagnères, de Barèges, etc., par M. de Secondât; i^ôo. On y trouve quelques observations sur les eaux de Bagnères ; elles se réduisent à rendre compte du résultat de quelques essais faits par l'auteur sur les eaux de Salut et du Pré. 11 présente celles de Salut comme très-calmantes et ordinairement diurétiques; celles du Pré, comme purgatives , sans beaucoup échauffer ; celles de la Reine , comme très-purgatives. On trouve encore , dans la suite de ce même ouvrage, un tableau des différens degrés de chaleur de chacune des sources de Bagnères.
Eaux minérales de Bagnères, par Xavier Salaignac ; Paris, iy52. Cet ouvrage est terminé par une dissertation singulière , sous le titre de Première cure remarquable des eaux minérales de Bagnères.
Le 25 février 1754;. M. Théophile Bordeu soutint , aux Ecoles de Médecine de Paris , sa thèse intitulée : Aquitanœ minérales aquœ. On trouve , dans les Sections II , III et IV , un grand nombre d'observations pratiques sur les eaux de Bagnères ; et dans la Section V , quelques détails sur les propriétés , les usages et les effets de ces eaux , employées soit intérieurement , soit extérieurement , sous la forme de bains.
Relation d'un voyage fait en iy53 à Barèges, à Bagnères, à Cauterets , par M. Thiery, docteur régent de la Faculté de Médecine de Paris , publié dans le Journal de médecine du mois de mai 1780.
Après avoir passé en revue la nomenclature des maladies que les eaux de Barèges guérissent, « celles de Cauterets , dit-il , approchent fort de celles de Barèges. Ces eaux , à la vérité, ne sont point par elles-mêmes purgatives : si elles purgent quelquefois, c'est par accident, ou par leur propre poids ; mais la main bienfaisante du Créateur a placé tout auprès , à Bagnères , une infinité de sources qui purgent plus ou moins sans dégoût, et qui peuvent ou guérir plusieurs maladies , et surtout les obstructions , ou préparer efficacement , par de douces évacuations , à l'usage des eaux de Barèges et de Cauterets. « Tant de ressources bien connues , et sagement
i45 ménagées, ne peuvent manquer de produire des effets étonnans , et tels que l'on n'oserait souvent en espérer de l'art ou de la nature. »
MM. Venel , professeur à Montpellier , et Bayen , chimiste , envoyés par le gouvernement pour faire l'analyse des eaux minérales du royaume , arrivèrent à Bagnèrcs le 1 7 août 1 7,54 et employèrent vingt-huit jours pour remplir leur mission. On peut consulter à ce sujet les ouvrages de ces deux savans.
Observations générales des degrés de chaleur des différentes sources de Bagnhres 3 pris avec un thermomètre de mercure , divisé selon la méthode de M. de Réaumur, année 1 760 , par M. Darquier. Académie royale des Sciences , Savans étrangers , tom. VI, pag. 147 et suiv.
Observations sur la pesanteur et la chaleur relatives des différentes sources des eaux de Bagnhres, par M. Marcorelle, année 1766. Acad. et vol. précités, pag. i5getsuiv.
M. Darquier a donné des détails très-exacts sur la température des différentes sources de Bagnères : nous y reviendrons plus tard. Il faudrait copier en entier le mémoire de M. Marcorelle , pour en rendre tous les détails et les présenter d'une manière aussi instructive qu'il l'a fait. On y trouve non-seulement des recherches sur la pesanteur et la chaleur des eaux de
Bagnères, mais encore des discussions curieuses sur la cause de la chaleur; l'auteur y a joint un tableau de la température d'un grand nombre d'autres sources thermales de France.
Traité des Eaux minérales de Bagnères 9 Barèges 3 etc. ; par Castelberd. Bordeaux, 1762.
Mélanges historiques, par le président d'ÛRbessan ; Toulouse, 1768. On trouve, dans le second volume de ce recueil , pag. 43° , un Essai sur les eaux de Bagnères. Il contient une énumération et une description des sources , une indication de leurs différens degrés de chaleur, et les détails de quelques essais que l'auteur a faits sur ces eaux , desquels il conclut que le fer et le soufre sont les principes qui y dominent , et qu'on pourrait encore y trouver du sel marin.
Lettre sur les Eaux de Barèges , de Bagnères et de Cautère ts. (Nature considérée , 1771, tom. VII, pag. 1 6. ) Cette Lettre contient les analyses des Eaux , faites par M. Montaut. Nous nous bornerons ici à ce qui concerne Bagnères. M. Montaut n'a analysé que les eaux de la Guttière : il conclut qu'elles contiennent de la sélcnite , un vrai sel d'Epsom à base terreuse , et un peu de terre calcaire.
Observations sur les Eaux minérales de Bagnères de Bigorre . faites les 17 et 18 juin 1768; par
M. Campmartin. ( Nature considérée, 1772, pag. 200 ; et Dictionn. minéral, et hydraul. de France, tom. II, pag. 128. ) On trouve ici les analyses des sources de Salut, du Pré, de Larmes et de Lasserre. L'eau de la première source a paru contenir un sel neutre à base terreuse , formé par la combinaison de l'acide vitriolique. L'auteur dit qu'elle purge rarement et qu'elle agit presque toujours par les urines. Les eaux des autres sources lui ont paru contenir un sel neutre à base terreuse , ou peut-être pareil au sel des eauxdcSedlitz,ou n'avoir ni sel ni soufre; elles sont regardées comme étant décidément plus purgatives.
MM. Raulin , médecin ordinaire du Roi , Inspecteur - général des eaux minérales du royaume , et Montau, chimiste , députés par le gouvernement , se rendirent à Bagnères le 16 juin 1777 , pour vérifier les sources minérales , principalement celles de la Reine , du Petit-Bain et de St.-Roch. Leur analyse est incomplète et assez insignifiante. Ils trouvèrent la source de la Reine trop chaude , mais qu'on pouvait facilement la tempérer en la conduisant plus bas et en y faisant des réservoirs ; que celle du Petit-Bain pouvait être utilisée en y faisant un bain de vapeurs ou étuves ; et qu'à côté du bain de St.-Roch il serait construit un
bain de boue à plusieurs cases. Ce projet , utile à l'humanité et aux intérêts de la ville, est resté sans exécution. Je possède dans ma bibliothèque le manuscrit de MM. Montau et Raulin.
Observations sur les eaux minérales de Pinac , anciennement d' Artiguelongue ; par Bertrand Pinac, médecin. Bagnères, an 6. L'auteur a fait sur leurs vertus une multitude de recherches intéressantes. Il cite nombre de faits où ces eaux ont été employées avec succès.
Le professeur Alibert , dans son savant Traité de Thérapeutique, et M. Pâtissier, dans le Manuel des eaux minérales de la France 3 rendent justice aux vertus médicinales des eaux de Bagnères , comme nous aurons occasion de le prouver dans le cours de cet ouvrage.
Observations sur la nature et les effets des eaux minérales de Bagneres-Adour ; par P. Sarabeyrouze cadet, médecin. Bagnères, 1818. Cet auteur a réuni aux observations que sa pratique lui a fournies , quelques-unes de celles publiées par ceux qui l'ont précédé , qui sont toutes d'un grand intérêt et qu'on lira avec fruit.