‹ Recherches sur les propriétés physiques, chimiques et médicinales, des eaux minérales de Bagnères de BigorreChapitre 22 sur 103 · M. FOURCROY · texte numérisé non relu

M. FOURCROY

Voici comment s'exprime à ce sujet un homme de lettres très-connu : « Fourcroy , médecin de nom, chimiste de profession, a fait, ou a laissé mettre sous son nom , dans Y Encyclopédie par ordre de matières, Partie Médecine 9 un article sur Bagnères , dont aurait à rougir le plus mince garçon apothicaire. Jusqu'à l'indication des lieux et leur description , tout y est faux ou inexact. Après avoir dit que la ville de Bagnères possède beaucoup de sources chaudes , on ajoute , contre l'évidence , contre le fait, comme l'attesteront les malades et les curieux qui en si grand nombre ont fréquenté et fréquentent Bagnères, que ces sources sont peu abondantes 3 et se trouvent, pour la plupart, dans des lieux resserrés , obscurs et humides ; tandis qu'au con-

traire , pour la plupart* elles sont autant remarquables par la facilité de leur abord et l'agrément de leur position , que par leur richesse et leur profusion. » (M. Marigné, ancien Inspecteur-général de l'Instruction publique, Bagneres Vengée, note 10, pag. 21.)

Nous croirions faire injure au jugement de nos lecteurs , si nous nous permettions d'entrer dans le moindre détail pour faire ressortir les erreurs de M. Fourcroy , qui , dans cette occasion , comme dans tant d'autres , n'a écrit que sur la foi d'autrui.

Je dirai avec J. J. Rousseau : « La science qui » instruit et la médecine qui guérit sont fort » bonnes sans doute ; mais la science qui trompe » et la médecine qui tue sont mauvaises. Ap- » prenons donc à les distinguer. »

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