CHAPITRE VIII
Engorgemens sanguins du foie.
Indépendamment des causes de la pléthore dans toutes les parties du corps , dont la suppression des évacuations est la plus commune, il en est une foule d'autres, particulières au foie,
3^o qui font que le sang se ramasse dans ce viscère cl y produit une accumulation plus ou moins considérable de ce liquide qui le rend plus sujet à des obstructions que tout autre organe. Ne voulant pas entrer ici dans des détails trop nombreux relatifs aux embarras, si fréquens , qu'éprouve la circulation hépatique , nous nous contenterons de reconnaître que des tumeurs dans le mésentère, dans l'épiploou et dans d'autres parties du bas-ventre, les grossesses même des femmes, ou des tumeurs et embarras dans la matrice , dans les ovaires , peuvent aussi concourir à produire les engorgemens sanguins, d'où naissent ensuite des obstructions. Les diverses collections qui se font dans la cavité abdominale , telle que les hydropisies , les kystes, des tumeurs stéatômes , etc., les diverses compressions de l'abdomen qui gênent la circulation , sont encore autant de causes multipliées des affections chroniques du foie, effets des vices de la circulation du sang dans les vaisseaux.
Parmi les espèces variées d'obstructions , soit du foie, soit de la rate, ou de tout autre viscère du bas-ventre, il en est peu qui soient peut-être aussi susceptibles d'être guéries par les eaux salines de Bagnères que celles qui sont la suite
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dengorgemens sanguins; nous nous bornerons à citer en preuve les observations suivantes :
1". observation. — M. B*** , officier de la marine anglaise , âgé de quarante-deux ans , avait une constitution bilioso-sanguine. Entré de bonne heure au service, il éprouvait, depuis environ quinze ans, un mal-aise permanent , et souvent des douleurs dans la région du foie. Cette maladie fut d'abord combattue par des saignées et ensuite par des frictions mercurielles et le calomel (dd). Fait prisonnier de guerre , il cessa ce traitement pendant neuf mois de séjour dans un vaisseau à fond de cale. De retour dans sa patrie, il éprouva un pissement de sang assez considérable , qui , à plusieurs reprises, se renouvela , et alterna parfois avec des crachemens de sang ou des vomissemens bilieux.
Après avoir encore fait usage de divers autres moyens curatifs , les médecins anglais lui conseillèrent de venir en France 3 d'y voyager et de s'y livrer à des distractions agréables. Il se fixa d'abord au nord de la France durant l'intervalle de trois ans. Là, on lui fit subir tour-à-tour des traitemens variés, qui, devenus infructueux, déterminèrent les gens de l'art à lui conseiller le voyage et les eaux de Bagnères.
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Appelé pour donner mes soins au malade, je reconnus les symptômes suivans : faiblesse générale, difficulté de respirer habituelle , mais bien plus prononcée en montant les escaliers ; le teint était jaune, la bouche amère et la langue sale. Il existait un dégoût constant pour les nourritures animales ; la sensibilité de l'hypocondre droit était assez vive au toucher. Il me fut fort facile de me convaincre de l'engorgement du foie, dont l'étendue malade se prolongeait vers la région de l'estomac. La constipation était opiniâtre.
Les quatre premiers jours de son arrivée, je lui fis prendre , à des intervalles fixes , trois verres de la fontaine de Salut. Le cinquième jour, je le mis aussi à l'usage des bains de la Gutière. Convaincu qu'il digérait fort bien sa boisson minérale, une heure après avoir pris les trois verres de l'eau de Salut , je lui fis boire d'abord deux , puis , au bout de quelques jours , trois de la source de Lasserre.
Dès le premier jour de cette double médication trois selles eurent lieu. Guidé par ce premier succès, je suivis la même marche durant huit jours. Les déjections alvines continuèrent à être plus ou moins abondantes. Le malade éprouvant de la répugnance à continuer l'usage des eaux minérales, je les fis suspendre durant quarante-
huit heures. Elles furent remplacées par huit onces de sucs amers, et les bains continués tous les deux jours. Demi-gros d'acétate de potasse fut ajouté aux sucs apéritifs. Les déjections alvines devenant cependant alors plus rares , je fus déterminé à les faire cesser, en faisant reprendre le traitement précédent.
Des hémorroïdes non fluentes s'étant manifestées, j'ordonnai l'application de quelques sangsues à l'anus. Cette évacuation sanguine procura un soulagement notoire. J'ordonnai quatre verres d'eau de Lasserre et les bains de La Gutière. Quelques jours après, je remplaçai l'eau saline par celle d'Angoulême , comme ferrugineuse. Ce fut alors que les hémorroïdes commencèrent à fluer, ce qui dura douze jours. Ce traitement , continué pendant trois mois, suspendu par intervalles, et auquel nous ajoutâmes l'exercice à pied et à cheval , en raison des forces du malade , finit par rétablir la santé de cet officier. Les effets salutaires qu'il éprouva des eaux de Bagoères le déterminèrent à revenir durant trois ans. Pendant cet espace de temps, il n'éprouva d'autre indisposition que celles des hémorroïdes , qui fluaient de temps en temps.
IIe Observation. — M. L***, âgé de quarante-^ quatre ans, favorisé d'une forte constitution ,
avait joui d'une très-bonne santé durant sa jeunesse ; seulement à la suite d'études prolongées, il était parfois tourmenté de violens maux de tête, qui se dissipaient à la faveur des saignemens de nez.
Dix-huit mois avant son arrivée à Bagnères, il avait été surpris par un mal-aise précordial qui se faisait spécialement sentir du côté de l'hypocondre droit. Il n'existait , néanmoins , encore aucune tension dans l'étendue de la région épigastrique. En exerçant la plus légère pression , la sensibilité était de suite éveillée , la douleur se faisait alors particulièrement sentir , et la gêne delà respiration augmentait. Cet état devenait de jour en jour plus inquiétant. Parfois des métastases sanguines se portant vers la tète, les fonctions intellectuelles se suspendaient. Le malade ressentait alors une chaleur considérable dans toute la région supérieure. La figure devenait rouge et animée ; des bruissemens, des tintemens d'oreille le tourmentaient. Indifférent , dans cet état , à toutes les questions qu'on pouvait lui faire , il éprouvait même parfois une sorte d'impossibilité d'y répondre.Enfin, après environ une heure de celte sorte d'angoisse, une inspiration plus profonde annonçait le retour, lareprisedes fonction s intellectuelles. Lorsque je le vis pour la première fois.
il éprouvait, à la moindre fatigue , une violente oppression. La tension et la douleur de l'hypogastre étaient constantes et fortes. Cette dernière se faisait aussi sentir à l'épaule droite. Le ventre était paresseux et les urines rares.
Au toucher de la région épigastrique , je reconnus que le foie était tuméfié , sur-tout du côté du cartilage xiphoïde. Une douleur obtuse se faisant sentir jusques au-dessous des Fausses côtes droites toutes les fois que j'exerçais la moindre pression vers cette région, je fus convaincu que le siège du mal était dans le foie.
A peine eut-il commencé à prendre quatre verres d'eau de Salut que les urines devinrent plus abondantes. Comme le ventre restait toujours resserré , dès le cinquième jour je swbs lituai l'eau de Lasserreàcellede Salut. Quoique l'estomac parût fatigué de ce changement de boisson , il s'en suivit néanmoins une selle assez copieuse. Ayant fait ajouter trois gros de sulfate de magnésie dans le premier verre d'eau minérale , toujours pris à jeun , deux selles eurent lieu , ce qui le soulagea beaucoup. Le lendemain, après lui avoir ordonné la même chose que la veille , il prit un bain à la Gutière. La répugnance pour boire les eauxs'étaut manifestée, nous en suspendîmes l'usage durant trois jours j le îjuatrième, je prescrivis trois onces de
plantes chicoracées, avec addition de 36 grains de terre foliée de tartre. Une heure après, le malade prit deux verres d'eau minérale saline. Deux ou trois évacuations eurent lieu chaque matin durant trois jours. Le quatrième, je fis ajouter aux sucs amers deux onces de suc de cresson. Ces remèdes furent continués durant huit jours, et accompagnés d'un bain toutes les vingtquatre heures.
Ce traitement fut suivi duranttrois semaines. Après ce terme , la douleur qui s'était longtemps fait sentir à l'épaule commença à diminuer de jour en jour, puis à disparaître. La tension de l'hypocondre et celle de l'épigastre se dissipèrent également peu- à- peu. L'oppression ne se fit bientôt plus sentir que lorsque le malade prenait un peu trop d'exercice , et sur-tout sur un terrain élevé. Les sucs amers furent remplacés par les eaux ferrugineuses; iî prenait ces dernières à jeun , avec un tel plaisir , qu'il désira aussi en faire usage dans ses repas en les coupant avec du vin rouge. La dose de cette eau minérale fut portée à cinq verres , que le convalescent prenait le matin à des intervalles d'un quart-d'heure , ce qui fut continué pendant dix-huit jours. Un bain chaud était administré trois fois par semaine.
L'exercice à pied et à cheval ne concourut
pas peu à favoriser la guérison. J'eus la satisfaction de voir les fonctions digestives se rétablir de jour en jour. Le ventre devint libre; les selles se régularisèrent. ÎNcuf semaines suffirent pour faire disparaître tous les accidens et pour obtenir un parfait retour à la santé.
IIP. Observation. — M. D. , capitaine chef d'escadron de la garde royale , âgé de trentequatre ans, ayant d'abord été dirigé sur Barrèges, où il subit un traitement qui eut peu de succès, fut envoyé à Bagnères par M. Delpit. Cet officier ressentait une douleur presque constante du côté du grand lobe du foie. Le toucher attestait l'engorgement, l'embarras de ce viscère, dont le développement bien marqué se manifestait à la moindre pression. Mis d'abord à l'usage des eaux salines, elles ne tardèrent pas à provoquer des selles plus fréquentes. Quelques jours après, nous lui fîmes prendre en même temps des bains tempérés. Plusieurs mois de ce traitement dissipèrent l'intumescence du foie , et ramenèrent les hémorroïdes. Pour rétablir le ton des viscères relâchés par l'usage des eaux salines, nous passâmes à celui des eaux ferrugineuses, qui finirent par rappeler l'harmonie des fonctions et la santé.
IVe. Observation. — M. D. , quartier-maUr* de gendarmerie , âgé de trente-trois ans , avait un tempérament bilieux sanguin. Fait prisonnier de guerre en Russie , il en éprouva un tel chagrin, qu'il lui survint une affection lente du foie et des hémorroïdes. Envoyé à Bagnères après sa délivrance, il s'y présenta avec un teint jaune. L'hypocondre droit était rénittent , fort sensible au toucher, et habituellement douloureux. Pour peu qu'il fît de l'exercice ou qu'il montât les escaliers, l'oppression était considérable. Le ventre était fort paresseux ; les urines colorées et rares.
Mis à l'usage des eaux salines , dont le malade prit d'abord deux verres , il éprouva des nausées fatigantes et un mal-aise général. Nous ordonnâmes pour le lendemain, en deux doses 3 huit onces de petit-lait clarifié. Les urines parurent moins safranées et plus abondantes que de coutume. Le quatrième jour , nous fîmes ajouter au petit-lait trois onces de sucs amers , que le malade prit jusques au dixième jour avec un bain tempéré de la Gutière : les hémorroïdes reparurent. Le onzième jour, les eaux de Lasserre furent substituées au petit-lait et aux sucs amers : trois verres suffirent pour produire plusieurs selles. Cette médication fut continuée durant sept semaines; seulement les
^79 boissons élaient suspendues tous les dix à douze jours pendant vingt-quatre heures. Le malade se retira fort satisfait des eaux de Bagnères, et ne ressentant aucun desaccidens qui l'y avaient attiré.
Voulant se dédommager des nombreuses privations qu'il s'était depuis long-temps imposées, l 'hiver suivant il se livra avec excès aux plaisirs du carnaval et aux veilles prolongées. Dès la fin de cette saison, il sentit renaître l'oppression qui l'avait tourmenté ; la douleur de l'hypocondre se fit sentir de nouveau. Il s'était trop bien trouvé de son séjour à Bagnères pour ne pas y revenir. A son arrivée, nous trouvâmes le foie qui débordait les fausses côtes. La constipatiou était opiniâtre , la langue jaune et l'appétit nul. A quelques modifications près, nous recommençâmes le traitement comme l'année précédente; nous y ajoutâmes parfois quelques moyens pharmaceutiques. Les sangsues furent appliquées au fondement.
L'état du malade s'améliora, le ventre devint plus libre , l'oppression avait sensiblement diminué; l'appétit revint un peu. Malgré tous ces avantages, le foie restait toujours volumineux, et l'hypocondre était tendu et sensible. S'étant retiré à Pau , il éprouva des accidens fort graves pendant l'hiver suivant. 11 fut renvoyé
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pour la troisième ibis à Bagnères par M. Samonset, son médecin. Aux accidens de l'année dernière s'était joint l'ictère général : la fièvre avait paru; elle fut d'abord continue; des redoublemens se faisaient sentir parfois le soir. Des sueurs nocturnes assez abondantes se manifestèrent : elles fatiguèrent beaucoup le malade. Après deux mois de traitement , pendant lequel l'usage des eaux fut combiné avec quelques autres remèdes , le malade , éprouvant un mieux sensible, quitta Bagnères. Ayant obtenu son changement pour aller dans son pays natal, de nouveaux accidens s'y développèrent j il y succomba au mois de mai suivant.
Réflexions. Les observations que nous venons de rapporter appartiennent presque toutes aux dérangemens du foie , produits par une pléthore sanguine. La plupart furent signalés par des désordres de l'estomac , il en est qui furent occasionés par des études ou des affections profondes de l'âme , poisons subtils auxquels bien des mortels^ principalement les cœurs généreux et droits, les âmes nobles et élevées , et trop souvent les personnes instruites , sont en proie. L'esprit s'égare sous des chagrins aigus ; il semble rompre le lien harmonique qui l'unit ou l'identifie à la sensibilité animale. Dans cet
38 1 état, l'homme ne peut plus digérer; souvent aussi il ne peut plus respirer , ni maîtriser sa raison.
On a dû se convaincre que la doctrine des crises s'y démontre d'une manière évidente, soit par les selles, soit par les urines, et parfois par le retour des hémorroïdes. Les évacuations alvines et urinaires, en devenant chaque jour plus abondantes, se chargèrent de matières bilieuses.
Les remèdes qui provoquent la résolution , la coction ou la crise des maladies par les selles, par les urines ou par les sueurs, sont ceux qui réussissent. Or, comme il a été aisé de s'en convaincre, les eaux minérales salines de Salut, de Lasserre, prises d'abord à de légères doses, relâchent le tube intestinal , détruisent l'état spasmodique des viscères , attirent vers les selles ou vers les urines les matières qui s'étaient épaissies dans les organes malades, ou qui s'y étaient accumulées , et par cette excrétion rétablissent l'harmonie des fonctions (ee).
Souvent aussi les affections de l'abdomen se terminent par les hémorroïdes , comme le prouvent plusieurs des observations précédentes ; elles sont donc de vrais efforts excrétoires qu'il est bon quelquefois de solliciter
vivement, ce qui se prouvera de plus en plus dans la suite de nos histoires de maladies.
Les faits rapportés ne laissent aucun doute sur l'influence des lésions des viscères abdominaux sur la tête et la poitrine. L'inverse n'a pas moins lieu quelquefois.
Les organes de la cavité abdominale doivent être considérés comme une masse qui a le diaphragme pour base , base dont le propre est d'être mobile et d'exercer des mouvemens doux et réguliers dans l'état de santé; par conséquent, les différens désordres des viscères du ventre ne peuvent manquer d'en produire sur les mouvemens du diaphragme, qui , à son tour, tiraille et irrite les membranes de la poitrine et du cerveau. De là la difficulté de respirer, de là les maux de tête.
Sans même que les obseï valions ne l'eussent si souvent prouvé , d'après la situation du foie, on comprend aisément qu'il ne peut acquérir un volumaplus ou moins considérable sans affecter et troubler les fonctions pulmonaires et cérébrales. Ainsi , la respiration doit être difficile , pénible, lorsque les poumons sont comprimés et relevés par le diaphragme soulevé parle foie. Les mouvemens du cœur seront encore gênés, irréguliers , si le péricarde est soulevé par le dia-
phragme , le volume <lu foie étant augmenté, ou seulement le lobe gauche horizontal de ee viscère étant trop tuméfié; alors clés palpitations du cœur, tics syncopes surviendront avec un resserrement de la poitrine , de la partie moyenne et inférieure particulièrement ; il y aura des douleurs et des engourdissemens vers les épaules et dans les bras jusqu'aux coudes, et même de tout le bras ; enfin le malade éprouvera ce genre d'affection que les Anglais ont appelée, depuis quelque temps, angine pectorale , sans trop de raison, ou la Sténocardie , bien mieux nommée par Brera.
D'autres maux peuvent encore survenir lorsque le foie devient trop volumineux. L'estomac peut être refoulé de plusieurs manières et être gêné dans son action. La rate peut être comprimée et rapetissée, repoussée au-dessous de l'hypocondre, et déplacer le rein gauche. On'a vu l'extrémité inférieure de l'œsophage comprimée et allongée dans le bas - ventre par le foie trop volumineux. L'ouverture du cardia peut aussi être rétrécie par une pareille intumescence du foie. Rien de plus commun que de voirie rein droit beaucoup plus bas qu'il ne devrait l'être, à cause du prolongement de l'extrémité inférieure du côté droit du foie.
Ce n'est pas seulement par les effets de la
compression que le foie exerce sur les organes voisins, qu'il peut troubler leurs fonctions; il peut influer sur euxaiusi que sur les parties les plus éloignées, par les nerfs, par les vaisseaux sanguins et lymphatiques, par le tissu cellulaire dont il est formé, et qui communique avec celui du bas-ventre et du dos, par les membranes dont il est pourvu. Quelle influence le foie n'a-t-il pas encore par le moyen de la bile sur les premières voies, sur les poumons , le cerveau , les nerfs , sur les organes des voies urinaires , sur la peau, et enfin sur toutes les parties du corps fluides et solides , tant en santé qu'en maladie !
Gomme la plupart des affections du foie ont pour cause ïes engorgemens ou obstructions de cet organe , il faut prendre ces engorgemens en grande considération , non-seulement dans leur ensemble , mais encore dans ses espèces particulières. Ce dont nous allons continuer à nous occuper.
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